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Blanche EDWARDS-PILLIET
Née Blanche Adélaïde EDWARDS
le 24 novembre 1858 à 1h du matin à Milly-la-Forêt 91 Essonne
Selon acte n°56 AD 91 en ligne – 4 E 2041 – vue 299/343
Décédée le 10 janvier 1941 à 13h à Paris 16e
selon acte n°71 – archives de paris en ligne – 16 d 163 – 1/1/1941-8/2/1941 vue 8/31

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Une ténacité hors normes pour la pasionaria Blanche Edwards
Éducation bilingue par son père britannique et médecin
Militante toute sa vie pour les droits des femmes et des enfants
Servir pour le bien de l’humain à travers les obstacles… |
Une ténacité hors normes pour la pasionaria Blanche Edwards
Blanche Edwards fait partie de celles qui, à force d’insistance, ont fait ouvrir des portes interdites aux femmes dans la médecine et le monde des sciences.
Son inscription avec l’Américaine Augusta Klumpke au concours de l’Internat des hôpitaux en 1881, déclenche une pétition signée par 90 médecins et internes protestataires. Cantonner leurs collègues féminines au métier d’infirmière leur paraît une évidence confortée par l’idée alors admise de leur inaptitude physique, intellectuelle et morale sans parler du risque de séduction d’un jury devenu partial car vite ébloui par leurs atouts charmeurs.
Ce qui avait été refusé à Madeleine Brès en 1871, Blanche Edwards d’une ténacité inébranlable va l’obtenir une décennie plus tard, après moult refus et réticences de tous ordres, quand le concours externe de médecine s’ouvre aux filles en 1885.
Accompagnée de sa mère pour respecter les bienséances, il aura fallu d’âpres démarches et pas moins de trois cents visites de Blanche Edwards à l’administration pour que celle-ci infléchisse sa décision. C’est ainsi que les deux candidates deviennent externes des hôpitaux en 1882, après qu’un arrêté préfectoral du 17 janvier les autorise à concourir à l’externat.
Trois ans plus tard, le concours de l’Internat s’ouvre enfin aux femmes par l’arrêté d’Eugène Poubelle, préfet de la Seine, publié en 1885 sur intervention du ministre de l’Instruction Publique Paul Bert.

Éducation bilingue par son père britannique et médecin
Le parcours de Blanche Edwards, pionnière des concours d’hôpitaux, doit se lire aussi à travers son ascendance.
En effet, fille d’un médecin britannique et d’une mère française, elle est scolarisée à son domicile de Neuilly-sur-Seine par son père George Edwards. Recevant ainsi une éducation bilingue français-anglais en humanités, mathématiques, sciences, grec, latin, allemand, elle décroche à 18 ans un baccalauréat littéraire et l’année suivante scientifique.
À 19 ans, elle peut s’inscrire à la Faculté de médecine de Paris et y deviendra l’amie d’Alice Sollier dont le nom fait partie des 72 savantes inscrites sur la Tour Eiffel.
Admise comme interne provisoire dans le service de Jean-Martin Charcot (signataire de la pétition en faveur de l’admission des femmes) dans l’hôpital de la Salpêtrière, elle y rencontre Sigmund Freud et Toulouse-Lautrec.
Après la soutenance d’une thèse sur L’hémiplégie dans quelques affections nerveuses, elle ouvre un cabinet de généraliste à Paris où elle travaille pendant 50 années.
Les cinq premières années sont difficiles car souvent elle ne fait pas payer sa clientèle composée de femmes pauvres et d’enfants. Malgré le faible salaire, elle donne aussi des cours de médecine.
Elle doit élever seule ses trois enfants après le décès à 37 ans de son mari Alexandre-Henri Pilliet médecin au ministère du Commerce et conservateur du musée Dupuytren.

Blanche Edwards avec les internes de l’hôpital Salpêtrière en 1888.
Militante toute sa vie pour les droits des femmes et des enfants
Seule femme à enseigner à l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris, elle s’illustre aussi comme réformatrice et militante.
En 1888, elle fait partie du comité de rédaction de la Revue scientifique des femmes fondée par la féministe belge Céline Renooz.
Elle plaide en faveur des réformes sociales surtout pour les femmes et les enfants, fonde la Ligue des mères de familles : une des premières ONG qui sera modèle à beaucoup d’autres par la suite.
Professeure à l’école des infirmiers et infirmières de la Ville de Paris, elle initie le secourisme pendant la Première Guerre mondiale, formant plus de 400 jeunes femmes aux premiers soins pour renforcer les postes infirmiers du front.
En 1924, elle est décorée Chevalier de la Légion d’honneur par son gendre Albert Monbrun.
Militante en faveur du Droit de vote des femmes, elle est élue vice-présidente d’une section de Paris en 1930.
Sources documentaires :
https://www.paris.fr/pages/blanche-adelaide-edwards-pilliet-31684
https://fr.wikipedia.org/wiki/Blanche_Edwards-Pilliet
https://gallica.bnf.fr/accueil/fr/html/blanche-edwards-pilliet-la-pasionaria?mode=desktop
https://www.lindependant.fr/2023/03/16/grezes-herminis-quand-le-prefet-poubelle-autorisait-les-femmes-medecins-11067367.php
https://eman-archives.org/Famililettres/items/show/46203
https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/les-femmes-dans-les-sciences-de-lhomme/
Servir pour le bien de l’humain à travers les obstacles…
Au vu de son thème astral, Blanche Edwards est une femme taillée pour les missions difficiles et complexes.
(Soleil/Sagittaire conjoint à Mercure maître d’ascendant Vierge avec nombre de carrés, oppositions et aspects difficiles dans un thème où seuls 2 trigones sont présents Saturne-Mercure et Uranus-Mars)
Son parcours de vie en est une illustration car les gros obstacles et difficultés qu’elle décide de surmonter sont juste à la mesure de sa tenace détermination, son énergie, sa volonté d’améliorer l’existant.
S’investir publiquement pour les causes avant-gardistes au service des plus humbles et des plus démunis que sont les femmes et les enfants est une des forces de Blanche Edwards.
(Jupiter au MC)
Son action se mène avec une énergie qui associe bienveillance et pragmatisme.
(Ascendant Vierge ; Vénus-Sagittaire en IV trigone à Pluton-Taureau en VIII)
Sagittairienne inspirée par les sciences et devenue médecin, elle se doit d’être messagère pour le bien commun et pour l’humain.
(Mars-Verseau en V trigone à Uranus-Gémeaux en IX)
Établir des liens, être l’intermédiaire et la porte-parole pour avancer vers le meilleur et le plus haut se concrétisent chez elle, par son implication dans nombre de missions ardues au cours de sa vie de militante réformiste.
Hommage à Blanche Edwards pour avoir défriché des voies d’avenir aux femmes

(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)
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