C’est grâce à cet ami champion d’athlétisme et de rugby que Roland Garros acquiert une notoriété mondiale liée aux Internationaux de tennis.

télécharger cet article

 

Émile LESIEUR

Né Émile Paul LESIEUR le 16 septembre 1885 à 4h du matin à Paris 13e
Selon acte n° 2521 – Archives de Paris en ligne – V4 E 6841 – vue 21/31

 Décédé le 25 janvier 1985 à 8h à Paris 10e
Selon acte n°206 – Archives de Paris en ligne – 10D626 – vue 22/31

 

 

Quel improbable destin peut lier à vie un champion de l’Ovalie à un virtuose du ciel ?

Prisonnier, évadé, puis pilote de chasse comme Garros…

Émile Lesieur, un brillant palmarès au service du rugby

Un héros du stade qui honore un héros du ciel

 

 

Quel improbable destin peut lier à vie un champion de l’Ovalie à un virtuose du ciel ?

C’est pourtant grâce à ce camarade rugbyman que Roland Garros perpétue sa notoriété internationale liée au Stade parisien qui accueille chaque année les Internationaux de France de tennis.

Émile Lesieur, qui va devenir à 21 ans champion de France du 100 mètres et du 400 mètres en 1906, est déjà rugbyman et sélectionné en Équipe de France de rugby à XV pour le test match du 22 mars 1906 contre l’Angleterre. Aussi véloce qu’insaisissable cet ailier marque le 1er essai français dans le Tournoi des Cinq Nations.

Il faut dire qu’il avait été tôt repéré par les sections d’athlétisme et rugby pour sa vitesse et son gabarit moyen.

Il intègre HEC Paris en 1906, en même temps que Roland Garros qu’il parraine pour entrer au Stade français. Et au terme de leur scolarité, les deux camarades de promotion ressortent diplômés en 1908.

 

Prisonnier, évadé, puis pilote de chasse comme Garros…

Fait prisonnier par les Allemands dès le début de la guerre en 1914, il s’évade par la Suisse et rejoint l’aviation française.

Pilote de chasse comme son camarade vainqueur de la Méditerranée, Lesieur échappe au funeste destin qui fait tomber Garros en 1918 sur le front des Ardennes.

Quand il s’agit de trouver un stade à la fois pour le tennis et le rugby, Émile Lesieur président du Stade Français et Pierre Gillou, capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis et président du Racing Club de France sont chargés de trouver un terrain. Justement, dans le même temps, la Mairie de Paris cherche un repreneur pour le Stade Jean Bouin.

La candidature Stade-Racing validée le 8 décembre 1927 prévoit un bail sur 20 ans et une redevance sur les recettes des entrées. Émile Lesieur et Pierre Gillou n’hésitent pas alors à garantir sur leurs biens personnels l’importante levée de capitaux nécessaire pour l’opération.

En échange, Lesieur, qui présidera la section athlétisme du Stade français pendant de nombreuses années, impose en 1927 que le stade porte le nom de son ami héros de l’aviation prématurément disparu.

Dans une France encore sous le choc de la Grande Guerre, son vœu est aussitôt exaucé.

Étonnant parcours que celui de Lesieur et Garros au destin lié par delà la mort et le temps.

L’un décédé en plein vol à 30 ans et l’autre mort quasi centenaire, ont écrit chacun à leur place de belles pages de notre histoire aéronautique et sportive.

 

Émile Lesieur, un brillant palmarès au service du rugby :

- champion de France d’athlétisme sur 100 et 400 mètres en 1906

- champion de France de rugby en 1903 et 1908

- vice-champion de France de rugby de 1904 à 1907

 

En équipe nationale :

- 12 sélections en équipe de France entre 1906 et 1912

- 6 points marqués  et auteur du 1er essai du XV de France dans le Tournoi des V Nations en 1910

- Tournois des Cinq Nations disputés entre 1910 et 1912.

 

Pour le centenaire de la sortie d’HEC de Roland Garros, une cérémonie est organisée en 2008 en hommage au rugbyman et à l’aviateur, deux héros au destin magnifiquement lié.

 


Source Wikipédia

 

 

Un héros du stade qui honore un héros du ciel

Fin calculateur et dévoué au service d’une équipe, voilà Émile Lesieur très marqué par la Vierge incomparable et minutieuse organisatrice.

Le spectaculaire du sport qu’il soit athlétisme ou rugby convient à cet indépendant qui aime servir l’intérêt d’une équipe avec une énergie intarissable, en supervisant tout dans le détail.

Novateur audacieux et habile gestionnaire, il est fait pour œuvrer à la construction d’un stade qui sera le sanctuaire de l’athlétisme et du tennis.

Et comme ce serviteur humaniste place l’amitié au-dessus de tout, il lui vient d’emblée l’idée d’honorer et perpétuer le souvenir de son camarade Garros à travers un lieu qui célèbre le sport international.

Puisse cette fiche sortir de l’oubli ce héros de l’ombre !

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

 

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

haut de page