37 ans de Grosses Têtes pour cet humoriste-oursin,
animateur du monde de l’audiovisuel pendant 60 ans de carrière

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Philippe BOUVARD

Né le 6 décembre 1929 à 2h30 à Coulommiers 77 Seine-et-Marne
Selon données Didier Geslain

 


Bouvard dans les années 2000

 

Touche-à-tout devenu incontournable dans le paysage audiovisuel

N’est pas doué pour le journalisme mais réussira dans les professions commerciales

A la tête des Grosses Têtes : l’émission radio la + écoutée de France

Un Jupitérien du verbe metteur en scène pour le plaisir du public

 

 

Touche-à-tout devenu incontournable dans le paysage audiovisuel

Animateur, chroniqueur, auteur et producteur, journaliste, dialoguiste et humoriste, le temps d’une très longue carrière, ce touche-à-tout se fait incontournable dans le monde des médias.

De la presse écrite à l’antenne des radios et aux chaînes de télévision, son nom devient bientôt synonyme de succès populaire mêlant divertissement et culture.

L’émission radiophonique Les Grosses Têtes sur RTL est indissociable de Bouvard qui s’inscrit dans le patrimoine de l’histoire audiovisuelle pour en avoir été l’animateur pendant 37 ans entre la création en 1977 et 2014.

S’il est une voix, Philippe Bouvard est aussi une plume journalistique critique et sarcastique souvent redoutée et recherchée pour faire le buzz dans le monde de la communication.

À la télévision, sa popularité est immense via le Théâtre de Bouvard lancé sur Antenne 2 le 13 septembre 1982 qui débute comme une discussion de comptoir avant d’évoluer vers une succession de sketches loufoques joués par une multitude de jeunes comédiens prometteurs. Cette émission poursuivie jusqu’en 1985 et quotidienne en semaine se veut locomotive d’audience juste avant le Journal de 20 heures.

Lors de sa dernière chronique radiophonique sur RTL le 23 juin 2024, Bouvard âgé de 95 ans, annonce prendre sa retraite en janvier 2025 après 60 ans de carrière.


Philippe Bouvard
dans son émission "Les Grosses Têtes" sur RTL en 2009

 

N’est pas doué pour le journalisme mais réussira dans les professions commerciales

Il est fils unique de Marcel Bouvard, primeuriste au Maroc puis directeur de sociétés en France et d’Andrée Gensburger, juive d’origine alsacienne et opticienne de métier. Le jour de sa naissance, son père quitte le foyer familial emportant bijoux et économies de son épouse.

Philippe Bouvard a neuf ans lors du remariage de sa mère avec Jules Luzzato, tailleur et petit-fils de rabbin qui devient alors son père adoptif. Celui-ci impressionne fortement le jeune garçon par sa culture, son œcuménisme, son élégance exotique, sa courtoisie et sa bonté.

La Seconde Guerre mondiale contraint Philippe et sa mère à une dizaine de déménagements pour se cacher et échapper aux arrestations, tandis que ses grands-parents adoptifs sont déportés puis assassinés à Auschwitz.

Sa vocation d’écrivain lui vient à huit ans, lors de vacances méridionales quand il aperçoit sur la Croisette à Cannes, Jean Cocteau conduit en limousine par un chauffeur de couleur en uniforme. Il en déduit que l’écriture apporte la fortune.

Après son échec à trois reprises au baccalauréat, et nanti de son seul certificat d’études primaires, il entre à 19 ans au Centre de Formation des Journalistes (CFJ) d’où il est renvoyé par la direction avec l’appréciation : n'est pas doué pour le journalisme mais réussira dans les professions commerciales. En effet, il se fait rémunérer par ses camarades pour rédiger des devoirs à leur place.
Cet avis se révèlera des plus pertinents puisqu’on retrouvera Philippe Bouvard démarcheur d’encyclopédies ou vendeur de lunettes de soleil chez Lissac.

 

A la tête des Grosses Têtes : l’émission radio la + écoutée de France

À 23 ans, il décroche une carte de presse au Figaro où sa carrière se terminera avec le titre de directeur général adjoint. Déjà sa plume fait mouche au point d’obtenir le Prix de la Chronique parisienne le 22 mai 1957. Passé à France-Soir en 1973, il en devient en 1987 directeur de rédaction du quotidien.

Après avoir été conseiller technique pour l’hebdomadaire l’Express en 1977, il signe des chroniques à Paris Match de 1977 à 1992 ainsi qu’au Point en 1983.

De 2003 à 2017, il collabore à la rédaction de Nice-Matin qui publie son billet quotidien sur Internet. Dans le Figaro Magazine, son bloc-notes hebdomadaire prend fin en 2020.

Dans les années soixante, outre son activité dans la presse écrite, on le retrouve interviewer sur Radio-Luxembourg puis rédacteur en chef et animateur.

Avant l’heure, il produit et anime à la télévision de 1971 à 1975, une émission-débat « people » d’actualité culturelle Samedi soir où son talent d’intervieweur sagace, ironique, vif et impertinent excelle dans une ambiance piano-bar chic où il reçoit pour de courts entretiens des personnes en vue, du spectacle, du sport ou de la politique. De là se construit son image d’oursin qu’il va cultiver à loisir et décliner en livres, recueils d’anecdotes et portraits de célébrités.

Voulant évoluer hors du divertissement, il est nommé rédacteur en chef du Journal de 13 heures de 1975 à 1976, mais le public dérouté par cette fonction plus sérieuse, n’est pas au rendez-vous.

Son retour au divertissement quotidien en 1977 via Les Grosses Têtes signe l’émission de radio la plus écoutée de France. Remplacé en 2000 par Christophe Dechavanne. Devenu chroniqueur dans l’émission radiophonique On va s’gêner de Laurent Ruquier sur Europe 1, Philippe Bouvard est rappelé en 2001 pour reprendre l’émission-culte Les Grosses Têtes qu’il dirigera jusqu’en 2014.

Mais quand il en est éjecté à 84 ans, il ressent une grande détresse et un gros chagrin tant il voulait y travailler jusqu’au bout.

Ainsi parle ce « monument de l’univers audiovisuel » qui avoue aussi avoir depuis ses 20 ans, la passion de tous les jeux de hasard ou d’argent ayant publié plusieurs ouvrages sur le sujet.

 

Pour retrouver Philippe Bouvard dans Les Grosses Têtes

 

Sources documentaires :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Bouvard
https://www.gala.fr/stars_et_gotha/colette_bouvard-sauvage
https://mediatheque.sainthilairederiez.fr/node/373646
https://booknode.com/auteur/philippe-bouvard
https://mediatheque.sainthilairederiez.fr/node/373646
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Th%C3%A9%C3%A2tre_de_Bouvard
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Grosses_T%C3%AAtes

 

 

Un Jupitérien du verbe metteur en scène pour le plaisir du public

Organiser et mettre en scène un bavardage culturel et distrayant qui attire l’audience, voilà un aperçu du talent de Philippe Bouvard doté, en outre, d’un goût naturel pour le propos, bien ajusté, piquant, authentique, voire irrévérencieux qui lui vaudra le qualificatif d’oursin.

C’est aussi cet humour sans complaisance et grinçant qui fait monter l’audimat.

(Jupiter maître amas Sagittaire en Gémeaux et en VIII ; Vénus maîtresse d’ascendant Balance en II au Scorpion et trigone à Pluton/Cancer en IX et conjoint au MC)

 Entreprendre tous azimuts et avec ampleur est dans ses cordes tant il aime brasser large pour séduire auditeurs et téléspectateurs tout en ayant un sens inné pour réussir en affaires, où il est plutôt chanceux et fédérateur.

Ainsi, son naturel possessif (maison II avec 3 planètes) éprouve de la frustration quand il est mis à l’écart.

(Secteur II valorisé et trigone de Pluton à Vénus/II)

 Innover dans des animations divertissantes et attractives pour le grand public, lui vient de son côté Prométhéen doué pour produire de l’inédit propice à l’ambiance festive et populaire.

Ainsi pendant des décennies, il fidélise un public au nom de la culture et du divertissement.

(Uranus envoie sextil à Jupiter et reçoit trigone de Soleil-Mars au Sagittaire)

 Philippe Bouvard est une belle illustration de l’ample Sagittaire-Gémeaux nomade à travers les outils de l’audiovisuel.

Établir des liens, se faire l’intermédiaire entre humains telles sont les dons mis en œuvre par le médiatique Sagittaire qu’est Bouvard.

 

 


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https://www.janinetissot.com/2021/04/29/les-animateurs/

 


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