Ce talentueux peintre des paysages s’illustre dans la capitale avant de s’exiler dans le Forez qui nourrit son inspiration d’artiste jusqu’à son décès.

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Charles Joseph BEAUVERIE

Le 17 septembre 1839 à 9h du matin à Lyon Rhône 69
Selon acte de naissance n°4213 -  Archives de Lyon en ligne – vue 187/429

 Décédé le 5 mars 1923 à Poncins Loire 42

 

 

 

 

De la quincaillerie… à l’art du paysage…

Grâce à son épouse richement dotée, il peut peindre pour le plaisir !

Un artisan-artiste par excellence

 

 

De la quincaillerie… à l’art du paysage…

Né lyonnais, c’est à Paris que ce graveur, illustrateur et talentueux paysagiste connaît la notoriété qui atteint son apogée en 1885.

Il fait l’unanimité de la critique.

Mais la presse nationale l’oublie peu à peu quand il rejoint en 1888 le Forez (Loire) dont les paysages l’inspirent particulièrement. Il a découvert cette région grâce à son ami le photographe Félix Thiollier pour qui il illustre notamment l’ouvrage Le Forez pittoresque et monumental.

Avant de s’installer ligérien, il effectue une grande vente de 44 tableaux à l’Hôtel Drouot.

Admis dès 16 ans à l’Ecole impériale des Beaux-Arts de Lyon, il n’y reste qu’un mois. En effet, son père charpentier compagnon du Tour de France, lui choisit un métier plus sûr : quincailler chez un ami lyonnais. Mais le jeune homme  n’a guère l’âme d’un commerçant et en parallèle est inscrit à l’atelier de gravure de Louis Guy où l’on enseigne le paysage.


Charles Beauverie - La foire aux cochons à Poncins - Huile sur toile
Collection du musée d’Art Roger-Quilliot à Clermont-Ferrand

  

Grâce à son épouse richement dotée, il peut peindre pour le plaisir !

Parti s’installer à Paris, il entre à l’atelier du peintre suisse Charles Gleyre à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et débute au Salon de 1864. Charles a 25 ans.

Quand il épouse en 1868 à Villeurbanne Marie-Clotilde Giraud, de sept ans son aînée et richement dotée, il peut peindre seulement pour son plaisir.

Le couple s’installe dans la capitale à Montmartre où il achète une maison rue Gabrielle. Les toiles de Charles se vendent bien.


Auvers-sur-Oise (Bateau lavoir à Auvers)
, vers 1870.

 


Paysage et vaches - 1876

 

Entre 1874 et 1878, Beauverie travaille pour un imprimeur-éditeur à Auvers-sur-Oise.

Là, il rencontre le docteur Gachet qui le reçoit ; il réalise des gravures des villages et chaumières des environs de Pontoise. Il peint également en Bretagne, à Fontainebleau et dans la vallée de Chevreuse.

Il illustre aussi quelques ouvrages de son frère l’homme de lettres Jean-Etienne Beauverie.

Egalement graveur d’interprétation, il reproduit sur le cuivre des toiles de Jean-François Millet.

Devenu chevalier de la Légion d’honneur en 1895, il décède à l’âge de 83 ans.

Ses œuvres sont réparties dans une douzaine de musées français ainsi qu’à Chicago, Saint-Petersbourg…

 

 

Un artisan-artiste par excellence

La minutie exigeante de la Vierge permet à cet artiste de viser la perfection jusque dans le moindre détail.

Tout naturellement, il aime restituer les scènes ordinaires de la vie paysanne avec la présence toute virginienne d’animaux de ferme.

Son art de la mise en scène fait merveille et ses tableaux font naître une ambiance plus vraie que nature.

Ce pragmatique indépendant à l’esprit curieux et novateur, est l’artisan-artiste par excellence !!

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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