Monstre sacré du cinéma, par ses rôles sombres ou comiques, il nous laisse une impressionnante galerie de portraits en plus d’un demi-siècle de carrière.

télécharger cet article

Michel SERRAULT

Né le 24 janvier 1928 à 17h45 à Brunoy Essonne 91
selon acte NA/1928/12 - Source : Marc BRUN

Décédé le 29 juillet 2007 à Vasouy Calvados 14

 

 

 

Gosse de Paris, jeune séminariste puis apprenti comédien, il déclare deux passions :
faire rire et m’occuper de Dieu !

Né dans une famille modeste et chrétienne, il connaît l’enfance d’un gosse de Paris, avec une éducation religieuse. Il reconnaît plus tard : Cette découverte de la prière m’a certainement marquée. A tel point qu’il rentre à 14 ans au petit séminaire.  

Finalement, il choisit l’univers du cinéma, tout en conservant une foi profonde. C'est le père Van Hamme qui l'oriente alors vers son métier de comédien. Michel Serrault dira plus tard qu'il n'aurait pas aimé le vœu de chasteté.

Il se marie en janvier 1958 avec Juanita Saint-Peyron dite « Nita », rencontrée lors des cours de comédie ; il a pour témoins Jean Poiret et Françoise Dorin. Nita, décédée un an et demi après Michel, sera jusqu’à la fin l’amour de sa vie. De ce mariage, naîtront deux filles : Caroline morte accidentellement en 1977, et Nathalie.

 

Homme de créations et de récréations, il est heureux de se mettre en scène

Dans les années 1950 et 1960, son duo avec Jean Poiret fait les belles heures des cabarets parisiens. Il fait aussi partie de la troupe des Branquignols.

     

Puis il entame la longue aventure du film comique à partir de 1957, avec des titres inoubliables comme Le Viager, C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule (1974). Grande figure du théâtre de boulevard, il est Zaza Napoli dans la Cage aux Folles, excentrique travesti, qu’il rejouera pour le cinéma avec un succès international, et à la clé, le César du meilleur acteur en 1979.

 

En humaniste original, il sait se couler, avec aisance et authenticité, dans tout type de personnages

Dans la deuxième partie de sa carrière, il se compose des personnages originaux et plus dramatiques du cinéma français, tantôt inquiétant, tantôt avec un air faussement débonnaire, sachant faire surgir le malaise ou la folie dans des films policiers (Garde à vue, Buffet froid, Mortelle randonnée, Docteur Petiot…)

Acteur populaire et atypique, il est un des plus appréciés du public. Cet homme au physique ordinaire excelle dans une carrière cinématographique longue de plus de 50 ans, jalonnée de 3 César, au fil de 135 longs métrages et de nombreux téléfilms sous la direction de multiples réalisateurs dont Clouzot, Chabrol, Mocky, Lautner, Audiard, Blier, Zidi ou Kassovitz…

Il est un des rares acteurs à pouvoir tourner aussi bien dans des productions grand public que des films d’art et d’essai.

 

Voici quelques uns des films notables de Michel Serrault :

Nelly et Monsieur Arnaud,

Le bonheur est dans le pré,

Les Enfants du marais,

Une hirondelle a fait le printemps,

Le Papillon,

Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ.

 

Fin 2007, quelques mois après sa mort, sort son dernier ouvrage autobiographique,  A bientôt.

On  lui doit aussi le livre : Vous avez dit Serrault ? et un journal : Les Pieds dans le plat ! dans lequel il fait part des remarques, pensées et critiques qui s'offrent à son regard de comédien et à son cœur de chrétien.

Dans son autobiographie, il a expliqué combien la foi catholique avait marqué son existence et donné un sens à sa vie.

Le célèbre dialoguiste Michel Audiard a dit de lui : il est le plus grand acteur du monde.


Michel Serrault au festival de Cannes 1997

Michel Serrault envisageait de porter à l'écran l’histoire de Guillaume Pouget, rêvant d'interpréter un jour la vie de ce prêtre qu'il admirait beaucoup. Il est décédé avant d’avoir pu réaliser ce projet.

 

La Poste l’honore dans une plaquette de 6 timbres, sortie en octobre 2012 et dédiée aux acteurs de cinéma.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


 

haut de page