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Irène LAGUT
Née Marie-Reine Onesime LAGUT dite …
Le 3 janvier 1893 à 1h du matin à Sucy-en-Brie Val-de-Marne 94
Source : acte n°2 - via Marc Brun
Décédée le 4 août 1994 à la Maison russe de Menton 06
Source INSEE 1994

Wikipédia – BNF Gallica photo prise le 2 janvier 1922
Une vie mouvementée dès l’adolescence
Artiste-peintre, au cœur de la vie artistique parisienne
L’art douloureux de la séduction au féminin
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Une vie mouvementée dès l’adolescence
C’est durant le printemps 1916 que Pablo Picasso alors âgé de 34 ans, tombe fou amoureux d’Irène Lagut, parisienne de 23 ans avec qui il doit même se marier. Mais alors que les deux amants s’apprêtent à rencontrer à Barcelone la famille du peintre espagnol, à la dernière minute Irène Lagut s’en retourne à Paris.
Jusqu’en 1923, Picasso et Lagut ne cesseront de se séparer puis de se remettre ensemble.
Fille d’un facteur des Postes, Irène Lagut mène une vie mouvementée dès son plus jeune âge. À tout juste 15 ans, elle croise à Paris un avocat russe qui l’emmène pour son 18e anniversaire à Saint-Petersbourg. Là, devenue ensuite l’amante du prince Bogdanoff jeune Grand-Duc, elle ne tarde pas à fuir son palais russe pour retourner à Paris où à 20 ans elle est engagée par un music-hall montmartrois en 1913.
Quand éclate la Grande Guerre, elle rencontre le peintre émigré russe en France, Serge Jastrebzoff dit Serge Férat, avec qui elle vit une liaison orageuse pendant sept ans.
Artiste-peintre, au cœur de la vie artistique parisienne
Évoluant dans la sphère parisienne des artistes et des écrivains amis de Serge Férat, elle fréquente Guillaume Apollinaire et ses proches, fondateurs de la revue littéraire Les Soirées de Paris.
Dans le contexte de ses relations tumultueuses avec Picasso, elle est l’objet d’une tentative de kidnapping orchestrée par le peintre espagnol et le poète Apollinaire.
Initiée à la peinture par Férat dans le respect de son inspiration personnelle, Irène Lagut se voue dès lors à cet art et participe à des expositions dès 1916.
Au plus près de l’avant-garde du moment, menant une carrière riche de belles rencontres, elle continue à s’épanouir au cœur de la scène artistique de la capitale parmi les peintres et hommes de plume en vue, qui croisent leurs talents. Parmi eux, figure Jean Cocteau, prodigieuse machine à tout faire.
Têtes de femmes, d’enfants et d’arlequins sont ses sujets favoris.
Élève de Picasso, elle expose au Salon des Artistes Indépendants à partir de 1920.
Elle réalise aussi des portraits de célébrités du moment dont Guillaume Apollinaire et Picasso.
En 1939, elle épouse le docteur Marc Cadenat et expose chez le marchand d’art et galeriste Paul Rosenberg.
Le couple divorce en 1961 et c’est à l’âge de 101 ans qu’Irène Lagut décède à Menton en 1994.
Voir dossier "les Femmes de Picasso" : https://janinetissot.fdaf.org/jt_femmes_picasso.htm
Sources documentaires :
https://www.christies.com/en/lot/lot-6129592
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ir%C3%A8ne_Lagut
https://www.pba-auctions.com/lot/99721/10827078-apollinaire-irene-lagut-portrait-de-guillaume-apollinaire
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Soir%C3%A9es_de_Paris
L’art douloureux de la séduction au féminin
Si sa vie sentimentale de jeunesse se conjugue dans le style russe, cela paraît en accord avec sa nature profonde qui pourrait se résumer par le vis-à-vis d’un impitoyable froid hivernal avec le feu de la conquête dans la jovialité et le dépaysement du voyage.
Ce contexte évoque le style propre aux ballets russes où l’ardeur impétueuse du chant et des danses fait supporter solitude et froid glacial.
Séduire à tout prix et voyager ont guidé sa jeunesse car elle veut aller voir ailleurs au risque d’affronter turpitudes et isolement.
En lutte avec sa nature féminine, le vis-à-vis homme-femme restera pour elle un affrontement toujours complexe.
Ses liaisons amoureuses tumultueuses en sont une illustration.
Ainsi, Irène Lagut préfère renoncer au mariage promis par Picasso.
Choisir pour thème privilégié de peinture, les enfants et les arlequins lui permet de sublimer son sevrage affectif chronique.
(double carré de Lune/Cancer avec l’ascendant et Jupiter).
Le goût de l’art et des expositions lui vient de la Balance en harmonie avec le démonstratif Jupiter.
(Vénus maître de l’ascendant en II est conjoint à Mercure au Sagittaire qui envoie trigones à Jupiter/Bélier en VI).
(Ascendant Balance où Saturne exalté est conjoint en XII, recevant le double carré du MC/Cancer et de la Lune ; Jupiter-Mars conjoints au Bélier en VI ; axe Sagittaire-Gémeaux (III-IX) opposé à Pluton-Neptune en Gémeaux en VIII).

(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)
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