JC-DC ou l’art visionnaire d’anoblir l’ordinaire…

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Didier Jean-Charles de CASTELBAJAC

Né le 28 novembre 1949 à 22h à Casablanca Maroc
Selon données Didier Geslain

 

 

 

 

Le vêtement est un cénacle de l’âme (JC-DC)

Cet appel de Notre-Dame est un rendez-vous très particulier pour moi.

Je suis architecte de ma propre enfance (JC-DC)

En créant des accidents esthétiques, on commence une écriture et un style. (JC-DC)

Metteur en scène transformiste père d’un style original et calculé

 

 

Le vêtement est un cénacle de l’âme (JC-DC)

Dès son premier vêtement, un manteau taillé en 1968 dans sa couverture de pensionnaire, ce styliste signe son art costumier qui le porte à détourner des matériaux ordinaires dits pauvres tels que rideau de douche, serpillère, éponges, toiles cirées….

Entre ses mains visionnaires, ce créateur de mode lance le concept de l’upcycling qui consiste à transformer des matériaux ou produits usagés en objets de valeur supérieure.

Belle et réjouissante façon artistique d’anoblir l’ordinaire, selon le principe que tout est en tout afin de concourir à la sublimation de l’humain ! 

Créateur de sa première ligne de prêt-à-porter féminin en 1968 via l’entreprise de confection Valmont fondée à Limoges par sa mère, Jean-Charles de Castelbajac fait alors écho au chaos de mai 1968 quand il rebaptise la société Ko & Co. Ses créations en matières détournées plaisent et l’année suivante son premier défilé est un succès.

Baptisé « le Courrège des années 1970 », il habille les personnalités de tous bords, de Lady Gaga, Daft Punk, Katy Perry, Rihanna, Beyoncé, à Jean-Paul II… et réalise également tenues religieuses et ornements liturgiques pour la réouverture de Notre-Dame de Paris en décembre 2024.

 

Cet appel de Notre-Dame est un rendez-vous très particulier pour moi.
confiera ce styliste designer et collectionneur d’art.

Quand j'ai commencé, je n'ai jamais demandé de stages dans la haute couture, ce qui m'intéresse, depuis toujours, c'est l'industrie, la relation avec la machine, avec le quotidien, explique JC-DC descendant d’une ancienne famille noble de Bigorre. Devenu champion du pop’art, il sait comme personne lier par le vêtement l’aristocratie et le populaire.

Tel un magicien transformiste, il détourne icônes et pratiques de la société de consommation du cartoon au sportswear, pour une mise en scène décoiffante qui enchante le public.


Jean-Charles de Castelbajac lors d’un défilé de mode en 2014

 

Je suis architecte de ma propre enfance (JC-DC)

Fils d’un ingénieur textile Jean-Louis de Castelbajac et de Jeanne-Blanche Empereur-Bissonet, Jean-Charles devient interne dès l’âge de 6 ans dans un pensionnat catholique puis il connaît pendant 10 ans la discipline de l’Institution Notre-Dame de Bétharram.

Devenu orphelin de père à 15 ans, c’est sans diplôme qu’il quitte le pensionnat à 17 ans, mais restera passionné des récits héroïques et chevaleresques peuplant l’histoire de l’Antiquité aux siècles récents.

Résidant à Limoges avec sa mère, il entame des études de droit en 1967. Le dadaïsme, mouvement de remise en cause des conventions et idéologies, accroche alors son intérêt via le plasticien Raoul Hausmann. C’est l’année de sa 1ère création vestimentaire avec sa couverture de pensionnat, avant d’être auditeur libre à l’école des Beaux-arts de Paris.

Sa carrière démarre en 1968 aux côtés de sa mère qui le fait « regarder vers l’avenir » ; elle sera sa première compagne professionnelle.

Créateur-culte à la notoriété internationale et surnommé « l’Homme de couleurs », Jean-Charles de Castelbajac déclare pratiquer l’art total. Dans ses créations novatrices à l’ambiance très colorée inspirées de l’enfance, il invite des héros chers aux enfants tels que Le Petit Prince, Félix le Chat, Tom et Jerry, Mickey…

 


L’art de Castelbajac appliqué à la Citroën Méhari

 

En créant des accidents esthétiques, on commence une écriture et un style (JC-DC)

Ce fan de couleurs primaires fonde la maison Jean-Charles de Castelbajac en 1978 qu’il quittera en 2016. Remarquable metteur en scène de matière détournée ou recyclée, il mêle genres et styles à rebours des conventions et usages en cours.

De son art inédit naîtront entre autres : le pull Shiva à six manches, les robes graffitis inspirés de ses amis artistes, robes « Premier Secours » à l’imprimé Croix-Rouge, manteau Teddy Bear, vareuse-serpillères, manteau en tissu de balles de tennis, imperméable en cartes postales, vêtements liturgiques arc-en-ciel, robe à cheveux… qui sont autant d’occasions de faire le buzz international via l’univers des médias spécialisés de mode !

Signant son retour dans les maisons de mode au travers de collaborations, on retrouve cet hyperactif, directeur artistique de la marque Coq Sportif en 2015 puis inspirateur des collections Benetton jusqu’en 2022.

Ses 60 ans de création artistique sont célébrés par une exposition rétrospective exceptionnelle à Toulouse jusqu’au 23 août 2026.

 

Pour retrouver JC-DC sur You Tube

 

Sources documentaires :

https://jeancharlesdecastelbajac.com/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Charles_de_Castelbajac

https://www.elle.fr/Loisirs/Television/Jean-Charles-de-Castelbajac-le-docu-qui-revele-l-autre-aristo-de-la-mode-3724257

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dada

https://www.lesabattoirs.org/Expositions/jean-charles-de-castelbajac/

https://www.gala.fr/stars_et_gotha/jean-charles_de_castelbajac

https://de.wikipedia.org/wiki/Jean-Charles_de_Castelbajac

https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2026/01/09/a-toulouse-jean-charles-de-castelbajac-sous-toutes-les-coutures_6661109_4497319.html

 


Exposition de l’Abattoir à Toulouse - 2026 (photo Virginie Tissot)

 

Metteur en scène transformiste père d’un style original et calculé

 Par les mains de ce couturier, la matière vulgaire s’éclaire, prend forme, se colore, devient vêtement pour enchanter le regard du public avec un style jamais vu.

Ce Sagittairien-Léonien a l’art inné de glisser de la noblesse dans le plus ordinaire et donner de l’éclat à ce que l’œil n’aurait pas daigné s’intéresser.

(Soleil maître de l’ascendant Lion et conjoint à Mercure en IV et V au Sagittaire, recevant trigones de Pluton conjoint en I, à l’ascendant Lion)

 En cela, il tisse des liens internationaux entre classes sociales de tous bords, telle la flèche du Sagittaire qui va de la boue à l’étoile de la sublimation.

À ce titre, il cultive le partenariat au plus près du terrain et de tous les terrains de la société.

 Au nom de l’humain aller avec ampleur et originalité vers le plus haut au nom du bien-être, de la fête et du bonheur collectif telle est la mission no-limit idéaliste dévolue à JC-DC par son thème astral.

 Artiste universaliste, par nature, il crée de façon préméditée, ordonnée, minutieusement calculée avec une parfaite maîtrise de son œuvre qu’il peaufine jusqu’à la perfection.

(Jupiter/Verseau maître du Soleil au Sagittaire en VI et conjoint à Vénus/Capricorne, recevant trigones de Mars-Saturne en Vierge et en II ; sextil de Vénus/Poissons en VIII qui est aussi maîtresse de la X en Taureau).

 Faire naître de l’inédit avec le décorum de l’enfance est pour lui source inépuisable d’une inspiration des plus imaginatives.

(Uranus/Cancer en XI est maître de Jupiter lui-même maître du Soleil ; de plus Vénus envoie sextil à la Lune)

 

Bravo l’artiste qui donne à voir un art multiforme universel et coloré.

 


Logiciel Auréas Astro-PC Base - Version 11

 

Merci à Virginie pour ce signalement bienvenu

 


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