Grand maître de la sculpture figurative, influencé par Rodin, il a une notoriété internationale avec ces sculptures monumentales comme Héraklès archer.

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Antoine BOURDELLE
(né Emile Antoine BOURDELLE)

Né le 30 octobre 1861 à 22 heures à Montauban 82 Tarn-et-Garonne
Selon acte n°462 AD82 en ligne  (6 E 121-366 vue 19/38)
A noter que cet acte est rédigé par erreur avec le nom « Bordelles » alors que le père signe bien « Bourdelle ».

Décédé le 1er octobre 1929 Le Vésinet 78 Yvelines

 

 

 

De l’ébénisterie à la sculpture… avec le maître Rodin avant de s’affirmer dans un style plus personnel

Dès 13 ans, il quitte l’école pour aider au travail d’ébénisterie dans l’atelier de son père.

Il s’oriente assez vite vers la sculpture et deux ans plus tard, il décroche une bourse pour étudier à l’Académie des Beaux-Arts de Toulouse en 1876.

Puis, il étudie à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, qu’il décide de quitter en 1886. Pour subsister, il dessine et vend ses dessins aux marchands d’art parisiens dont Théo van Gogh, frère de Vincent.

En 1893, il entre comme aide dans l’atelier d’Auguste Rodin. Il va passer quinze années auprès de cet artiste considéré comme un des pères de la sculpture moderne. Pendant cette période, il subit fortement l’ascendant de son maître.

 

Il devient l’un des précurseurs de la sculpture monumentale du début du 20e siècle qui lui confère une notoriété internationale et aussi l’admiration de Rodin.

Près de Rodin, il fait la rencontre de Camille Claudel qui lui inspirera un poème en 1926.

Participant au concours pour le monument aux morts de la guerre de 1870 de Montauban, sa ville natale, le projet de Bourdelle est refusé mais grâce à l’intervention de Rodin, il obtient la commande en 1897.

Il exécute ce monument dans une veine héroïque et pathétique ; par cette œuvre, il affirme outre un naturalisme, une volonté simplificatrice, le goût des volumes massifs et des déformations expressives.


http://nl.wikipedia.org/wiki/Bestand:Montauban_monument_aux_morts_de_1870.jpg

 

"La base de la beauté, le savoir c'est le dessin.
La sculpture finalement ce n'est pas autre chose que du dessin dans tous les sens."

C’est ainsi que Bourdelle parle du dessin, cet art qui le passionne depuis l’enfance et qu’il pratique chaque jour. Le musée parisien dédié à Antoine Bourdelle et situé à la place de son ancien atelier, conserve près de 6 000 de ses dessins.

Antoine Bourdelle quitte Rodin en 1908 et voyage en Pologne, où il reçoit la commande du Monument au poète polonais Mickiéwiecz, auquel il travaille jusqu’à sa mort.

En se référant à la sculpture romane, gothique et grecque archaïque, il s’engage dans un style plus personnel par sa Tête d’Apollon et Héraklès archer (1909). Cette dernière sculpture inspirée de la mythologie (Douze travaux d’Hercule) fait sensation au Salon de 1910. Elle a tant de succès que d’autres exemplaires sont vendus dès 1916.


http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Stockholm._Waldemarsudde._Herakles_(3).JPG

 

A partir de 1909, à l’Académie de la Grande Chaumière à Montparnasse, Bourdelle devient enseignant ; lors de son travail avec Rodin, il s’était déjà exercé à l’art de la pédagogie. Il y accueille de nombreux élèves dont Germaine Richier, Henri Matisse, Aristide Maillol… Madeleine Charnaux qui choisira plus tard la voie des airs et non de la pierre.

A la différence de ses confrères, ce sculpteur privilégie le contact avec les œuvres, et pour cela emmène ses élèves en visite dans les salons, les musées, les monuments, la cathédrale de Reims…

Il est créateur de bustes tels que Ingres et Beethoven…

S’attachant à définir les structures essentielles (relief du Théâtre des Champs Elysées en 1912), il cherche les rythmes puissants, l’effet de masse, l’emphase, le caractère monumental sans abandonner l’expression dynamique. Tempérament lyrique, il vise à l’expression épique quand il exécute l’une des plus belles statues équestres françaises dédiée au général Alvear à Buenos-Aires, 1914-1923.

Il contribue à libérer la sculpture du rendu strictement naturaliste.

Il est le fondateur et le vice-président du Salon des Tuileries.

On ignore souvent que Bourdelle a été aussi un peintre, auteur de près de 200 toiles dédiées principalement à des portraits. Si cette activité est restée à l’arrière-plan, c’est en raison de son prestige mondial en tant que sculpteur.

Sa notoriété est internationale et il est apprécié de ses contemporains et des musées prestigieux de l’étranger.

Malade et très affaibli, le sculpteur s’éteint le 1er octobre 1929, chez son ami le poète et écrivain André Suarès.

 

Dans la vie des sculptures, un plan superficiel est un incident,

 mais un plan profond, constructif, est une destinée.

 Pensée d’Antoine Bourdelle gravée à l’entrée du musée 18, rue A. Bourdelle Paris 15e


Pénélope sculpture de 2,40m – se trouve aux Pays-Bas

http://www.economie.gouv.fr/patrimoine/Les-oeuvres-artistiques-sculptures-1752

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

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