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« Dessine-moi un bouton… à 4 trous ! »
A cette idée insignifiante et géniale, cet industriel ajoute la riche dote de son épouse et… c’est la porte ouverte à la fortune et la notoriété.
Philanthrope, il finance de nombreuses œuvres dédiées aux orphelins.

 

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Alexandre MASSÉ

Né le 15 février 1829 à 2h du matin à Quimper Finistère 29
Selon acte n°49 – Archives municipales de Quimper en ligne – naissances 1828-1839 – 2 Mi 24 –vue 153/676

 Décédé le 13 avril 1910 à 2h du matin à Paris 16e
Acte n°543 – Archives de Paris en ligne – 16 D 95 – vue 9/31

 

 

 

Insignifiant et essentiel, le bouton est multimillénaire

Un Breton parti réussir dans le bouton à Paris

La voie du succès : boutons à 4 trous et passementerie pour l’Armée

Un humaniste chanceux et philanthrope

 

 

Insignifiant et essentiel, le bouton est multimillénaire

L’innovation d’Alexandre Massé est d’importance mondiale en 1854.

Inventer le bouton à 4 trous pour une meilleure fixation, voilà son idée aussi simple que géniale. Un détail anodin, mais il fallait y penser !

Les boutons à deux trous tiennent mal et tombent. Avec un vêtement mal fermé le froid passe et ouvre la porte aux bobos de l’hiver.

Avec deux trous de plus, ça change tout. L’attache est plus solide et le bouton reste en place. Le vêtement s’ajuste sur la personne pour son plus grand bienfait quand souffle la bise glacée de l’hiver.

Objet insignifiant et multimillénaire, il est d’abord décoratif avant que l’on ne songe à le passer à travers une fente. La boutonnière est née. Dès lors, le vêtement enveloppe le corps.

Voilà une trouvaille insignifiante et merveilleuse, un accessoire indispensable de l’habillement humain à travers les âges.

 

Un Breton parti réussir dans le bouton à Paris

Déjà orphelin à l’âge de 6 ans, Alexandre est élevé par son parrain archiviste départemental. Ses études quimpéroises sont brillantes avant accéder dès ses 15 ans à l’École des Arts et Métiers d’Angers, où il étudie pendant 3 ans.

Après avoir été dessinateur-mécanicien à Nantes, on lui offre un poste dans la Maison Legrand qui fabrique des boutons à Paris. Son destin est en marche.

Dans cette entreprise qui bat de l’aile secouée par la révolution de février 1848, le jeune Alexandre âgé de 20 ans fait merveille au point que la patronne veuve l’associe à son fils avant de leur céder en 1853 l’entreprise qui devient Deshaye Massé et Cie.

Il se lie d’amitié avec un client l’industriel Petitcuénot qui l’apprécie tant qu’il lui donne sa fille en mariage en 1854.

Avec la dot de son épouse et ses propres gains, la même année, il fonde une nouvelle manufacture de boutons de vêtements, boucles et autres objets métalliques pour l’armée.

C’est aussi l’année où lui vient l’idée d’ajouter deux trous pour une meilleure fixation du bouton.

 


Photo Janine Tissot

 

La voie du succès : boutons à 4 trous et passementerie pour l’Armée

Cet ingénieux entreprenant ne s’endort pas en comptant les boutons, il en améliore la fabrication, dépose de nombreux brevets et c’est la réussite internationale avec à la clé une grande fortune. Ses boutons se vendent en Europe et jusqu’en Amérique.

Associé à son beau-frère Achille Anglade, il monte une fabrique de passementerie pour l’Armée en 1872, Anglade Massé & Cie (AM&C) qui dure jusqu’en 1960.

En 1874, il décroche de juteux marchés de passementerie nécessaires pour les vêtements militaires.

Dès lors et grâce à Alexandre Massé, aucun bouton ne manque quand les gradés passent en revue leurs troupes !

 

Industriel philanthrope et bienfaiteur de Quimper

Industriel philanthrope et resté sans descendance, Alexandre Massé crée une bourse en 1876 pour permettre aux orphelins de Quimper d’être admis au lycée.

L’Asile des orphelins qu’il établit dans  cette ville se nommera Fondation Massé-Petitcuénot en référence au nom de son épouse. Dans cet établissement dirigée par sa sœur devenue religieuse Sainte-Emilie, 32 orphelins âgés de 5 à 13 ans y sont reçus et éduqués.

Et pour assurer la suite de leur formation, Massé fonde une École pratique d’agriculture ouverte en 1901 et qui deviendra en 1984 le Lycée Horticole de Kerbenez.

Il fait d’importants dons pour favoriser la création du Bureau de bienfaisance municipal, ancêtre du Centre Communal d’Action Sociale à Quimper.

En 1888, il se retire à Plomelin pour se consacrer à l’aide aux orphelins et léguer sa fortune, après avoir transmis son usine à son beau-frère Achille Anglade.

Une place de Quimper et une rue de Plomelin lui rendent hommage.

 


Photo Janine Tissot

 

Sources documentaires :
http://samaeldetect.centerblog.net/1445-bouton-a-4-trous-j-meyer
http://clio.ish-lyon.cnrs.fr/patrons/AC000009712/AC000009712Doc2454.pdf

 

 

Un humaniste chanceux et philanthrope

Voilà un humaniste dans l’âme qui a le sens des affaires !

Par l’entremise du Verseau et du Sagittaire, il lui est donné un esprit avant-gardiste et le talent pour réussir en grand.

Il a songé aux 4 trous du bouton.

Ainsi, innover dans un détail pour un confort vestimentaire pratique (Vierge/MC en lien avec Uranus/Vénus) lui ouvre la voie de la richesse et lui permet de contribuer ensuite à un mieux-vivre social.

Etablir des liens, créer des contacts au profit de l’humain et de son devenir sont autant de dons naturels pour cet entrepreneur indépendant et généreux.

Son énergie est puissante et métamorphosante, toute dédiée au genre humain.

Lui-même orphelin très jeune, il décide que sa réussite industrielle profite aux enfants sans parents pour leur éducation et leur métier.

 

Honneur à ce Quimpérois inventif et généreux.

 

Merci à Marie-Pierre pour ce signalement

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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