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Catherine DIOR
Née Ginette Marie Catherine Dior dite…
Le 2 août 1917 à zéro heure quinze à Granville 50 Manche
(acte établi le deux août "à trois heures du soir"… née le deux août "à minuit un quart")
Décédée le 17 juin 2008 à Grasse Alpes-Maritimes 06

Héroïne de la Résistance par amour et par conviction, elle survit à la déportation
Elle cultive la discrétion au plus près des fleurs et loin du luxe
Tiens, voilà Miss Dior !
Une terrienne qui voit clair et vite pour aller à l’essentiel
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Héroïne de la Résistance par amour et par conviction, elle survit à la déportation
Si son patronyme évoque mode et parfums, Catherine le doit à son frère Christian, de 12 ans son aîné et avec qui elle restera toujours très liée.
Une même ascendance mais deux parcours de vie hors normes et si différents.
L’un s’écrit dans la lumière des défilés de haute-couture et l’autre dans l’ombre d’un actif réseau de la Résistance.
Catherine a 24 ans quand elle rencontre dans un magasin à Cannes Hervé des Charbonneries. C’est le coup de foudre qui dessinera sa destinée. Nous sommes en novembre 1941.
Elle épouse les convictions de son compagnon - marié et père de trois enfants - et entre à son tour dans la Résistance au sein du réseau franco-polonais F2, spécialisé dans le renseignement sur l’armement et mouvements des armées allemandes en zone sud.
Catherine tape les rapports à la machine avant leur envoi à Londres. Ainsi pendant deux ans pour son activité au sein du réseau, elle utilise l’appartement parisien de son frère situé au 10, rue Royale.
Quand le 6 juillet 1944, elle se rend place du Trocadéro où elle a rendez-vous avec une amie de son réseau, deux agents de le Gestapo l’arrêtent.
Même sous la torture, elle ne livrera jamais le nom de ses camarades. Détenue au camp de Drancy, puis déportée vers l’Allemagne le 15 août 1944 direction le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück, elle est dans le dernier convoi de déportés politiques parti de la région parisienne avant la Libération de Paris.
Libérée près de Dresde, Catherine Dior est rapatriée le 28 mai 1945 à Paris dans un état de grande faiblesse.

Elle cultive la discrétion au plus près des fleurs et loin du luxe
Cadette de cinq enfants, Catherine Dior naît dans une famille bourgeoise qui s’est fait un nom et une fortune dans la production d’engrais chimiques, de lessives et d’eau de javel.
Élevée selon les principes de l’époque et sans démonstration d’affection, Catherine dira : « ma mère était encore plus sévère avec les filles qu’avec les garçons ».
La crise de 1929 signe la ruine en 1931 pour la famille Dior qui doit céder usine, appartement parisien et villa de Granville. Son père devenu veuf quitte Paris pour la commune varoise de Caillan avec Christian et Catherine, cette dernière contribue à la subsistance familiale en cultivant haricots et petits pois dans le terrain entourant la maison.
Après la Libération et marquée à jamais par l’épreuve de la déportation, Catherine soigne ses maux en devenant commissionnaire en fleurs aux Halles de Paris.
En 1945, elle acquiert le domaine agricole des Nayssés à Caillan, cinq hectares de vignes et de rosiers dédiés aussi aux fleurs à parfum.
Fière de la réussite de son frère, cette agricultrice éternelle secrète se tient à distance du monde du luxe et cultive une grande discrétion sur ses actes de résistance.

Tiens, voilà Miss Dior !
Quand Dior se laisse séduire par le monde des parfums, accessoire naturel de la mode, la société des Parfums Christian Dior voit le jour en 1947.
Pour son premier défilé, il décide de parfumer les salons du show de la fragrance qu’il vient de créer avec le parfumeur Paul Vacher. Mais quel nom lui donner ? En quête d’inspiration, Mitzah Bricard, muse du couturier, arpente l’atelier quand la porte s’ouvre. C’est Catherine ! Tiens, voilà Miss Dior ! s’exclame Mitzah.
« Miss Dior ! Miss Dior ! Voilà mon parfum » lance Christian.
Ainsi sera baptisé le parfum qui va s’accrocher au cou de belles femmes célèbres telles Sophia Loren, Joséphine Baker, Marlène Dietrich, Brigitte Bardot, Kim Nowak…
Sources documentaires :
https://en.wikipedia.org/wiki/Catherine_Dior
https://www.parismatch.com/Vivre/Mode/Une-heroine-de-la-resistance-536579
https://madame.lefigaro.fr/beaute/il-etait-une-fois-miss-dior-110222-210768
https://marquis-paris.com/fr/2024/06/21/miss-dior-2/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Convoi_des_57_000
Une terrienne qui voit clair et vite pour aller à l’essentiel
Quelle belle complémentarité astrale entre Catherine et Christian Dior !
Elle est Lion ascendant Taureau tandis qu’il est Verseau ascendant Scorpion.
Idéale et naturelle complémentarité qui amène les deux à être en bonne harmonie relationnelle.
Ainsi, le temps d’un effluve de parfum et d’une porte qui s’ouvre sur une entrée opportune, voilà l’apparent hasard qui fait naître « Miss Dior ».
Servie par une endurance physique terrienne et une force morale léonienne, Catherine a réussi à tenir solidement et garder lucidité dans les terribles souffrances de la torture et de la déportation.
À l’image de sa mère décrite sévère et peu démonstrative, Catherine a une sensibilité bien intériorisée et mise sous le boisseau de la froide raison.
(Ascendant Taureau avec maître Vénus en Vierge en V + amas Soleil-Saturne-Neptune en Lion en IV soutenu par sextil de Jupiter en I ; Lune/Capricorne et Vénus/Vierge)
Le sens terrien par la valorisation des trois signes de terre, l’amène à se rebâtir par l’acquisition d’un domaine agricole de vigne et de rosiers.
Voilà de quoi satisfaire la possessivité Taureau et l’esprit service de la Vierge, tout en donnant un éclat noble et plaisant pour le Lion grâce aux fleurs à parfum.
Se tenir sobrement et dignement à l’écart du luxe et des mondanités, avec réalisme et lucidité, voilà ce qui convient à la solide Catherine Dior.
Hommage à cette héroïne de l’ombre restée debout et digne
à travers les secousses de son temps.

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