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Ses découvertes révolutionnent tellement les sciences et la théologie que cet astronome attend son avant-dernier souffle pour les publier 40 ans plus tard !
On croit alors que la Terre immobile occupe le centre de l’univers.
Copernic affirme qu’elle tourne autour du Soleil.

 

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Nicolas COPERNIC
Mikolaj KOPERNIK en polonais
Nikolaus KOPERNIKUS en allemand
Nicolaus COPERNICUS en latin

Né le 19 février 1473 (calendrier Julien) à 19h à Torun (Thorn) Prusse (Royaume de Pologne)
Selon indications École Supérieure d’Astrologie de Paris (*)

 Décédé le 24 mai 1543 à Frauenburg Prusse

 

 


Portrait de Nicolas Copernic réalisé en 1580 et exposé au Musée de Thorun.

 

(*) Voir ci-après les indications de Jacques Berthon et Monique Kalinine dans « Dictionnaire des 300 thèmes » :

« Né à 16h48 selon Junctin de Florence rectifié à 19h. Comme il était d’usage courant chez les anciens, le présent thème a été l’objet d’une rectification : la pointe de l’Ascendant a été calculée pour une naissance à 19h. Ce thème est d’ailleurs la retranscription du graphique établi par l’illustre astronome lui-même ; nous nous sommes contentés d’y ajouter les planètes invisibles selon les Tables de Keane. »

 

Il faut 2 siècles pour qu’Église et savants admettent sa théorie

A sa mort, il charge son disciple Rhéticus de publier son traité

En astronomie, on peut dire qu’il y a eu un avant-Copernic et un après-Copernic !

Explorateur de l’infini du Ciel, il métamorphose le savoir de son temps

 

 

Il faut 2 siècles pour qu’Église et savants admettent sa théorie

Remplacer la croyance géocentrique par la théorie de l’héliocentrisme bouleverse tant les mentalités qu’il faut attendre plus de 2 siècles avant d’être admise par l’Église et les savants vers 1750.

L’influence copernicienne sera considérable dans tous les domaines de la pensée.

Par la suite, Galilée et ses successeurs, notamment Kepler au siècle suivant, vont confirmer et développer les conséquences de ses hypothèses primordiales et d’une prodigieuse fertilité.

Du point de vue philosophique, la doctrine de Copernic favorisera l’émancipation de la cosmologie par rapport à la théologie en ruinant l’hypothèse géocentrique.

Au 16e siècle, les astronomes disent que la Terre est immobile au centre de l’univers et que les étoiles et les planètes tournent autour d’elle. C’est ce qu’on enseigne dans les écoles.

Mais le chanoine érudit polonais Copernic, qui étudie les Anciens et observe les astres, est vite convaincu que la Terre tourne doublement sur elle-même et autour du Soleil, ainsi que les autres planètes.

Il ne tarde pas à abandonner le modèle d’Univers de Ptolémée au profit d’un système héliocentrique.

Il n’est pas le premier à en parler ; en effet des auteurs grecs comme Archimède et Plutarque étaient déjà partisans de l’héliocentrisme.

En 1515, le savant écrit le résultat de ses observations et de ses études dans un gros livre « Les révolutions des sphères célestes » où pour la première fois le mouvement des astres est expliqué simplement.

Mais cette grande idée est si nouvelle et si révolutionnaire qu’il n’ose pas publier son manuscrit.

Une bombe ! Un véritable séisme ! Un scandale, dans la société scientifique et religieuse d’alors !

Copernic, conscient de cela, fait circuler en secret auprès de ses amis un court traité écrit dès 1511-1513 exposant le système héliocentrique. Cette hypothèse se répand jusqu’au Pape Clément VII et des prélats le pressent même de la publier.


Le système héliocentrique de Copernic (De Revolutionibus orbium coelestium).

 

A sa mort, il charge son disciple Rhéticus de publier son traité

Il n’en fait rien et ce n’est qu’en 1543, quarante ans plus tard, que sentant la mort venir, il confie son traité à son disciple Rhéticus qu’il charge de le faire publier.

Imprimé à Nuremberg, l’ouvrage immortel soulève de vives critiques dès sa sortie. Astronomes, savants et surtout les autorités religieuses, refusent d’admettre que la Terre n’est qu’une planète parmi les autres, et non plus le centre de la Création.

Le système de Copernic, beaucoup trop dérangeant, est promptement enterré.

Pourtant, la théorie de l’astronome polonais est juste.

Reprise par Galilée au siècle suivant, la théorie héliocentrique lui vaut de gros ennuis.

Ce dernier, ayant inventé la lunette astronomique, se prend à observer le ciel et les astres. Il ne tarde pas à aboutir à la même conclusion que Copernic. Hérésie scandaleuse !

Galilée, âgé de 70 ans, traduit devant un tribunal religieux qui tient pour certaine la croyance géocentrique, doit à genoux démentir sa découverte et avouer que la Terre est immobile.

L’avenir lui donnera raison.

 

En astronomie, on peut dire qu’il y a eu un avant-Copernic et un après-Copernic !

Né au sein d’une riche famille qui est investie dans les affaires politiques par son père, le jeune Nicolas fréquente l’église paroissiale et est initié à l’art, la musique et les belles-lettres.

Il apprend notamment le grec qui lui sera bien utile par la suite pour étudier les auteurs de l’Antiquité.

Orphelin de père à 10 ans, il est pris en charge par son oncle, futur évêque, qui l’oriente vers les meilleures écoles et universités où il étudie notamment mathématiques, astronomie, médecine et droit…

Élu chanoine à Frauenburg à l’âge de 24 ans, il part cependant en Italie où il loge à Bologne, auprès de l’astronome Domenico Maria Novara.

Puis, il va étudier la médecine et le droit à Padoue et à Ferrare où il obtient le titre de docteur en droit canon. Il réintègre son diocèse à l’âge de 30 ans et loge auprès de son oncle dans le palais Épiscopal où il s’illustre comme médecin personnel de l’Évêque.


Nicolas Copernic en 1578 tenant le muguet, attribut du médecin

 


Portrait de Copernic par Jan Matejko: Conversation avec Dieu.

 

 

Explorateur de l’infini du Ciel, il métamorphose le savoir de son temps

Copernic hérite d’une popularité et célébrité post-mortem qu’il a fuies de son vivant.

Ce natif des Poissons (maison VI), investi à vie dans son travail d’astronome, a pris soin d’écrire soigneusement ses découvertes révolutionnaires qui métamorphosent le savoir de son temps.

Mais il les laisse dans l’ombre pendant près de 40 ans, jusqu’à ce que la mort lui fasse signe (Pluton/Vierge/Ascendant).

Le sens de l’analyse et le goût de la précision détaillée lui sont dictés par l’ascendant Vierge. C’est pourquoi ses explications sur le mouvement des astres seront jugées simples à comprendre.

Il s’en ouvre au public seulement quand l’anathème des protestataires ne risque plus de l’atteindre.

Il faut dire qu’un fond de timidité et un sentiment d’infériorité bien virginien l’ont amené aussi à cette réserve.

En outre, sa nature Poissons le porte à se fondre dans une communauté humaine et spirituelle fraternelle dans une ambiance conviviale (Jupiter/Vénus).

Voici une raison de plus pour l’inciter à tenir secret cet ouvrage qui l’aurait mis à l’index tant par la communauté scientifique que par les autorités religieuses.  Deux domaines qui ont baigné son existence.

Le Poissons Copernic est particulièrement doué pour s’étirer les antennes du ciel et explorer le cosmos. Naviguer dans l’océan illimité de l’astronomie est dans sa nature. Il y consacre sa vie.

Son statut social ne peut s’envisager qu’au travers de la science qu’il explore avec l’esprit pionnier mais sans rechercher la gloire (Saturne/Gémeaux en lien avec Mars/Verseau).

A cela s’ajoute une bonne part de génie avant-gardiste et une remarquable intuition (Uranus/Neptune/Scorpion).

 

Honneur à ce génie qui a marqué les connaissances humaines.

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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