Elle incarne le meilleur de la danse française du milieu du 20e siècle.
Avec elle, une prodigieuse Étoile illumine la scène de l’Opéra.

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Yvette Adrienne CHAUVIRÉ

Née le 22 avril 1917 à 8h15 à Paris 14e
Selon acte n°3289 – Archives de Paris en ligne – 14N543 – vue 18/21
Confirme les données de Didier Geslain

 Décédée le 19 octobre 2016 à Paris 15e

 

 

 

Prima ballerina assoluta : un titre rare pour une exceptionnelle danseuse

Giselle : un ballet qu’elle dansera 300 fois !

De danseuse à chorégraphe pour former les jeunes Étoiles

Les pointes de pied bien sur terre pour danser telle une étoile

 

 

Prima ballerina assoluta : un titre rare pour une exceptionnelle danseuse

Prima ballerina assoluta, Yvette Chauviré est la seule Française à avoir ce prestigieux titre. Hérité des maîtres de ballet italiens du 19e siècle, il désigne une danseuse aux dons exceptionnels qui la placent au-dessus des autres principales ballerines.

Considérée comme la plus grande ballerine française du 20e siècle, elle danse tous les grands rôles du répertoire classique pendant près de trois décennies.

Son époux, Constantin Népokoïtchitzky (1915-1976) est peintre et décorateur de ballets.

 

Giselle : un ballet qu’elle dansera 300 fois !

Parmi ses multiples interprétations magistrales, elle est éblouissante dans son rôle fétiche du ballet romantique Giselle, qu’elle dansera 300 fois, avec les partenaires les plus illustres.

Née d’un père métallurgiste et d’une mère modiste, elle entre à l’École de danse de Paris à l’âge de 10 ans.

A 17 ans, elle intègre le corps de ballet de la compagnie de l’Opéra, dirigée par Serge Lifar. Mais dès l’âge de 12 ans, elle s’était illustrée en solo dans L’Éventail de Jeanne.

Réputée pour transcender ses rôles, elle gravit avec aisance la hiérarchie de la compagnie jusqu’à être promue danseuse Étoile en 1941.

Fidèle à son chorégraphe Lifar, elle quitte l’Opéra de Paris pour le suivre entre 1946 et 1947 aux Ballets de Monte Carlo et à La Scala de Milan.

Invitée par le Royal Ballet de Londres, elle danse avec le futur Seigneur de la danse, le jeune Rudolf Noureev, dans le fameux ballet Giselle.


Rudolf Nureyev and Yvette Chauviré in Les Sylphides, Royal Ballet at the Royal Opera House,
Photo Houston Rogers. London, England, 1962.

 

De danseuse à chorégraphe pour former les jeunes Étoiles

C’est encore dans ce rôle fétiche de Giselle et le solo de la Mort du Cygne, qu’elle quitte la scène à l’âge de 57 ans.

Elle continue alors à transmettre son savoir, comme chorégraphe auprès des jeunes Étoiles de l’Opéra de Paris.

Morte quasi centenaire, elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.

Un square parisien du 15e honore sa mémoire.

 

 

Pour retrouver Yvette Chauviré dans La Mort du Cygne :

 http://www.chroniquesdedanse.com/video/yvette-chauvire-la-mort-du-cygne/

 

 

Les pointes de pied bien sur terre pour danser telle une étoile

Yvette Chauviré semble née pour incarner la légèreté aérienne lestée par un solide ancrage terrien telle une acrobate.

Entre Taureau et Gémeaux, elle illustre ce sublime équilibre qui, de la pointe des pieds, lui permet d’aller au plus haut cueillir les étoiles de la gloire.

 Habitée par une puissance magnétique métamorphosante (Pluton/Cancer/Asc. en I), elle sait avec talent transcender ses rôles et habiter intensément ses personnages (Taureau).

 En actrice de la scène, elle restitue sublimement le mouvement aérien tout en ayant une emprise au sol inébranlable (Mars/Bélier + amas Taureau).

 Avec une créativité inédite (Uranus/MC), elle innove tout en évoluant dans les normes du classique.

Le titre rare et prestigieux qui lui est décerné illustre cette nature avant-gardiste.

 

Hommage à cette danseuse née pour être Étoile !

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

 

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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