Implantée en Alsace, la famille Callinet fait partie d’une dynastie de facteurs d’orgues qui construit en près d’un siècle (1787-1884) quelque 150 instruments dont une soixantaine est conservée.

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Joseph CALLINET

Né le 15 novembre 1795 (24 brumaire de l’AN IV) à 1h du matin à Dijon Côte-d’Or
Selon acte n° 21 – source AD21 en ligne

Décédé le 13 Juillet 1857 à 16h à Rouffach Haut-Rhin 68
Selon acte n°48 AD68 en ligne

 

et son frère :

 

Claude-Ignace CALLINET

Né le 12 juin 1803 (23 prairial de l’An XI) à 21h à Rouffach Haut-Rhin  68
Selon acte n°107 -  AD68 en ligne - Rouffach Nais. 1793-1803 - vue 445/453

Décédé le 24 juillet 1874 à Rouffach Haut-Rhin 68

 


Orgues des frères Callinet de la collégiale Notre-Dame de Montbrison (Loire)
Inaugurées le 6 janvier 1842 – photo Janine Tissot

 

 

Facteurs d’orgues ou l’amour de la perfection !

Le destin de ces deux frères débute au son de l’orgue puisqu’ils sont les fils de François Callinet, facteur d’orgues à Rouffach et de Marguerite Rabiny, fille d’un facteur d’orgues Joseph Rabiny, chez qui travaille son mari.

De Joseph Rabiny à Louis-François Callinet (1787-1884), dernier représentant de cette dynastie, les Callinet ont construit quelque 150 instruments dont il reste une soixantaine.

Au décès de François Callinet en 1820, ses fils Joseph et Claude-Ignace formés dans l’entreprise familiale ont vocation à continuer la facture d’orgues.

Joseph, âgé de 24 ans, a un caractère bien trempé, il est qualifié de « vieille France ». Aussi ingénieux que perfectionniste,  il est imprégné de l’exigence de fournir du bel ouvrage à la qualité irréprochable. Il aime l’orgue et l’instrument qui sort de son atelier est parfait et bien harmonisé. On dit qu’il n’hésite pas à payer de ses deniers pour achever un travail comme il se doit.

De son côté Claude-Ignace, âgé de 17 ans au décès du père, travaille un temps avec son frère avant de monter à Paris en 1827 pour se perfectionner. Artisan minutieux comme son frère, il a un esprit imaginatif avec un brin de fantaisie et le goût de la nouveauté et du voyage. Leur différence de caractère rend, pendant un temps, l’entente difficile entre les deux frères qui perdent leur mère, Marguerite Rabiny, en 1834.

Entre temps et depuis 1830, la Maison Callinet est la plus grande manufacture d’orgues en France.

Joseph et Claude-Ignace travaillent en association de 1837 à 1843. Cette période sera l’apogée de la manufacture d’orgues à Rouffach en Alsace qui confirme et développe sa grande notoriété.

 

L’orgue, instrument prestigieux dans le monde de la musique

L’orgue, instrument à vent multiforme, est souvent synonyme d’église et de musique religieuse.

En réalité, il existe déjà dans la mythologie grecque et les Romains l’utilisent dans les théâtres. Ce n’est qu’au Moyen-âge qu’il est reconnu par le monde religieux et entre dans les églises et les cloîtres.

Au 14e siècle, il est qualifié de roi des instruments ou servante du Seigneur tandis que d’autres, malicieusement inspirés, parlent de cornemuses du diable.

Il est parfois monumental comme une maison à étages.

Il offre une telle richesse de sons que des pièces pour orchestre peuvent être jouées par un musicien en solo.

Il peut être aussi une œuvre d’ébénisterie par la tribune qui le soutient.

Avec la batterie, l’orgue est le seul instrument qui peut être joué avec les mains et les pieds.

Dans la langue française ce terme partage avec « amour » et « délice », le privilège d’être masculin au singulier. Toutefois au pluriel, il peut être soit féminin quand on parle d’un seul instrument, soit masculin si l’on évoque plusieurs instruments.

 

 

Sources documentaires :

http://www3.orgues-et-vitraux.ch/default.asp/2-0-1303-11-6-1/

http://forezhistoire.free.fr/images/orguenotredame.pdf via le site : http://forezhistoire.free.fr/notredame.html

 

 

Joseph CALLINET

 

 

Claude-Ignace CALLINET

 
(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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