Athlète, spécialiste du triple saut, devenu dirigeant sportif dans les années 1960, son « œuvre immense fait passer l’athlétisme du Moyen-âge à l’époque moderne ».

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Robert BOBIN

Né le 2 août 1920 à 6h à Courlay (Deux-Sèvres) 79
Source Didier Geslain

Décédé le 10 février 1994 Le Plessis-Trévise 94 Val-de-Marne

 

 

De la gymnastique à l’athlétisme jusqu’au record de France

Engagé dans la direction sportive, il rénove l’athlétisme français

Réussir face à de grands défis convient au Lion Bobin

  

 

De la gymnastique à l’athlétisme jusqu’au record de France

Le triple saut(*), discipline de l’athlétisme, Robert Bobin en est le spécialiste. A 28 ans il signe, le 30 mai 1948 à Limoges, sa meilleure performance avec 14,65m, qui lui ouvre la même année, la porte des Jeux olympiques de Londres.

Recordman de France du triple saut du 20 juillet 1947 au 3 juin 1951, il avait découvert la pratique sportive par la gymnastique dans son département natal.

Sociétaire de l’US Métro (association sportive liée à la RATP), Bobin s’adjuge deux années de suite le titre de champion de France, en 1949 et 1950.

Sélectionné 8 fois à l’international, il est 8e aux Championnats d’Europe en 1950.

(*)Le triple saut est une discipline de l'athlétisme, qui consiste à exécuter comme son nom l'indique, 3 sauts afin de retomber dans le sautoir rempli de sable afin d'amortir la chute : un cloche pied, une foulée bondissante et un saut en longueur.

 

Engagé dans la direction sportive, il rénove l’athlétisme français

A l’approche de la quarantaine, Robert Bobin s’oriente vers le management sportif. Nommé Directeur technique national de l’athlétisme en 1959, il le reste jusqu’en 1973, année où il est chargé de la préparation olympique des sportifs français.

De 1979 à 1983, il est directeur général de l’Institut National du Sport et de l’Education Physique (INSEP). Cet établissement, créé en 1975, représente le fleuron et l’opérateur de référence du sport de haut niveau en France.

Il a 67 ans, quand il accède, en 1987, à la présidence de la Fédération française d’athlétisme (FFA) jusqu’à son décès.

En 1991, Bobin intègre le Congrès de l’Association Internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF en anglais), chargée de régir les fédérations nationales d’athlétisme et d’organiser les compétitions internationales mondiales.

Il publie deux ouvrages sur l’athlétisme :

  • L'athlétisme pour tous en 1960 avec de nombreuses rééditions

  • Education sportive et athlétisme par le jeu en 1973.

Son influence est jugée immense dans le monde de l’athlétisme et son successeur Pierre Dubreuilh considère que Robert Bobin a fait passer l’athlétisme français d’une époque moyenâgeuse à une époque moderne.

Sa notoriété se perpétue par le stade d’Evry-Bondoufle inauguré en 1993 qui porte son nom ainsi qu’une piste du Plessis-Trévise inaugurée en 2010.

 

 

 

Réussir face à de grands défis convient au Lion Bobin

Robert Bobin, au tempérament léonien très typé, est taillé pour manager et donner le meilleur de lui-même quand l’enjeu est difficile avec de gros défis à relever.

S’affirmer sur le devant de scène en fin gestionnaire lui est nécessaire. Il le fait avec le sens des responsabilités de l’organisation, de la rigueur et l’esprit service.

Ses actions finement calculées s’appuient sur une combativité et un sang-froid naturels. Ces qualités ont été primordiales en compétition et aussi pour la direction des athlètes.

Fier, exigeant et déterminé, il aime affronter les obstacles avec un esprit intuitif et visionnaire.

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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