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La fameuse Toccata de la Symphonie n°5, opus 42, est l’une des pièces pour grandes orgues les plus jouées aujourd’hui encore, née de ce virtuose de l’orgue à la réputation internationale.

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Charles WIDOR

Né Charles Marie Jean Albert Widor le 21 février 1844 à 14h à Lyon (mairie unique) Rhône 69
Selon acte n°700 – Archives municipales de Lyon en ligne – 2 E 409 – vue 121/462

 Décédé à Paris le 12 mars 1937

 


Charles Widor vers 1900

 

Organiste précoce, il remplace son père dès l’âge de 11 ans…

Aux commandes des orgues de Saint-Sulpice à Paris pendant 64 ans…

Ce virtuose de l’orgue se produit dans 23 pays.

Il est le premier symphoniste de littérature pour orgue

Cet intense créatif est doublé d’un génie avant-gardiste.

 

 

Organiste précoce, il remplace son père dès l’âge de 11 ans…

C’est par l’hérédité que dès l’âge de 11 ans, il remplace son père, dont il est l’élève, sur le banc de l’orgue paroissiale à Saint-François-de-Sales à Lyon. Ensuite, c’est à Bruxelles qu’il poursuit ses études musicales tant pour la théorie, la composition que pour l’orgue.

De retour à Lyon en 1860, il est organiste de Saint-François. Il a 16 ans.

Installé à Paris vers 1865, il assiste Camille Saint-Saëns en l’église de la Madeleine (8e arr.) à partir de 1868.

 

Aux commandes des orgues de Saint-Sulpice à Paris pendant 64 ans…

C’est à l’âge de 26 ans qu’il devient suppléant de Lefébure-Wély à l’orgue Aristide-Cavaillé-Coll de Saint-Sulpice (Paris 6e), poste qu’il tiendra pendant 64 ans, sans pour autant en être officiellement titulaire.

Nommé professeur au Conservatoire de Paris, il succède à César Franck de 1890 à 1896, avant d’enseigner à la classe de composition musicale à la suite du pédagogue-compositeur Théodore Dubois.

De grands noms d’organistes figurent parmi ses élèves, tels qu’Albert Schweitzer, Arthur Honegger, Darius Milhaud…

On doit à Widor une réforme en profondeur de l’enseignement de l’orgue car il préconise une exécution raisonnée et rationnelle ainsi que la connaissance des grandes œuvres de Jean-Sébastien Bach…

 


Charles Marie Widor quand il était organiste à St-Sulpice

 

Ce virtuose de l’orgue se produit dans 23 pays.

A partir de 1880, on le retrouve tenant la plume de critique musical dans le journal L’Estafette.

Membre de l’Académie des Beaux-arts dont il est nommé secrétaire perpétuel en juillet 1914, il fonde avec Francis Casadesus, le Conservatoire américain de Fontainebleau  qu’il dirige jusqu’en 1934. Nadia Boulanger a enseigné dans ce conservatoire.

Virtuose de l’orgue, Widor joue dans plus d’une vingtaine de pays d’Europe, ainsi qu’en Angleterre et en Russie.

Il est souvent invité à inaugurer des instruments Cavaillé-Coll comme ceux de Notre-Dame-de-Paris, Saint-Germain-des-Prés… et aussi celui de sa paroisse natale Saint-François de Lyon.

A noter que son père François Charles Widor (1811-1899), organiste réputé, était présent à l’inauguration le 6 janvier 1842 de l’orgue Callinet surmontant la tribune édifié par l’architecte Bossan en la collégiale Notre-Dame-d’Espérance à Montbrison (Loire).

Jusqu’à l’âge de 90 ans, Charles Widor joue en public et laisse en 1933 à Marcel Dupré, son élève et assistant, son poste d’organiste à Saint-Sulpice.

 


Charles-Marie Widor avec Ferrucio Busoni et Isidor Philipp au restaurant Foyot, à Paris vers 1910.

 

Il est le premier symphoniste de littérature pour orgue

Auteur d’œuvres de musique de chambre, il est célèbre pour ses compositions de musique orchestrale.

Conçue pour les grandes orgues symphoniques Cavaillé-Coll, certains mouvements de ses symphonies sont d’une grande virtuosité.

Reconnu comme le premier symphoniste de la littérature pour orgue, et connaisseur de la musique allemande, il privilégie cependant la tradition française. Ses symphonies qui se distinguent de celles classiques, sont remarquables pour leur usage du grégorien dans un contexte qui résume tout l’art de ce compositeur.

Sa musique a été jouée lors du mariage d’Elisabeth II, reine d’Angleterre en 1947.

Son traité d’orchestration – qui se veut complément à celui de Berlioz – est universellement adopté par les compositeurs de musique symphonique.

 

 

Cet intense créatif est doublé d’un génie avant-gardiste.

Charles Widor inspiré conjointement par le Bélier, le Cancer, les Poissons et le Verseau est équipé pour devenir un intense créatif, avec l’esprit novateur. Conquérant et imaginatif il explore et ordonne avec autant de sensibilité que de rigueur toutes les dimensions du monde de l’univers musical.

L’orgue est précisément l’instrument qui lui permet cette autonomie et cette indépendance novatrice.

En précurseur intrépide et déterminé, de son génie sort ce qui est bon pour l’avenir de la musique.

Sa profession est toute sa vie et  il s’y investit jusqu’à un âge avancé.

Son esprit curieux qui foisonne d’idées nouvelles, sait aussi orchestrer avec une naturelle autorité dans une ambiance d’élévation spirituelle vers le plus haut et le plus beau de la musique.

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

Si vous souhaitez écouter la Symphonie n°5, opus 42
cliquez sur ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=9OU_HlRLq6A

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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