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Un médecin de campagne en France, parmi tous ces bienfaiteurs dévoués aux familles, du nouveau-né au vieillard, en ce début de 20e siècle

 

Jean Auguste VIAL

Né le 2 février 1876 à 15 heures (trois heures du soir) à Montbrison Loire 42

Décédé le 24 octobre 1968 à Montbrison Loire 42

 
(photo prise en 1946)

 

Issu d’une famille de paysans, il fait ses études au petit séminaire de Montbrison. Il reste fidèle à cet établissement puisque, devenu médecin, il en assure la responsabilité sanitaire, veillant affectueusement sur la santé des maîtres et des étudiants.

 

Barbe blanche et pince-nez d'or pour cet homme qui a voué sa vie à la médecine

Sa silhouette pittoresque, costume et gilets sombres, chapeau mou, vaste barbe blanche et pince-nez d’or,  reste dans la mémoire de tous les habitants du Montbrisonnais. Installé au cœur de la ville (22, boulevard Lachèze), il achète en 1923 un bel hôtel néo-gothique, à l’image de l’homme : digne et réservé.

Il est, m’a-t-on dit, le premier Montbrisonnais à rouler en automobile qui remplace, bien entendu, sa voiture à cheval.

Son diagnostic sûr, son intelligence du métier sans faille, en font un grand médecin de campagne. Simple et familier, parfois bougon, il répond sans détour, bien compris des plus humbles.

Lors d'une épidémie de typhoïde, à qui lui demande si la maladie est contagieuse, il répond : ça ne saute pas après.

Aux élèves de l'Institution Victor de Laprade qu'il trouve frileux, il rappelle les bienfaits de l'eau fraîche. De son temps, au petit séminaire, il fallait casser la glace pour se débarbouiller…

On dit que parfois, il « oublie » de se faire payer et même qu’il laisse avec l’ordonnance, de quoi acheter les remèdes…

Il est pendant très longtemps, le médecin chargé de l’hôpital et de la maison de retraite de Montbrison.

 

Un homme dévoué aussi pour la gestion municipale

Outre son « sacerdoce » de médecin qu’il exerce jusqu’à un âge avancé,  il siège au conseil municipal pendant plusieurs décennies. Quand il devient maire, le 18 juin 1943, c’est  la seconde guerre mondiale et la difficile période de la défaite et de l’occupation. Il fait de son mieux puis s’efface aussitôt sa tâche accomplie.

Les anciens Montbrisonnais le nomment affectueusement « le père Vial » pour le distinguer de son fils, médecin aussi comme son petit-fils.

Il finit ses jours, retiré à l’Hôtel-Dieu auprès des sœurs augustines. Il y occupe discrètement une petite chambre jusqu’à son décès. Une place au cœur de la ville vient d’être dédiée à cet humaniste au grand cœur.

Source : Jo Barou, http://forezhistoire.free.fr/docteur-jean-vial.html

 

Docteur Jean VIAL

 
(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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