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Dossiers

 

La Tour Eiffel


Préambule - Gustave EIFFEL - Les 72 savants - autour de la Tour


 

la face Trocadéro

AMPERE - BELANGER - BRESSE - CHAPTAL - CHASLES - CHEVREUL - CUVIER - DULONG - FLACHAT - LAGRANGE - LALANDE - LAPLACE - LAVOISIER - LEGENDRE - NAVIER - PONCELET - SEGUIN - TRESCA


 

Marc SEGUIN

né le 20 avril 1786 - heure absente  sur acte de baptême, à Annonay (Ardèche)

 

mort le 24 février 1875 à 2h du matin à Annonay (07)

Mécanicien , ingénieur, inventeur, petit-neveu des frères Montgolfier

Avec son frère Camille, conçoit le principe des ponts suspendus et il en perfectionne le système ; contribue à réaliser en 1823, à Annonay,  le 1er pont suspendu  à câbles métalliques

Inventeur de la chaudière tubulaire (locomotives) ; est à l’origine du chemin de fer Lyon-St Etienne (2e construite en France) et sur cette ligne circulent les 1ères locomotives françaises construites par Marc Seguin. Sa 1ère machine roule le 1er octobre 1829

Cet homme, hors du commun, a 19 enfants et vit jusqu’à 89 ans, veuf et remarié en 1839. Ses petits-enfants (Louis et Laurent Seguin) créent les moteurs Gnome.

Son nom est mis par Gustave Eiffel en 1ère position dans la liste des 72 noms inscrits sur la tour Eiffel.

 


Joseph Jérôme Lefrançois de LALANDE

Né le 11 juillet 1732  à une demi-heure du matin (0h30) à Bourg en Bresse Ain 01, selon acte de baptême

décédé le 4 avril 1807 à Paris

Astronome

Nombreux travaux d’astronomie et d’hydrologie

Sa renommée vient de son travail sur l’orbite de Vénus

Participe à la création du Bureau des Longitudes

Contribue à populariser l’astronomie mais son caractère difficile lui vaut des inimitiés

Son nom est inscrit en 2e position par Gustave Eiffel dans la liste des 72 noms inscrits sur la tour Eiffel.

 


TRESCA Henri Edouard

Né le 12 octobre 1814 à Dunkerque 59, à  4h de relevées soit 16 h., selon acte de naissance n°593

décédé le 21 juin 1885 à Paris

Ingénieur et mécanicien

Auteur du « critère de Tresca » sur la résistance des matériaux aux efforts de cisaillement. C’est l'un des 2 plus importants critères de résistance utilisés aujourd'hui, avec celui de von Mises.
Père du mètre-étalon. Son nom est donné aux règles réalisées pour le Bureau International des Poids et Mesures de Sèvres, après la Convention du Mètre de 1875. Réalisées en alliage de platine et d’iridium, elles ont une longueur de 102 centimètres, 2 traits transversaux marquant les extrémités de l’unité. Ces règles ont une section en  « X » pour leur donner un maximum de rigidité. Une de ces règles est choisie comme mètre étalon international.

Sa renommée est si grande à son époque, qu’Eiffel met son nom en 3e position sur la liste des 72 noms de savants inscrits sur la Tour Eiffel.

 


Jean-Victor PONCELET

Né le 1er juillet 1788 à 8h du soir (20h) à Metz 57 selon acte de baptême

décédé le 22 décembre 1867 à Paris

Géomètre, mathématicien, ingénieur et général

Créateur de la géométrie projective

Commandant de l’Ecole Polytechnique

Théorème de Poncelet-Steiner - Grand théorème de Poncelet

Invention de la roue hydraulique à aubes courbes

Son nom est inscrit par Gustave Eiffel, en 4e position dans la liste des savants inscrits sur la tour Eiffel.

Rejoignant la Grande Armée de Napoléon, en tant que lieutenant du génie, il est fait prisonnier et doit parcourir 1 500 km à pied en 4 mois en plein hiver russe. Privé de tout livre, il reprend cependant les fondements des mathématiques et met en forme les principes fondamentaux de la géométrie projective. Son retour en France dure aussi 4 mois.

 


 

Jacques Antoine Charles BRESSE

Né le 9 octobre 1822 à Vienne Isère 38 à 10h du soir, soit 22h selon acte n° 449

 

décédé le 22 mai 1883 à Paris

Mathématicien

Travaux sur la flexion des poutres

On lui doit plusieurs formules de calcul des ponts métalliques du chemin de fer

A reçu en 1874 le prix Poncelet de l’Académie des Sciences

Son nom est inscrit en 5e position par Gustave Eiffel sur la liste des savants figurant sur la tour Eiffel.

 


Joseph-Louis LAGRANGE

né le 25 janvier 1736

à Turin (Italie) - état-civil non demandé

 

mort à Paris le 10 avril 1813

 

Mathématicien

Astronome

Elaboration du système métrique avec Lavoisier

Membre fondateur du Bureau des Longitudes

A laissé d’importants travaux en géométrie, trigonométrie et mécanique

 


Jean-Baptiste-Charles-Joseph BELANGER

né le 4 avril 1790 à Valenciennes Nord, à 10h du matin selon acte de baptême

décédé à Neuilly sur Seine en 1874

Mathématicien, polytechnicien sorti 3e, puis ingénieur des Ponts et Chaussées

Trace des routes ; étudie pour les canaux les questions touchant l’hydrodynamique.

Travaille aux premières études sur la création du chemin de fer. Professeur admiré de Gustave Eiffel à Polytechnique.

 


Baron Georges Leopold Chretien Frédéric Dagobert CUVIER

né le 23 août 1769 à 4h à Montbéliard (Doubs-25) - source : L’Astrologue n°136

 

mort à Paris le 13 mai 1832

 

Naturaliste, zoologiste, paléontologue, professeur d’histoire naturelle aux Ecoles Centrales

Fait partie des fondateurs de l’anatomie comparée

Enonce le principe de subordination des organes et de corrélation des formes

Propose une nouvelle classification (4 parties) du règne animal (ordre, famille, genre, espèce)

A partir de fossiles, prouve l’existence d’espèces disparues et fonde la paléontologie

 


Pierre-Simon LAPLACE

Né le 23 mars 1749 à Beaumont en Auge 14 (Calvados) - heure de naissance absente sur acte de baptême

 

mort le 5 mars 1827 à Paris

Astronome, mathématicien , physicien, ministre

Etude de la mécanique céleste. Son traité de la mécanique céleste est un chef d’œuvre de 5 volumes qui a transformé l’approche géométrique de Newton en approche fondée sur l’analyse mathématique.

Membre de toutes les principales académies d’Europe

Souvent comparé à Newton, il exerce une grande influence sur les scientifiques de son époque. Toutefois, la modestie lui manque car il semble se considérer comme le plus grand mathématicien de son temps.

Même ses admirateurs le reconnaissent présomptueux et égoïste.

Nommé Comte de l’Empire par Napoléon 1er puis Marquis sous la Restauration : sa capacité à changer d’opinion politique est surprenante.

 


Pierre Louis DULONG

Né le 13 février 1785 à Rouen 76 S.M. - heure absente de l’acte de baptême

décédé à Paris le 19 juillet 1838

Physicien, chimiste

A 16 ans, réussit le concours d’entrée à l’école Polytechnique

Après avoir exercé un temps la médecine, il retourne vers les sciences. Découvre le chlorure d’azote en 1811 mais l’année suivante une explosion lui fait perdre un œil et trois doigts.

Avec Petit, réalise un type de thermomètre à liquide, le thermomètre à poids permettant de perfectionner les techniques calorimétriques.

Etudie les propriétés des gaz et mesure la vitesse du son dans différents gaz

Découvreur du chlorure d’azote en 1812

Découvreur avec François Arago de la force élastique de la vapeur d’eau à différentes températures.

Professeur puis directeur des études à Polytechnique

 


Michel Chasles

Né le 25e j. de brumaire de l’an II de la République soit le 15 novembre 1793 « sur les 10 h. du matin » à Epernon  Eure et Loir, selon acte de naissance

décédé le 18 décembre 1880 à Paris

Mathématicien géomètre

Attaché à une géométrie pure, est avec Poncelet et Steiner un remarquable représentant de la géométrie projective.

On lui doit des formules qui portent son nom (relation de Chasles, théorème de Chasles), concernant les sommes d’intégrales, d’angles, de vecteurs.

En géométrie, a  inventé le terme homothétie

 


Antoine Laurent de Lavoisier

Né le 26 août 1743 à Paris, état-civil non demandé

Marié à Marie Anne Pierrette PAULZE née le 20 janvier 1758 à Montbrison Loire 42 selon acte de baptême

décédé le 8 mai 1794 à Paris (guillotiné sous la Terreur)

Chimiste, philosophe et économiste

Découvreur de l’oxygène

Déterminer la nature du phénomène de combustion : une de ses plus importantes recherches

Fondateur de la chimie moderne (« rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »)

« La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu. » est la réponse faite par le Président du Tribunal Révolutionnaire à Lavoisier qui lui demandait un sursis pour pouvoir achever une expérience.

 


André-Marie Ampère

né le 20 janvier 1775 à Lyon, heure absente sur acte de baptême n°93 (paroisse St Nizier)

décédé à Marseille le 10 juin 1836

Mathématicien et physicien.
Animé très tôt d’une soif d’apprendre notamment les mathématiques, il ne fréquente par l’école mais il est instruit par son père Jean-Jacques Ampère. Ce dernier, juge de paix à Lyon,  est guillotiné le 25 novembre 1793.

Enonce la théorie de l’électromagnétisme (1827).

Inventeur du premier télégraphe électrique et du galvanomètre.

Inventeur de l’électroaimant avec François Arago. Professeur à Lyon et à Paris

De son vivant, reconnu par ses pairs comme un savant de 1er ordre.
Son nom a été donné à l'unité internationale de courant électrique : l’ampère.

 


Michel Eugène Chevreul

né le 31 août 1786 "au soir, sur les huit heures"
soit 20 h. à Angers M. et L. 49

 

mort à l'âge de 102 ans, le 9 avril 1889 à Paris

Chimiste

Un des premiers à s’intéresser à la chimie organique ; découvre  le rôle des acides gras et est l’auteur de la théorie de la saponification. Etudie les corps gras et en établit la composition.

Professeur de chimie puis directeur des teintures à  la manufacture des Gobelins, il s’intéresse aux matières colorantes et donne une théorie des couleurs

 


Eugène Flachat

Né le 16 avril 1802 à Paris 2e, soit le 26 germinal de l’an X de la République

Heure absente sur acte de naissance obtenu via les arch. municipales de Nîmes

 

mort à Arcachon le 16 juin 1873

Ingénieur en chef puis directeur de compagnie ferroviaire

A collaboré à la construction d’une des premières lignes de chemin de fer  françaises Paris-Le Pecq

Constructeur, avec son frère Stéphane Mony, de la 1ère gare parisienne, dite embarcadère de l’ouest, en 1836

Constructeur des chemins de fer Paris-St Germain en Laye, Paris-Rouen ainsi que Rouen-Le Havre

Co-auteur avec Le Chatelier, Polonceau et Petiet du Guide du mécanicien, constructeur et conducteur de machines locomotives

 


Claude Louis Marie Henri Navier

Né le 10 février 1785 à Dijon 21 – heure absente sur acte de baptême

 

mort à Paris le 21 août 1836

Mathématicien,

Auteur de la première théorie générale de l’élasticité en 1821

Etudie la flexion, la résistance à la traction et aux chocs

On lui doit aussi des études d’hydrodynamique, notamment sur l’écoulement des liquides dans les tuyaux.

Equation de Navier-Stokes décrivant la mécanique des fluides

Neveu d’Emiland Gauthey qui s’occupe de son éducation. Après Polytechnique, il prend sa succession en tant qu’inspecteur général des Ponts et Chaussées.

 


Adrien-Marie Legendre

Né le 18 septembre 1752 à Paris - état-civil non demandé

 

mort le 9 janvier 1833 à Auteuil

 

Géomètre et mathématicien

Chargé de l’étude de travaux géodésiques (science de la forme et des dimensions de la terre), il approfondit l’étude de la trigonométrie.

Méthode des moindres carrés

Célèbre pour la loi de « réciprocité quadratique »

 


Jean-Antoine CHAPTAL

Né le 5 juin 1756 à 21h30 à Nogaret 31 HG
(Source : fichier Astromac)

mort le 30 juillet 1832 à Paris

 

Agronome, chimiste, ministre de l’Intérieur de 1800 à 1804

A l’origine du procédé dit « chaptalisation » qui permet par sucrage du moût de raisin d’augmenter la teneur en alcool de vins. Ainsi il a révolutionné l’art de la vinification.

Fondateur des premières fabriques de produits chimiques en France. Améliore la production de l’acide chlorhydrique. Institue les Chambres de Commerce et crée la première école d’arts et métiers.