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La Tour Eiffel


Préambule - Gustave EIFFEL - Les 72 savants - autour de la Tour


 

Gustave Alexandre EIFFEL
né Bönickhausen

né le 15 décembre 1832 à 20h00 à Dijon (Côte-d’Or)

Décédé le 27 décembre 1923 à Paris 8e à 20h30
selon l’état-civil

 

 

La Tour Eiffel clôture sa carrière d’entrepreneur talentueux.

Ingénieur, pionnier de l’architecture du fer, Gustave Eiffel est immortalisé par sa Tour. Vivement contestée, elle est sa création la plus inutile et même jugée « le déshonneur de Paris ». Vingt ans plus tard, devenue « l’une des plus belles expressions du génie français »,  elle va conférer à son auteur une notoriété internationale et donner un symbole à Paris et à la France.

Destinée à la destruction une fois passée les fastes de l’Exposition, elle est cependant pérennisée et devient le monument le plus visité au monde.

 

Eiffel laisse tomber dans le domaine public les reproductions de sa Tour

Dès 1887 - année de début de la construction de la Tour – Eiffel, en homme avisé, concède à Jaluzot, directeur du Printemps, l’autorisation exclusive de reproduire des miniatures de « tours », avec les chutes et rognures du monument, qu’il rachète au prix de 8 fr le kilo.

Jaluzot, de son côté, qui a le génie des affaires, sous-traite sa concession à une multitude de petits industriels : bijoutiers, verriers, bronziers, éventaillistes… qui fabriquent ou peignent des millions de tours Eiffel.

Puis Jaluzot, alléché, augmente à 50 % les droits de reproduction de tout objet figurant « sa tour ». Cela sème grande panique parmi ce petit monde d’artisans et un procès s’en suit.

Eiffel, confronté aux réclamations unanimes des grands et petits fabricants, reconnaît son erreur et refuse, dès lors, de continuer « l’exclusivité » à Jaluzot.

C’est ainsi que les reproductions de la fameuse tour, tombent dans le domaine public.

Dès son inauguration en 1889, le peuple adopte la Tour Eiffel avec une ferveur touchante et veut l’emporter avec lui, comme une madone qu’on ramène d’un pèlerinage. C’est ainsi qu’on la retrouve trônant sur les cheminées, entre deux portraits de famille !

Source : revue Historia n°80 d’octobre 1954

 

Sa notoriété de constructeur s’étend aux 4 coins du monde.

En 1889 quand elle se dresse fièrement 300 mètres, au-dessus de l’Exposition Universelle de Paris, Eiffel a 58 ans, et, à son actif, une riche carrière de constructeur.

On lui doit notamment :

- le pont ferroviaire de Bordeaux

- la gare de l’Ouest à Budapest

- l’armature intérieure de la statue de la Liberté de Bartholdi

- le grand escalier du Bon Marché à Paris

- l’observatoire de Nice,

- des églises, des halls de gare, des usines à gaz,

- des dizaines de kilomètres de ponts en fer ou en acier, dont le viaduc de Garabit,

- des ponts portatifs vendus en « kit » dans le monde entier.

 

Il échoue à Panama, mais devient pionnier en aérodynamique. Homme d’avant-garde, il poursuit ses recherches et expériences jusqu’à ses derniers jours.

Son sens intuitif des affaires ne lui permet pas, cependant d’éviter l’engagement désastreux dans la construction d’écluses pour le canal de Panama. La faillite de la compagnie du canal lui vaut critiques, jugement et un sentiment de déshonneur, peu après avoir connu le “couronnement” majestueux pour sa Tour.

Avec la notoriété amplifiée par le succès de sa Tour, en 1891, lui vient la discrète ambition d’une carrière politique. Il se déclare candidat aux Sénatoriales à Dijon, sa ville natale. Face aux autres candidats, l’électorat ne le retient pas.

Il connaît une retraite active, consacrée principalement aux recherches sur l’aérodynamique et … à trouver une utilité à sa Tour.

 

Devenu patriarche, Gustave homme d’honneur et de cérémonials, fera de son propre anniversaire le moment annuel d’une fête familiale aussi brillante qu’incontournable.

 

Janine Tissot