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De la magistrature à la peinture, il produit pendant plus de trente ans des affiches pour la Compagnie de chemins de fer PLM et dirige l’Almanach de Strasbourg pendant près de quarante ans.

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Henri GANIER dit « TANCONVILLE »

Né le 29 juillet 1845 à 3h du matin à Lunéville Meurthe-et-Moselle 54
Selon acte n°181 – AD54 en ligne – 5 Mi 328/R34  1836-1845 – vue 898/930

Décédé le 20 septembre 1936 à Baumes-les-Dames Doubs 25

 

 

Orienté vers le droit et les lettres par son père

Peintre, illustrateur, au terme de sa carrière de magistrat

Homme de pinceau mais aussi de plume, il dirige un Almanach pendant 38 ans

Vif et imaginatif il est un artiste inspiré

 

 

Orienté vers le droit et les lettres par son père

Tenté par la carrière militaire à l’image de quatre de ses aïeux, après le baccalauréat il veut faire une carrière militaire, mais son père l’oriente vers le droit et les lettres. Après ses études juridiques à Strasbourg, il devient avocat à Colmar.

Après la guerre de 1870, où il s’est engagé comme lieutenant, sa famille s’installe dans le village de Tanconville (Meurthe-et-Moselle) dont il utilisera le nom comme pseudonyme.

Devenu juge d’instruction à Nancy en 1872, il y restera plus de vingt ans.

Marié en 1873 et père de deux fils, il devient veuf en 1892.

 

Peintre, illustrateur, au terme de sa carrière de magistrat

Au terme de sa carrière dans la magistrature en 1893, il se consacre uniquement à la peinture et l’illustration sous le pseudonyme de Tanconville.

Dès lors et pendant plus de trois décennies, il produit des affiches pour la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM).

Son séjour près de Strasbourg de 1894 à 1914 l’inspire puisque souvent figurent dans ses compositions, des Soldats et des femmes à coiffe alsacienne.

 

 

Homme de pinceau mais aussi de plume, il dirige un Almanach pendant 38 ans

Homme habile au pinceau, Tanconville l’est tout autant à la plume, puisqu’il est directeur et rédacteur dans l’Almanach, Le Grand Messager Boiteux de Strasbourg de 1898 à son décès. Comme Joseph et Maurice Vermot, il attache son nom à un Almanach.

Un style est donné à cet ouvrage, puisqu’année après année sa couverture reprend le dessin de Tanconville. Il représente un ancien invalide des guerres napoléoniennes  qui a obtenu le privilège de distribuer cet Almanach pour gagner sa vie. Il faut dire que dans de nombreuses mythologies, on reconnaît au boiteux des pouvoirs surnaturels et un savoir supérieur.


Couverture de l’Almanach Le Grand Messager boîteux par Tanconville en 1926

En tant qu’artiste francophile spécialiste de dessins militaires et uniformes napoléoniens, Tanconville est expulsé d’Alsace en 1914.

Réfugié d’abord à Genève, puis à Chambéry, il se retire finalement à Baume-les-Dames après la mort de son fils, capitaine tombé au champ d’honneur en 1917.

 

 

 

Vif et imaginatif il est un artiste inspiré

La rigueur clairvoyante du Lion lui a donné le talent pour la magistrature avant que sa nature de Cancer imaginatif ne le conduise à la peinture et à l’illustration.

Par sa grande vivacité d’esprit, il montre autant d’habileté dans la parole, l’écriture, que le trait du dessinateur.

Son attirance pour les déplacements et les voyages l’orientent naturellement vers la compagnie PLM dont il fait la promotion par l’image pendant plus de trente ans.

Ses dessins précis et minutieux invitent au rêve et d’un regard le spectateur s’imagine être passager privilégié d’un train qui file à toute vapeur à destination d’une des villes d’eau à la mode et prisées par une clientèle fortunée.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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