les Actus DN
en collaboration avec la FDAF - www.fdaf.org

 

accueilindex alphabétiquepar thèmesles dossiers

 

Une grande figure de la Résistance française, assistante sociale pionnière, elle dirige l’école pour la mise en place de services sociaux dans les usines de guerre employant des femmes.

télécharger cet article

 

Jane SIVADON
Née Jeanne Lucie Eugénie SIVADON dite Jane, alias Jacqueline Simon

Née le 26 juin 1901 à 10h du matin à Toulouse Haute-Garonne 31
Selon acte n°1371 – Archives de Toulouse en ligne – 1 E 597  - vue 1372

 Décédée le 31 août 1995 Le Muret Haute-Garonne 31

 


http://la-loupe.over-blog.net/article-sivadon-jane-115481435.html

 

Quelle destinée que celle de Jane Sivadon,
toute dédiée au service social et notamment pour les femmes !

Une vie très tôt consacrée au service des femmes

Ses activités de résistante lui valent la déportation.

Après 1945, elle est chargée de créer un diplôme d’Etat d’assistante sociale.

Héroïne servante, maternante et aimante au service des femmes de son temps

 

 

Quelle destinée que celle de Jane Sivadon,
toute dédiée au service social et notamment pour les femmes !

Toujours active au milieu des épreuves de son temps, ses activités de résistante lui valent le bagne puis la déportation en camp de concentration, avant de reprendre toute sa part dans la mise en place de la profession d’assistante sociale.

 

Une vie très tôt consacrée au service des femmes

Issue d’une ancienne famille de l’Eglise protestante réformée, elle fait ses études secondaires à Clermont-Ferrand où elle décroche un premier prix de piano au Conservatoire de musique et fonde une troupe d’Eclaireuses.

Le ton de sa vie est donné, elle veut mettre ses dons au service des autres.

Ainsi en 1927, elle intègre une école privée d’assistantes sociales : « l’Ecole des surintendantes d’usines et de services sociaux » rue Princesse à Paris. Mis en place à la fin de la Première Guerre mondiale, ce dispositif vise à installer des services sociaux dans les usines de guerre employant des femmes.

Après de nombreux stages, elle obtient son diplôme de surintendante en 1932 et prend la direction d’une maison pour l’enfance en difficulté dans l’Isère. Mais en Juillet 1933, sur proposition de Cécile Brunschvicg, elle devient monitrice générale à l’école des surintendantes puis sous-directrice en 1933 et finalement directrice en 1939.


avec l'aimable autorisation du Pasteur Bernard Bordes
http://www.unepref-ariege.org/chroniques-mas-d-azil/2010/07/paul-et-jeanne-sivadon/

 

Ses activités de résistante lui valent la déportation.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en lien avec Berty Albrecht et sous l’impulsion de Jeanne, l’école d’assistantes sociales devient un centre extrêmement actif pour la coordination de petits groupes de résistants isolés en région parisienne et en province et aussi pour la liaison avec d’autres mouvements.

En janvier 1942, Jane Sivadon devient membre du comité directeur du groupe de résistants Combat Zone Nord.

Arrêtée en février 1942 par la Police secrète militaire allemande, après détention et interrogation elle est déportée à Sarrebruck et condamnée à mort le 12 octobre 1943. Détenue à la prison de Cologne, l’exécution est suspendue et elle est transférée au bagne de Lübeck puis Cottbus.

Le 15 novembre 1944, elle est envoyée au camp de Ravensbrück puis déportée à Mauthausen en mars 1945.

Libérée le 23 avril 1945, elle est rapatriée par la Croix-Rouge suisse.

 

Après 1945, elle est chargée de créer un diplôme d’Etat d’assistante sociale.

Après-guerre, Jeanne directrice du centre d’études et de formation du service social du travail, est chargée par le ministère du Travail de créer un diplôme d’Etat de surintendante d’usine (assistante sociale).

Elle participe à la fondation de l’Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR) :

« Nous nous sommes réunies entre femmes seulement […] :

cet esprit de fraternité que nous voulons toutes prolonger et faire fructifier

naît de la connaissance directe que les unes ont des autres,

des souvenirs communs et des souffrances partagées ».

dit-elle lors de l’assemblée générale constitutive de l’ADIR le 4 novembre 1945.

On retrouve ensuite Jeanne à la direction générale des services sociaux des trois armées (terre-air-mer-armement).

En retraite à partir de 1961, elle s’occupe alors d’œuvres sociales puis à partir de 1971, elle crée avec sa famille une association regroupant les descendants de leurs ancêtres, des gentilshommes verriers protestants huguenots.

 

 

Héroïne servante, maternante et aimante au service des femmes de son temps

Marquée conjointement par le Cancer, la Vierge et le Scorpion, Jeanne pourrait être qualifiée – en raccourci – de servante maternante et aimante, particulièrement forte quand le contexte est trouble et conflictuel.

Pour cette organisatrice dotée d’un sang-froid remarquable, la volonté d’action et de service est plus forte que les obstacles qui se dressent sur son chemin.

Déterminée et solide dans l’épreuve, elle se sent faite pour soutenir et soulager la condition féminine et ses actions sont menées selon son feeling et sa sensibilité.

Voici un bref aperçu de Jane Sivadon, une héroïne à l’âme de mère serviable qui s’active à soulager la misère des femmes de son temps.

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

haut de page