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Père CHRISTOPHE
Jean Christophe Georges Marie LEBRETON

l'étudiant de 68 qui choisit le couvent

 

né le 11 octobre 1950 à 14 heures 30 à Blois Loir-et-Cher 41
selon acte n° 844

décédé en mai 1996 à Médéa Algérie

 

 

 

En mai 1968, son transistor marche toute la journée dans sa chambre de la maison familiale de Blois. Lycéen de 18 ans, il vibre pour l’agitation parisienne et regrette de ne pas être aux côtés des « jeunes révolutionnaires qui balaient enfin la langue de bois ». Ce printemps de révolte réveille sa quête d’absolu et son besoin de bousculer un monde tranquille.

Après son bac, il a du mal à tenir en place et part en Algérie accomplir son service militaire. Là-bas, il aide les collégiens à préparer leur  Certificat d’Etudes, s’occupe des handicapés. A plusieurs reprises, un ami prêtre, l’entraîne à Tibhirine. Christophe est marqué par le silence, le recueillement du monastère mais aussi par l’extrême pauvreté de la population voisine. Il se promet de revenir.

Revenu en France, il prépare sans conviction une maîtrise de droit. A 24 ans, il décide de rejoindre l’abbaye de Tamié en Savoie. Il se lie d’une grande amitié avec Frère Philippe, lui aussi, « vrai soixante-huitard ». Ils échangent livres et témoignages spirituels, mais ils dénotent dans le style de la communauté.

Christophe se sent mal à l’aise et désirant une humilité et une pauvreté plus radicales encore. Il pense les trouver en Algérie à Tibhirine, où il prononce ses premiers vœux. Mais les moines de la communauté sont âgés et Christophe s’ennuie. Il  rentre de nouveau, à l’abbaye de Tamié, où pendant 10 ans, il mûrit et affermit son expérience monastique.

C’est en 1987, qu’il retourne vivre au monastère de Tibhirine. Chaleureux, entier, il se lie d’amitié avec la population. Et lors de son ordination en 1990, il présente ses amis algériens à sa famille venue de la Drôme.

Il est le benjamin de l’équipe et vend les produits de la ferme sur le marché local.

Avant le décès de son père à la Toussaint 1995, celui-ci le supplie en vain de rentrer. Mais Christophe lui répond : « Pourquoi aurait-on le droit de fuir, alors que les Algériens ne l’ont pas ? Ce sont eux les victimes, pas nous ».

Dans la communauté de Tibhirine, Père Christophe est la « chaudière du groupe ».

 

 

 

Père CHRISTOPHE


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


 

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