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Comédienne et danseuse de music-hall, elle enchante le public londonien par son talent et son physique.
Dénommée Outre-Manche La Cocotte française, elle devient actrice, mannequin et conduit des revues dans les spectacles parisiens.

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Gina PALERME
Née Marie Louise Irène de MAULMONT

le 18 décembre 1885 à minuit soit le 19 décembre 1885 à zéro heure
à Bussière-Galant Haute-Vienne 87
selon acte n°83 – AD87 en ligne – 3 E 27/13 – vue 76/238

 Décédée le 26 décembre 1977 Les-Pavillons-sous-Bois Seine-Saint-Denis 93

 

 

Descendante des Borgia… et d’une noblesse limousine…

La plus belle femme de France enchante les Londoniens dès 1911

Sportive accomplie, elle pratique l’hébertisme

Femme de scène, elle enchante le public de la Belle Epoque et des Années folles

 

 

Descendante des Borgia… et d’une noblesse limousine…

Son ascendance chez les Borgia l’inspire-t-elle quand elle se choisit un nom de scène avec une double référence à l’Italie ?

Est-ce aussi pour cela que cette femme qualifiée de facétieuse et surprenante est réputée avoir du caractère ?

Ainsi descendante de cette dynastie très influente qui règne sur Rome pendant un siècle, fournit 2 papes et plusieurs cardinaux, elle est également issue d’une famille de vieille noblesse limousine.

En effet, son père est le baron Aymard de Maulmont installé dans sa propriété du Limousin dans les Monts de Châlus. Il y épouse Antoinette Gazenaud receveuse des Postes, qui lui donnera deux filles Irène et Rose qui seront élevées par leur mère devenue veuve.

Dès 1909, Irène débute dans une revue féérie à l’Olympia sous le titre : 1909, des femmes... rien que des femmes, laissant le souvenir d'une commère étincelante.


Gina Palerme
et Roy Royston dans Bric-a-Brac au Palace Théâtre de Londres en  1915

 

La plus belle femme de France enchante les Londoniens dès 1911

Le succès lui arrive par le music-hall londonien pour des comédies musicales où son talent et son physique font sensation dès 1911. Décrite comme la plus belle femme de France, on l’y surnomme « La Cocotte française ».

Du music-hall au cinéma, il n’y a qu’un pas, puisque début 1920, revenue en France, elle y mène une courte carrière d’artiste et de producteur de cinéma muet où son jeu scénique est mis en valeur.

Gina Palerme revient à la carrière d’artiste de scène où son physique avenant plaît. Au milieu des années 1920, on la retrouve à la tête de revues de music-hall dans des salles de spectacles parisiennes.

Ainsi en 1926, à l’occasion de la réouverture du Moulin Rouge, Gina Palerme conduit la revue Montmartre aux nues  dont costumes et décors sont signés Charles Gesmar.

 


Le Moulin Rouge le soir vers 1910 (carte postale)

 

Pendant ces années, Gina Palerme est très présente dans l’Officiel de la Mode, comme Mistinguett et d’autres danseuses du Moulin Rouge.

En 1928, elle est sur scène au Concert Mayol, et mène la revue La Volupté de Paris.

 

Sportive accomplie, elle pratique l’hébertisme

Cette sportive accomplie, qui a été aussi modèle et mannequin pour des créateurs de mode et des marques de produits, est adepte de l’hébertisme - méthode d’éducation physique naturelle prônée par Georges Hébert.

A 45 ans, elle cesse toute activité professionnelle et se marie en 1932 avec Pierre Palette employé de commerce.

Elle décède sans descendance à 92 ans.

 

 

Femme de scène, elle enchante le public de la Belle Epoque et des Années folles

Conduire des revues sur les scènes de music-hall est tout ce qui convient à la nature jupitérienne de Gina Palerme marquée par le Sagittaire et la Vierge.

Faire dans le spectaculaire et en toute indépendance, pourrait résumer le tempérament de cette femme à l’autorité naturelle et à l’âme artiste.

Pragmatique et organisée, elle aime le devant de scène et les feux des projecteurs, pour animer avec un éclat grandiose fêtes et divertissements populaires.

Stimulée par la difficulté et les projets d’ampleur, cette comédienne danseuse et chanteuse est faite pour évoluer dans la tension et les contraintes du spectacle, soumise aux exigences de chorégraphies minutieusement préparées.

Son don pour la danse s’appuie sur une nature sportive préoccupée des soins à donner à son corps par l’éducation physique naturelle afin de dérouler sur scène une prestation optimale, innovante et bien cadrée.

Hommage à Gina Palerme qui a enchanté le public de la Belle Époque et des Années Folles !

  

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

 


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