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Médecin physiologiste, pionnier de la photographie et précurseur du cinéma, il est considéré comme un touche-à-tout de génie… et atypique

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Etienne MAREY dit Etienne-Jules MAREY

Né le 5 mars 1830 à 20h (huit heures du soir à Beaune 21 Côte-d’Or
Selon acte n°74  AD21 en ligne

Décédé le 15 mai 1904 à Paris

 

 

 

Etudiant en médecine, malgré lui, il devient professeur et chercheur passionné

Fils d’un négociant en vin, il fait ses études secondaires à Beaune puis se rend à Paris pour étudier la médecine de 1849 à 1859, contre son gré, car initialement il veut entrer à l’Ecole Polytechnique.

De 1869 à 1904, professeur au Collège de France, lieu d’excellence de la transmission du savoir en France, il est titulaire de la chaire d’Histoire naturelle des corps organisés.

Il s’adonne à la recherche sur de multiples sujets. Ainsi, en 1859, il met au point, avec Chauveau,  un appareil pour enregistrer les battements artériels, le sphygmographe présenté, l’année suivante à l’Académie des Sciences. Le nom de Marey demeure attaché aux lois régissant l’excitabilité du cœur ; sur ce sujet il publie, en 1869, un traité “ Etudes physiologiques sur les caractères graphiques des battements du cœur et des mouvements respiratoires ”.

En 1869, il démontre le double mouvement ellipsoïdal des ailes d’une guêpe. Le règne animal, allant de la bestiole à l’éléphant, représentera toujours une attraction pour ce génie inventif qui se passionne pour l’étude de leurs particularités et de leurs déplacements.

 

Du vol des oiseaux, au galop du cheval, tout est sujet intéressant pour ce passionné de photographie

Adepte d’Icare et fasciné par la perspective du vol humain, en 1870, Marey se met à construire des « oiseaux mécaniques », à partir de l’étude théorique du vol des oiseaux. C’est alors qu’il imagine un appareil photographique capable de prendre des photos en rafale à quelques centièmes de seconde d’écart.

En 1873, il devient membre de l’Académie de médecine et un an plus tard, vice-président de la Société de navigation aérienne, témoignant par là de son bouillonnement intellectuel ouvert à 360°.

Devenu en 1878, membre de l’Académie des Sciences, il s’intéresse à l’étude du mouvement chez les êtres vivants.          

Depuis 1872, Marey prétend que les jambes d’un cheval au galop en viennent à se décoller du sol. Comme cette vision est vivement repoussée par les savants de l’époque, un prix est promis à celui qui en apportera la preuve.

Pour trancher la question, le photographe britannique Muybridge, le 18 juin 1878, devant la presse convoquée, parvient avec 12 appareils photographiques à obtenir les fameux clichés qui confirment la théorie de Marey. Ce dernier, après la découverte des travaux de Muybridge, (qu’il rencontre en 1881), va utiliser la photographie comme outil pour ses recherches.

Entre 1880 et 1882, il fait les plans et dirige la construction de la Station Physiologique de Paris, à Auteuil et dispose ainsi de conditions de travail équivalentes à son concurrent Muybridge.

 

Avec son assistant Demenÿ, il est précurseur du cinématographe

En 1892, avec Georges Demenÿ, son élève devenu son plus brillant assistant, il met au point le procédé de chronophotographie, qui sera une importante étape vers la cinématographie (Frères Lumière). Cette technique consiste à prendre, à intervalles réguliers, une succession de photos, permettant d’étudier le mouvement en décomposé de l’objet photographié.

 


 Vol de pélican photographié par Marey vers 1882 qui trouva le moyen
de saisir plusieurs mouvements en une seule photographie.

 


Fusil photographique

 

Il met au point en 1882, le fusil photographique : « caméra » légère et mobile qui permet de photographier un être en mouvement sur douze poses. Il ne l’utilise que quelques mois, mais l’invention demeure célèbre.

En 1888, c’est Marey qui présente à l’Académie des Sciences, les travaux du pionnier de l’air, Clément Ader qui décollera de quelques mètres le 9 octobre 1890.

En 1889, pour la photographie, Marey abandonne la plaque de verre, et passe au film celluloïd, qui vient d'être introduit en France.

En 1894, devenu président de la Société Française de Photographie, il se brouille avec Demenÿ trouvant que les recherches de ce dernier se tournent vers un but trop peu scientifique.

Il devient président de l’Académie de médecine en 1900.

Au terme d’une  vie féconde, riche d’éloges mérités, Marey s’éteint à 74 ans, le 15 mai 1904.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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