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Si cette comtesse, géniale, fascinante, visionnaire, était née homme, elle serait à la toute première place parmi les pionniers de l’histoire de l’informatique du 19e siècle.

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Ada LOVELACE
Augusta Ada King, née Ada BYRON comtesse de LOVELACE

Née le 10 décembre 1815 à Londres (Royaume-Uni)
Heure de naissance non connue

 Décédée le 27 novembre 1852 à Marylebone (quartier de Londres)

 


Ada King comtesse de LOVELACE - 1840

 

« Le 1er programmeur du monde »

Son père Lord Byron s’exile à sa naissance

Les mathématiques, seul langage pour exprimer les grandioses réalités du monde naturel

Ada la visionnaire imagine que la machine pourrait composer de la musique

« Usine à idées » avide de pénétrer les mondes de l’Invisible de la science

 

 

« Le 1er programmeur du monde »

Il aura fallu un siècle avant que son nom et ses travaux sortent peu à peu de l’oubli à l’avènement de l’informatique au milieu du 20e siècle.

De nombreux développeurs des pays anglo-saxons connaissent le langage Ada nommé ainsi entre 1977 et 1983, en son honneur, après que les informaticiens et les Féministes l’aient sortie de l’ombre.

Cette Britannique, à la « geek (*) attitude » en avance sur les chercheurs de son temps, est considérée comme « le premier programmeur du monde ». En effet, elle entrevoit et décrit des possibilités allant bien au-delà du calcul numérique et de ce qu’imaginent le scientifique Charles Babbage et ses contemporains.

En effet, dans ses notes se trouve le 1er programme publié, destiné à être exécuté par une machine (l’ancêtre de l’ordinateur : la machine analytique de Babbage).

(*) un ou une geek est une personne passionnée par un ou plusieurs domaines précis, plus souvent utilisé pour les domaines liés aux « cultures de l'imaginaire », ou encore aux sciences, à la technologie et l'informatique.
Source :
Wikipédia

 


Ada Lovelace enfant par Alfred d’Orsay - 1822

 

Son père Lord Byron s’exile à sa naissance

A la naissance d’Ada, son père l’illustre poète Lord Byron, suite à de sombres histoires de violences conjugales et d’inceste, s’exile pour toujours du Royaume-Uni. Il ne reverra jamais femme et enfant.

Côté paternel, elle hérite d’une sensibilité artistique exacerbée et, par sa mère Annabelle Milbanke mathématicienne, elle nourrit une insatiable curiosité pour les sciences.

A 17 ans, au cœur des mondanités londoniennes, Ada s’enthousiasme pour le mathématicien visionnaire Babbage et sa machine à différences, gigantesque dispositif de calcul mécanique capable de résoudre des équations très complexes.

Ada, fascinée par sa beauté, en décode très vite le fonctionnement, en digne représentante de la science poétique, selon sa propre expression.

Parmi ses autres connaissances, se trouvent entre autres, Charles Dickens, Michael Faraday

Tentée par une vie de plaisirs mondains, elle choisit la joie de l’étude des sciences : géométrie euclidienne, trigonométrie et autres réjouissances algébriques. Ce monde merveilleux l’amène à rencontrer l’une des rares mathématiciennes britanniques de l’époque, Mary Sommerville qu’elle choisit aussi sec pour amie, enseignante et inspiratrice.

 

Les mathématiques, seul langage pour exprimer les grandioses réalités du monde naturel

C’est alors que le scientifique William King, comte de Lovelace, que l’on dit intelligent et taciturne, s’éprend d’Ada et ils s’épousent en 1835. La voilà comtesse rangée mais après trois enfants et quelques maladies plus tard, la passion de l’étude des mathématiques la reprend en 1839.

Ne parvenant pas à faire de Babbage son mentor, elle va se nourrir l’esprit auprès du mathématicien Augustus de Morgan qui trouve en elle une élève enthousiaste et créative.

Telle une artiste passionnée par les courbes et les trajectoires nées de ses calculs, elle décrit les mathématiques comme le seul langage par l’entremise duquel nous puissions correctement exprimer les grandioses réalités du monde naturel.

L’extraordinaire créativité d’Ada lui permet de pénétrer les mondes invisibles qui nous entourent avec une perception intuitive des choses cachées.


Plaque commémorative in St James's Sq, London

 

Ada la visionnaire imagine que la machine pourrait composer de la musique

Vers 1841, elle relance Babbage par de longues lettres où elle décrit le potentiel du traitement des nombres et des notations symboliques quelle que soit leur nature.

Dès lors elle consacre tout son travail à la machine analytique de Babbage et pour l’aider elle traduit la note de la machine exposée en Italie. Ce mathématicien l’encourage à publier, ce qu’elle fait sous le titre modeste "Notes de la traductrice".

Avec frénésie, elle travaille sur ces notes en étroite collaboration avec Babbage à qui elle explique trois grands concepts qui font d’elle une grande figure de l’histoire de l’informatique à savoir :

- la notion de machine « universelle » capable d’exécuter une tâche sélectionnée mais aussi d’être programmée pour une série de tâches.

- l’idée de machine « généraliste » qui peut traiter tous symboles tels que la parole, la logique, la musique... Ainsi pour Ada la visionnaire, cette machine pourrait composer des morceaux de musique même longs et complexes.

- la description du fonctionnement d’un algorithme généré par encodage dans une machine, le programme qui en résulte est considéré comme le 1er véritable programme informatique à la différence de programmes séquentiels de  Babbage ou du métier à tisser de Jacquard.

Pour subventionner Babbage, privé de finances publiques britanniques, Ada Lovelace se met à jouer et travaille à un système qui devait lui permettre de remporter les paris de la célèbre course hippique du derby d’Epson. Mais elle n’y gagne que dettes et ruine.

Emportée à 36 ans par un cancer de l’utérus, elle est inhumée selon son souhait à Newstead Abbey, (Nottingham) près de son père qu’elle n’a jamais connu.

Ada aussi discrète que géniale n’est pas reconnue par la communauté scientifique et ses travaux seront davantage attribués à Babbage. Trop en avance sur leur temps, Ada et Babbage décèdent dans l’indifférence générale.

 

Sources documentaires :
- « Ni vues ni connues » par le collectif Georgette Sand - Editions Hugo-Doc Les Simone
- Wikipédia

 

 

« Usine à idées » avide de pénétrer les mondes de l’Invisible de la science

En l’absence d’heure de naissance, difficile de décrypter le caractère d’Ada Lovelace. Toutefois sa carte du ciel nous livre une belle valorisation du Sagittaire et aussi du Scorpion.

Son esprit novateur, indépendant et idéaliste la conduit à explorer le monde de la logique mathématique et par là ce qui fera le lendemain des humains. Etablir des liens, transmettre et partager son savoir lui est naturel et c’est pourquoi elle n’a eu de cesse d’associer ses recherches à celles des mathématiciens contemporains.

Elle y adjoint une curiosité sans égale, avide de pénétrer les mondes de l’Invisible avec une âme de poète qui lui fait parler de science poétique.

Véritable « usine à idées », aussi intuitive qu’imaginative, elle entrevoit les possibilités inouïes de la programmation informatique et pressent un siècle avant ce qui sera la révolution de la seconde moitié du 20e siècle.

Habitée par le feu sacrée de la création sagitarienne, les recherches d’envergure la passionnent et sont sources pour elle de joies inexprimables.

 

En une vie trop courte, incognito et dans l’indifférence générale !

 

Bravo et merci à Ada Lovelace !

 

 

Merci à Guilhem de m’avoir signalé cette mathématicienne exceptionnelle.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

En astrologie, qu’est-ce qui prédispose à devenir un scientifique ?

Pour en savoir plus consulter le lien :
https://www.janinetissot.com/2020/04/17/les-scientifiques/

 

 


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