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Epouse d’Emile Loubet, président de la République de 1899 à 1906, elle s’applique au mieux à tenir son rôle élyséen malgré quelques maladresses que l’histoire a retenues.

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Marie-Louise LOUBET

Née Marie-Louise PICARD le 23 septembre 1849 à 22h à Montélimar 26 Drôme
Selon acte n°196 – AD26 en ligne – 5 Mi 83/R118 – 1849-1852 – vue 48/631

 Décédée le 10 septembre 1925 à Montélimar Drôme 26

 


Marie-Louise Loubet et ses enfants

 

Elle apprécie peu la vie mondaine élyséenne

Dévouée à ses nouvelles obligations malgré des maladresses

Relationnelle et anticonformiste mais aussi maladroite

 

 

Elle apprécie peu la vie mondaine élyséenne

La mort aussi subite que rocambolesque le 16 février 1899 de Félix Faure ouvre la course à sa succession à la tête de l’Etat français qui est alors agité par l’affaire Dreyfus.

Emile Loubet, resté neutre sur cette polémique qui divise la France, est élu président de la République par le Congrès réuni à Versailles le 18 février 1899.

Sa présidence sera une des plus stables de la IIIe République.

Son épouse Marie-Louise, mère de ses quatre enfants, a alors 56 ans. D’origine modeste et née d’un père quincailler, elle n’apprécie guère la vie mondaine élyséenne.

D’emblée elle se trouve plongée au cœur de l’agitation passionnée qui oppose dreyfusards et antidreyfusards opposés à la révision du procès. Le 4 juin 1899, alors qu’elle se trouve avec son mari dans une tribune de l’hippodrome d’Auteuil, elle est bousculée lors de l’agression du président Loubet par le baron de Christiani - fervent antidreyfusard - qui veut renverser le président et la République à coups de canne. Il sera emprisonné.

 

Dévouée à ses nouvelles obligations malgré des maladresses

Peu préparée aux us et coutumes de la vie protocolaire présidentielle, Marie-Louise Loubet fait sensation lors de la réception en l’honneur du nouveau roi Edouard VII du Royaume-Uni qu’elle questionne à propos de son fils, futur George V du Royaume-Uni : « Et ce grand garçon, qu'est-ce vous allez en faire ? » (alors qu'il a bientôt 40 ans).

Côté vestimentaire, son style dénote également selon le témoignage recueilli lors d’une garden-party élyséenne : robe de mousseline et guipure qui sangle un peu trop « la présidente » et sous un chapeau emplumé, son visage réunit toute la gamme de l’écarlate.

Et quand Mme Loubet se présente sans chapeau à la table d’un déjeuner offert en l’honneur des souverains de Russie tandis que la tsarine garde le sien, on discutera longuement de savoir s’il y a eu faute protocolaire !

Cependant, elle s’adapte de son mieux à son rôle d’épouse du président de la République, notamment lors des rendez-vous diplomatiques ou quand elle organise des sorties au théâtre ou à l’opéra.

Un journal de l’époque  parle ainsi d’elle :  La vaillante et dévouée collaboratrice de son mari pour toutes les questions étrangères à la politique.

Au terme du septennat, le couple se retire près de Montélimar.

 

 

Relationnelle et anticonformiste mais aussi maladroite

Très adaptable par nature, elle porte en elle un certain anticonformisme et un goût de la liberté de mouvement.

Nul doute que les convenances et contraintes élyséennes, à l’aube du 20e siècle, ont dû l’obliger plus d’une fois.

Grâce à son sens diplomatique, elle s’efforce de s’ajuster activement aux formalités requises pour son rôle de représentation, même si par une maladresse naturelle, elle risque de se mettre d’elle-même en situation défavorable.

Marie-Louise Loubet dispose de beaucoup d’aisance naturelle pour tenir au mieux sa fonction d’épouse de président dans un temps où la femme n’a aucun droit civique mais beaucoup de convenances mondaines à respecter, face à une presse prompte à railler les erreurs de cette dame aux origines modestes.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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