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Dessinateur de mode et affichiste, il est représentatif des années 1930 par ses splendides dessins où l’audace se mêle à l’élégance.

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Georges Alexandre Adrien LEPAPE

né le 26 juin 1887 à 14h à Paris 8e
Selon acte n° 976 – Archives de Paris en ligne – vue 3/31

Décédé le 15 février 1971 à 16h à Bonneval Eure-et-Loir
Selon acte n° 12 délivré par la mairie de Bonneval

 

 

Le dessin et la couture réunissent deux créateurs inspirés Lepape et Poiret

Qualité et élégance raffinée s’expriment dans les multiples créations de cet illustrateur.

 Metteur en scène imaginatif, Lepape règne sur la mode des années 1930

 

 

Le dessin et la couture réunissent deux créateurs inspirés Lepape et Poiret

Formé à l’Académie Humbert, ce fils d’ingénieur expose en 1910 au Salon d’automne où il rencontre Paul Poiret avec qui il se lie d’amitié.

Grâce à cet audacieux de la mode, Georges Lepape trouve l’occasion de rompre avec la classique gravure de mode quand, en 1911, le couturier lui commande l’album Les Choses de Paul Poiret.  Ce sera un chef-d’œuvre qui servira magnifiquement la stratégie commerciale et artistique de Poiret, tout en étant un tremplin à la notoriété du dessinateur.

Ses illustrations splendides paraissent dès les premiers numéros de la Gazette du Bon Ton. Puis il collabore aux grandes revues de mode de l’époque comme Vanity Fair, Femina, Vogue

nspiré par l’orientalisme, les miniatures persanes et les ballets russes, il se fait l’initiateur de la « ligne claire » au même titre que les pionniers Pinchon, Rabier… Ce style graphique consiste à marquer le contour de chaque élément du dessin d’un trait noir de largeur constante.

 

Qualité et élégance raffinée s’expriment dans les multiples créations de cet illustrateur.

En 1917, il réalise des marionnettes inspirées des modèles de Paul Poiret.

En 1920, il participe à l’exposition La Mode du XXe siècle vue par les peintres, au musée des Arts décoratifs de Paris.

Sa notoriété est telle qu’en 1926, il est amené à travailler pendant six mois à New York par l’éditeur américain Condé Nast, éditeur de Vogue aux Etats-Unis. Ses illustrations sont remarquées pour leur grande qualité.

Sa créativité, marquée par autant d’élégance que d’audace, s’exprime dans les domaines les plus divers : affiches, programmes de théâtre, tissus, éventails, catalogues publicitaires. Son talent s’exerce aussi pour des décors et costumes de théâtre ainsi que dans l’illustration d’une trentaine de livres.

Il sera un hôte assidu de Sainte-Maxime (Var) où il a une villa.

Son fils Claude Lepape sera peintre, graveur et décorateur de théâtre.


Gravure de mode parue dans Les Choses de Paul Poiret en 1911.


Les trois robes neuves, paru dans L'Illustration en 1913.

 

 

 Metteur en scène imaginatif, Lepape règne sur la mode des années 1930

Ce Léonien/Cancérien marqué au sceau de Jupiter sait accrocher le regard par la précision du trait puisé dans un imaginaire prolifique, épris de beauté et très inspiré par la nature féminine.

Séduire par la mise en scène convient à ce généreux créatif attiré par l’ambiance de la mode qu’il voit raffinée et élégante dans un contexte de jouissance matérielle et de bien-vivre. Tout naturellement, il apprécie la vie à Sainte-Maxime qui reproduit le climat où il aime évoluer.

De son graphisme habile et déluré sont nées des illustrations évoquant une beauté éprise de noblesse, d’opulence matérielle, dans un climat d’harmonieuse convivialité.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

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