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Il est l’un des plus grands mathématiciens de la première moitié du 20e siècle.
Il est reconnu notamment pour sa révolutionnaire théorie d’intégration, très utilisée en calcul de probabilités.

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Léon Henri LEBESGUE

Né le 28 juin 1875 à 7h du matin à Beauvais Oise 60
Selon acte n°437 – AD60 en ligne – vue 379/758

Décédé le 26 juillet 1941 à Paris

 

 

 

Brillant élève et professeur inspiré

Son père est compositeur typographe dans une imprimerie.

Léon Henri Lebesgue a trois ans quand son père et ses deux sœurs aînées meurent de tuberculose. Il gardera toute sa vie une santé fragile.

Sa mère doit travailler très dur pour que ce fils, brillant élève, puisse faire ses études.

Après l’Ecole normale supérieure, il enseigne à Nancy puis à Rennes.

Dès lors, il se fait connaître par sa théorie de la mesure qui prolonge les travaux d’Emile Borel, l’un de ses professeurs.

Il définit en 1902, « l’intégrable de Lebesgue », qui, plus générale que celle de Riemann, s’applique même aux fonctions qui ne sont pas continues « presque partout », ce qui la rend très utilisée en analyse fonctionnelle et en calcul des probabilités.

Ainsi, Lebesgue a révolutionné et généralisé le calcul intégral, par sa théorie de l’intégration (1902-1904) qui est extrêmement commode à utiliser et répond aux besoins des physiciens.

En 1906, il est nommé professeur à l’université de Poitiers, puis à la Sorbonne en 1910 et au Collège de France en 1921.

Il enseigne également à l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris de 1927 à 1937 et à l’Ecole normale supérieure de Sèvres. Il est élu à l’Académie de sciences en 1922.

 

… un tiers des gens venait au cours de Lebesgue pour s’amuser…

« En 1921 j'ai assisté au premier cours de Lebesgue… Il faut dire que par tradition c'était très solennel, le professeur raconte un peu son passé, il parle des personnes qui l'ont précédé dans sa chaire ou qui furent ses maîtres (…) Je dois dire qu'il n'y avait pas un cours de Lebesgue où l'on ne riait pas d'une manière infiniment agréable. Je soupçonne même qu'au moins le tiers des gens venait au cours de Lebesgue pour s'amuser ; il n'y avait rien de vulgaire, ni d'ordinaire dans <ses> plaisanteries lorsqu'il faisait des sorties. Mais c'était infiniment intéressant, infiniment profond. Lebesgue était un peu comme Bernstein à ce point de vue, il n'a jamais su faire une démonstration léchée, mais il était très inspirant parce que très inspiré. Lebesgue était à peu près du même âge que Bernstein et je crois qu'il s'inspirait de la même idée, que pour faire un cours, il faut réfléchir pendant qu'on le fait, et non pas se rappeler. (…) Les cours d’Appell c'était trop beau, je n'ose pas dire « pour être honnête », mais enfin c'était trop beau pour être de la mécanique. Avec Lebesgue, au contraire c'était chaque fois : « Ah, j'ai dit une bêtise, laissez-moi recommencer. » Il recommençait et tout le monde réfléchissait en même temps. »

Szolem Mandelbroit, mathématicien.

 

Voici une brève évocation d’un surdoué des mathématiques tout imprégné d’imagination et d’esprit logique et dont les découvertes sont une révolution. En pionnier inspiré et d’avant-garde, il pressent ce qui est bon pour le devenir scientifique.

Ses trouvailles sont telles qu’il est considéré comme l’un des plus grands mathématiciens de la première moitié du 20e siècle.

 

Merci à André de m’avoir mise sur la piste de ce génie des mathématiques.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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