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Son nom évoque le cachou avec une notoriété telle
qu’il se vend une petite boîte jaune toutes les 4 secondes

 

Louis Sylvain Léon LAJAUNIE

né le 31 mars 1841 à 19 heures (sept heures du soir) à Cintegabelle 31 Hte Garonne
selon acte n°72

décédé le 22 septembre 1914 à Toulouse 31 Hte Garonne

 

 

Le cachou est consommé dès le 17e siècle, mais c’est le pharmacien Lajaunie qui lui donne ses lettres de noblesse

Les cachous consommés dès le 17e siècle, sont très appréciés pour parfumer l’haleine, et ont certaines vertus médicinales.  Pendant très longtemps, la précieuse gomme est commercialisée par les apothicaires et les médecins la prescrivent à leurs malades.

Le cachou est le nom donné au suc retiré de la décoction de la noix d’arec qui est le fruit de l’areca catechu (ou palmier à bétel ou aréquier originaire des Indes orientales). On obtient aussi du cachou avec les feuilles du nauclea gambir ou avec le bois de l’acacia catechu. Ces sucs sont composés essentiellement de tannins.

Le suc de noix d’arec entre donc dans la composition du plus célèbre des cachous, le cachou Lajaunie. A l’époque, il était réputé pour ses effets stimulants, coupe-faim et légèrement grisants sur le cerveau.

L'histoire raconte que Léon Lajaunie, pharmacien à Toulouse, avait parmi ses clients des fumeurs, des chauffeurs, des cyclistes, des gens qui toussotaient et qui crachotaient; d'autres, à l'hygiène dentaire et buccale négligée, se plaignaient de leur forte haleine. En 1880, cet apothicaire change la recette, la note sur une sorte de petit cahier d’écolier.
Afin de satisfaire sa clientèle, il procède à des mélanges, comme savent le faire les pharmaciens de l’époque. Il y ajoute notamment de la réglisse.

 

Le cachou Lajaunie né, et bientôt mis dans sa petite boîte métallique ronde et jaune, est promis à un formidable succès commercial

Ainsi, naissent les petits losanges noirs et pour les contenir, quoi de mieux que cette petite boîte jaune et ronde en métal. Elle est inspirée par un des amis de Lajaunie, Mr Caire, horloger de L’Île-Jourdain qui songe aux goussets de gilet pour les montres, où l’on peut ranger aussi la petite boîte semblable à une montre à gousset.

Sa fabrication est confiée aux frères Sirven, imprimeurs et fabricants de boîtes métalliques.

S’il est un habile et inventif apothicaire, Léon Lajaunie est aussi un gestionnaire avisé. Il songe à faire de la réclame et fait aussi confectionner des affiches en métal émaillé où sont vantées les vertus de cette nouvelle friandise et des affiches publicitaires signées par Cappiello.

 

En 1890, c’est la 1ère publicité sur le lieu de vente (PLV).

En 1905, Lajaunie vend son entreprise de « confiserie » à la famille Sirven, pour le prix de 200 000 francs, somme énorme à une époque où le salaire journalier d’un ouvrier tournait autour de 2 francs !

En outre, les Sirven doivent lui verser une « rente » de 1 centime par boîte vendue, jusqu’à sa mort.

C’est une excellente affaire pour lui, compte tenu du développement de la production : environ 400 000 boîtes en 1906, le double quelques années plus tard. A son décès, Léon Lajaunie laisse  une très grosse fortune : plus de 400 000 francs.

Le cachou Lajaunie est actuellement la propriété de Cadburry-Schweppes France.

 

 

Léon LAJAUNIE


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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