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Navigatrice pionnière et femme philanthrope, championne olympique de voile en 1928

 

Virginie Claire Désirée Marie HERIOT

née le 25 juillet 1890 à 23 heures, Le Vésinet Yvelines 78
selon acte n°118

décédée le 28 août 1932 à Arcachon Gironde 33

 

 

 

Née fortunée, dès sa première croisière en 1904, lui vient la passion de naviguer

Elle est la fille d’Olympe Hériot, propriétaire des Grands Magasins du Louvre.

A 14 ans, elle fait sa première croisière en compagnie de son frère et de sept amis de la famille sur un yacht appartenant à sa mère. Ainsi, d’avril à juin 1904, elle fait le tour de la Méditerranée. Dès lors, elle décide de devenir navigatrice.

Vicomtesse par son mariage, le 2 mai 1910, avec François Haincque de Saint-Senoch, également passionné par la mer, elle fait son voyage de noces sur le yacht « Salvador », reçu en cadeau de mariage. Un fils Hubert naît en 1913.

En 1912, elle fait construire son premier yacht de course en vue de reconquérir la Coupe de France aux Anglais.

Séparée de son mari en juin 1921, dès lors, elle se consacre surtout à la navigation, avec de rares séjours dans son appartement parisien.

 

A partir de 1928, sa passion et sa persévérance la conduisent aux exploits et à la gloire

Elle fait construire des bateaux de compétition et à force de persévérance, elle finit par enchaîner les victoires.

En 1928, à Amsterdam, elle remporte la médaille d’or olympique. En 1929, elle reprend la Coupe de France aux Anglais et emporte la Coupe d’Italie et la Coupe du Roi d’Espagne.

En 1931, elle remporte le parcours Ryde-Le Havre-Ryde.

Ces exploits lui valent la Légion d’Honneur en France et le Mérite Naval espagnol en 1930.

Elle est surnommée « Madame de la Mer » par le poète indien Rabindranâth Tagore, prix Nobel de littérature en 1913.

 

Devenue célèbre, par ses conférences et ses œuvres philanthropiques, elle se dévoue à promouvoir le yachting français

Désormais célèbre, elle donne des conférences à travers le monde pour promouvoir le yachting français. Le ministre de la Marine Georges Leygues la considère comme une véritable « ambassadrice de la marine française ».

Philanthrope, elle soutient des sociétés nautiques dont le Yacht-Club de France présidé alors par Jean-Baptiste Charcot. Elle offre des yachts aux élèves de l’Ecole navale. Elle publie un « Atlas des ports » décoré de ses propres dessins.

 

Résistant à de graves blessures, elle s’engage en course et décède sur la ligne d’arrivée, à 42 ans

Blessée grièvement dans une tempête début 1932, elle poursuit cependant la compétition. Fin août, malgré un malaise, elle prend le départ de la course des Régates d’Arcachon ; elle a une syncope en franchissant la ligne d’arrivée et meurt le 28 août 1932 à bord d’ « ailée II ».

Selon son souhait son cercueil est immergé au large de Brest, seulement en 1948 sur initiative de son fils. En effet, sa mère l’avait faite inhumée dans le caveau familial, ne pouvant se résoudre à faire disparaître son corps dans les eaux bretonnes.

D’autres navigatrices pionnières suivront, telle la britannique Ellen MacArtur.

 

 

 
(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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