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Pilote de course, vainqueur du 1er Grand Prix de Monaco, il s’illustre aussi comme agent secret pendant la Seconde Guerre mondiale et y laisse sa vie.

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William GROVER-WILLIAMS
Né William Charles Frédéric GROVER dit …

Le 16 janvier 1903 à 4h du matin à Montrouge 92 Hauts-de-Seine
Selon acte n°16 – AD92 en ligne

Décédé en mars 1945 à Sachsenhausen (Allemagne)

 

 

La passion du volant dès sa jeunesse…

Il passe du défi sportif au défi patriotique

D’un risque à l’autre, au nom des voyages, de l’indépendance et de l’amitié…

 

 

La passion du volant dès sa jeunesse…

Par son père anglais et sa mère française, il est familier des deux langues.

Amateur de voyages et attiré par la mécanique prometteuse qu’est l’automobile, le voilà dès ses 16 ans embauché comme chauffeur du célèbre peintre portraitiste irlandais Sir William Orpen.

A 23 ans, au volant d’une Bugatti, il commence en 1928 les courses automobiles à travers la France. Durant les huit années de sa carrière de pilote (1928-1936), il restera fidèle à la marque fondée par Ettore Bugatti.

Ses victoires arrivent vite et dès la première année, il gagne le Grand Prix de France à Saint-Gaudens et en 1929, il franchit en vainqueur la ligne d’arrivée au 1er Grand Prix de Monaco.

1929 est une année faste pour le pilote qui épouse le 27 novembre à Paris 16e, Yvonne Aupicq, ancienne maîtresse de William Orpen qu’il a connue quand il les conduisait dans la capitale.

Appartement dans un quartier chic de Paris et grande villa à La Baule pour les séjours balnéaires font partie du train de vie fortuné du jeune couple.

Pour le pilote, les succès s’enchaînent et de championnats de France en grands prix, Williams remporte 7 victoires. Il totalise 7 records internationaux à Montlhéry en octobre 1936 associé à Jean-Pierre Wimille et Pierre Veyron. Il améliore de 486 km le record des 24 Heures du Mans créé par Charles Faroux et Georges Durand avec une moyenne horaire de 199.445 km.

 

Il passe du défi sportif au défi patriotique

Puis avec le déclin de sa carrière suivie de l’occupation nazie de la Seconde Guerre mondiale, Grover-Williams s’enfuit en Angleterre et se lance dans un autre défi patriotique. 

 


William Grover-Williams au Grand Prix de France 1929

 

Sa maîtrise du français et de l’anglais en fait une recrue de choix pour les Services secrets britanniques Special Operations Executive (SOE) qui participe au soutien de la Résistance française.

Fin mai 1942, il fait partie d’une mission de parachutage à l’aveugle près du Mans.

Grover-Williams recrute ses amis pilotes de course, Robert Benoist et Jean-Pierre Wimille et ensemble travaillent à établir un réseau clandestin organisé en cellules de sabotage et en comités de réceptions pour les opérations de parachutage.

Arrêté par le Service de Renseignements nazi (SD) le 2 août 1943, il est déporté à Berlin et emprisonné dans le camp de concentration de Sachsenhausen.

Avec Francis Suttill, agent secret britannique, il est exécuté le 23 mars 1945.

 

 

D’un risque à l’autre, au nom des voyages, de l’indépendance et de l’amitié…

Par tempérament, Grover-Williams est d’abord attiré par l’automobile, cette mécanique d’avant-garde qui révolutionne déplacements et voyages.

Influencé fortement par le Verseau et le Sagittaire, ce pilote est né pour être à l’avant-garde sur les circuits et décrocher des victoires, dans un sport qui convient à son esprit de pionnier indépendant.

L’amitié, valeur sûre et chère à son cœur, lui dicte de contacter ses amis pilotes pour mener des actions de résistance à l’ennemi. Ce défi prend tout son sens chez ces hommes habitués à  tutoyer le danger au volant de leur bolide.

Se déplacer, créer des liens, se faire l’intermédiaire entre les personnes, au nom d’un idéal humaniste afin que sa patrie recouvre sa liberté, voilà bien une mission de résistance à la mesure de cet humaniste audacieux.

Hommage à ce pilote oublié qui a risqué sa vie jusqu’à la mort pour aider à reconquérir l’indépendance de sa Patrie.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

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