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Député de gauche, parlementaire trublion sous la Monarchie de Juillet, il milite pour l’adoption d’un tarif postal unique et se fait un ardent défenseur de l’arrivée du train en Bretagne.
Co-fondateur du journal La Tribune en 1870.

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Alexandre Ollivier GLAIS-BIZOIN

Né le 11 mars 1800 (20 ventôse de l’An VIII de la République) à 8h du matin à Quintin Côtes-d’Armor 22
Selon AD22 en ligne – Quintin 1795-1800 – vue 483/517

Décédé le 6 novembre 1877 à Saint-Brieuc Côtes-d’Armor 22

 

 

 

Avocat de formation, il se lance en politique et devient député à 31 ans.

Dans sa famille paternelle, on est de riches négociants en toiles, mais Alexandre devient avocat à Rennes après des études de droit.

Très vite, il se lance en politique. D’abord conseiller général des Côtes-du-Nord, il est député de Loudéac pendant 17 ans de 1831 à 1848. Pendant cette période qui correspond au règne de Louis-Philippe, il est constamment réélu et siège à l’extrême-gauche.

Hostile à la politique du gouvernement, par ses critiques et interpellations, il harcèle le pouvoir pour réclamer la diminution de l’impôt sur le sel, de la taxe sur les lettres et demande la suppression du timbre des journaux.

Il réclame sans relâche la liberté de la presse et le droit de réunions.

Contrairement à la grande majorité des parlementaires, il se déclare hostile à la translation des cendres de Napoléon qui reviendront en France en 1840.

 

Pendant près de dix ans, il réclame un tarif postal unique, qu’il obtient en 1848.

Son nom reste lié à l’histoire de La Poste, car de 1839 à 1847, il réclame l’adoption d’un tarif unique pour l’envoi d’une lettre. A cette époque, le destinataire paie l’affranchissement de la lettre, proportionnel à la distance parcourue. Cette taxe très élevée pouvait atteindre le salaire d’une journée d’un ouvrier !

Le tarif unique, finalement adopté en 1848, donne un formidable élan au trafic postal.

Glais-Bizoin prend une part active à la Campagne des Banquets ; ces réunions de réformateurs verront naître les idées républicaines qui feront chuter la Monarchie de Juillet en février 1848, entraînant l’abdication du roi Louis-Philippe.

Rallié à la deuxième République, Alexandre Glais-Bizoin est élu à l’assemblée Constituante par le département des Côtes-du-Nord, en 1848, puis de 1863 à 1869. Il est député de la Seine en 1869.

Il participe au Gouvernement de Défense Nationale en 1870-1871.

 

Co-fondateur du journal démocratique La Tribune en 1868, il engage Emile Zola comme secrétaire.

Arrêté par la Commune, relâché, puis incarcéré à Versailles, il échoue aux élections de 1871 et s’éloigne alors de la politique.

Journaliste et écrivain, il est l’auteur de plusieurs publications comme l’essai dramatique Le Vrai Courage en 1868.

Défenseur acharné de l’arrivée du train dans sa Bretagne natale, il obtient  les crédits nécessaires à la construction d’une ligne de chemin de fer de Paris à Brest via Rennes. Elle sera achevée en 1865.

 

 

Alexandre Glais-Bizoin est un adaptable qui aime agir au service de la chose publique avec grande obstination et sens de l’intérêt commun. Les obstacles et les causes difficiles, loin de le décourager, stimulent son énergie et sa persévérance. Inspiré par son esprit visionnaire, il est naturellement rebelle et contestataire.

Adversaire déterminé de la politique gouvernementale, il se signale moins par ses discours que par ses interruptions (dictionnaire des Parlementaires français CR de 1832).

En humaniste précurseur, il s’emploie à harceler le pouvoir pour des causes utiles au genre humain.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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