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Architecte urbaniste, ce Lyonnais visionnaire conçoit, dès 1917, les bases de l’urbanisme actuel et à ce titre, influence durablement l’architecture contemporaine.

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Tony GARNIER

Né le 13 août 1869 à 10 heures du matin à Lyon 1er Rhône 69
source AD69 en ligne acte n° 669

décédé le 19 janvier 1948 à Roquefort-la-Bédoule 13 Bouches-du-Rhône

 

Son projet de « Cité industrielle » révolutionne l’urbanisme et l’architecture

Fils d’un dessinateur lyonnais, il naît dans le quartier de la Croix-Rousse. Après des études à l’Ecole technique de la Martinière à Lyon, il entre à l’Ecole des Beaux-arts, en 1886. Après six tentatives malheureuses, il parvient à décrocher le Premier Grand Prix de Rome en 1899.

C’est ce titre qui lui permet de séjourner à l’Académie de France à Rome (« Villa Médicis ») de 1899 à 1903. Il y réalise des aquarelles sur différents sites de la ville.

C’est aussi à Rome que Tony Garnier commence à travailler sur son projet de Cité Industrielle. Ainsi de 1901 à 1904, il élabore le projet révolutionnaire d’une « Cité Industrielle ».

A son retour à Lyon, les contrats se font pourtant rares car les milieux officiels ont une mauvaise opinion de ses travaux. Un moment, il songe à s’exiler aux Etats-Unis où son travail est apprécié.

 

L’urbanisation de l’Est lyonnais, à partir de 1905, en fait un précurseur reconnu et influant

Quand Edouard Herriot devient maire de Lyon en 1905, de grands travaux sont confiés à cet architecte, car il s’agit alors d’urbaniser l’Est lyonnais.

Son étude publiée en 1917 a une influence considérable, tant en matière d’urbanisme que d’architecture, car Tony Garnier ne se limite pas à décrire l’organisation fonctionnelle d’une ville, il conçoit également de nombreuses innovations architecturales.

Prenant en considération les transformations de la vie urbaine, il est un grand précurseur : séparation et articulation des zones d’activité, aménagement d’espaces verts, voies de circulation pour piétons. A propos de la construction, il y a utilisation systématique du béton armé en éléments standardisés, en adoptant un style épuré avec des formes géométriques simples, pilotis, murs-rideaux, fenêtres en bandeau, toits terrasses…

Les maîtres mots de cet architecte sont le fonctionnalisme, l'espace, la lumière et la verdure. Il s’agit pour lui d’adapter les données architecturales et l’organisation, aux besoins de l’homme vivant à l’ère industrielle, tout en gardant contact avec la nature.

Avec vingt ans d’avance, Tony Garnier définit ce que l’on nommera « le style international ». Sa réflexion architecturale préfigure l’urbanisme des décennies suivantes et son travail de théoricien influence durablement la construction urbaine.

Avec une étonnante prémonition, il imagine les fenêtres en largeur, le toit terrasse, les pilotis, les porte-à-faux et des innovations techniques comme le chauffage collectif électrique, le contrôle thermique…

 

 

Un Musée urbain lui est dédié à Lyon – quartier des Etats-Unis

Ce sont des planches de son projet qui sont exposés dans le Musée urbain Tony Garnier à Lyon. Dans le quartier des Etats-Unis, sont disposées 25 fresques murales de 250m², peintes sur des pignons d’immeubles.

Une dizaine de ces fresques reprennent les croquis du jeune architecte Tony Garnier esquissant sa vision de la future cité idéale.

Dans ce musée urbain figurent aussi des fresques évoquant les 5 continents réalisées par des artistes d'Egypte, de l'Inde, du Mexique, de la Côte d'Ivoire, de Russie et des USA.

 

Parmi les réalisations de Tony Garnier, on peut citer :

-          La Halle Tony Garnier, classée Monument Historique depuis 1975, de 17 000m2

-          L’hôpital Grange-Blanche devenu hôpital Edouard Herriot

-          Le Stade de Gerland (7e arr.)

-          Le quartier des Etats-Unis (8e arr.)

-          L’Hôtel-de-Ville de Boulogne-Billancourt


Peinture murale, angle rue St Antoine et rue de la Martinière, « mur des Lyonnais » E. Herriot et T. Garnier
Sur ce mur figurent également d’autres Lyonnais célèbres tels que :
Pauline Jaricot, Laurent Mourguet, Joseph Jacquard, Claude Bourgelat

 

Le 20 juillet 1915, à l’âge de 46 ans, il épouse Catherine Laville, alors âgée de 21 ans. Ils s’installent tous deux dans la villa qu’il construit à Saint-Rambert.

Quand il décède début 1948, le maire Edouard Herriot dira dans son éloge funèbre :

" Ce bâtisseur, ce réaliste était humain spontanément. Sa sensibilité n’avait d’égale que sa modestie. Sa culture se révélait souvent surprenante. Oui, Tony Garnier fut un maître avec tout ce que ce mot comporte de noblesse et d’intelligence. Un maître c’est-à-dire un guide et un exemple... Mais, chez lui, l’Homme était aussi admirable que le savant ; ses qualités morales étaient à la hauteur de son génie. "

        


Fresques du Musée Urbain de Lyon

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

En astrologie, d'où vient le goût pour l'architecture ?
Pour en savoir plus, suivez le lien :
http://www.janinetissot.com/travaux/architectes.html

 


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