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Une étoile fulgurante et rebelle dans le ciel des mathématiques !
Ce génial mathématicien, mort à 20 ans, révolutionne l’algèbre, mais il faut plus de 10 ans pour voir publier ses travaux.

 

Evariste GALOIS

Né le 25 octobre 1811 à 1 heure du matin à Bourg-la-Reine 92 H. de S.
selon acte de naissance n° 9

Décédé le 31 mai 1832 à l’hôpital Cochin à Paris

 

 

 

Si Evariste Galois avait vécu 10 ans de plus, nous aurions gagné 100 ans de théorie mathématique. Voilà la réflexion d’un professeur de maths sup. à propos de ce génie au destin tourmenté.
(source :
http://jonathan.touboul.free.fr/article.php3?id_article=63)

 

Vite lassé d’étudier les autres matières, à 15 ans, il découvre la passion dévorante des mathématiques

Il est élevé dans les valeurs républicaines par son père instituteur, puis maire libéral de Bourg-la-Reine et dans une culture latine et grecque par sa mère, fille de magistrat.

Lycéen, il s’intéresse très tôt à la politique. Il a 15 ans, quand, à l’occasion d’un redoublement de classe, se déclenche son intérêt pour les mathématiques. Il se passionne immédiatement pour cette discipline et dévore les ouvrages de Lagrange, Legendre, Euler, Gauss et Jacobi.

Cette passion est si exclusive que les professeurs conseillent qu’il n’étudie que les mathématiques tant il récolte des punitions et cause du tourment à ses professeurs.

 

Refusé 2 fois à Polytechnique et après son entrée à l’Ecole Normale en 1830, ses idées républicaines en font un rebelle.

Il se présente en candidat libre au concours d’entrée à Polytechnique, mais il échoue et en retire une amère déception.

Entré à Louis-le-Grand, il tente à nouveau ce concours, mais échoue encore. Son père, victime d’une cabale politique s’est suicidé quelques semaines auparavant. Il dira plus tard : … j’ai perdu mon père, et personne ne l’a jamais remplacé… 

A partir de là, il nourrit une méfiance accrue envers les institutions scientifiques et politiques. Militant républicain, il adhère à la Société des Amis du Peuple, dirigée par Raspail, dans un contexte politique mouvementé. En effet, Louis-Philippe devenu roi est un usurpateur aux yeux des républicains.

L’essentiel de son œuvre est consigné dans son mémoire afin de concourir au grand prix de mathématique de l’Académie des Sciences : « Conditions pour qu’une équation soit résoluble par radicaux », dans lequel il fonde la théorie des groupes de substitution.

Une nouvelle version de son mémoire est soumise aux mathématiciens Poisson et Lacroix qui le jugent incompréhensible !

Début janvier 1831, Evariste est expulsé de l’Ecole Normale pour avoir publié un article dénonçant avec violence  l’esprit réactionnaire du directeur. Alors, sans ressource, il ouvre un cours d’algèbre chez un libraire.

 

Provoqué en duel, il confie : « je meurs pour une infâme coquette ! » 

Républicain actif et passionné, il est emprisonné à deux reprises mais continue à travailler sur les mathématiques en prison. On dit qu’il travaille de tête en arpentant les couloirs de la prison tandis que ses co-détenus se moquent de lui.

Libéré en 1832, il s’éprend d’une jeune femme Stéphanie qui se montre peu intéressée et il rompt le 14 mai. Mais le fiancé Perscheux d’Herbinvil, découvrant l’infidélité de Stéphanie, provoque Evariste en duel.

Dans la nuit du 29 mai 1932, Evariste sentant sa mort proche, décide de faire connaître, ses différentes découvertes, aux arithméticiens de l’époque. Il les rassemble dans une lettre adressée à son ami Auguste Chevalier. De cette lettre, naît la légende selon laquelle Evariste aurait fait ses découvertes en une seule nuit, pris par la fièvre de la mort.

Dans la matinée du 30 mai, Evariste est défait en duel par Perscheux d’Herbinvil qui l’abandonne grièvement blessé. Il est conduit par un paysan à l’hôpital Cochin où il meurt de péritonite le 31 mai 1932, dans les bras de son frère, avec ces paroles : 

Ne pleure pas, j’ai besoin de tout mon courage pour mourir à 20 ans.

 

Ses découvertes mathématiques révolutionnaires tardent à être diffusées mais le mythe et la légende Galois sont nés.

Ses travaux mathématiques sont redécouverts une dizaine d’années plus tard et, c’est en septembre 1843 seulement, que l’annonce en est faite à l’Académie des Sciences.

Ce n’est qu’à partir de 1850, que ses écrits sont enfin accessibles par les meilleurs mathématiciens.

 

Evariste GALOIS

 
(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

 

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