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Général et physicien, grâce au soutien d’Eiffel, il réalise les applications militaires de la Télégraphie Sans Fil (TSF) qu’il applique aussi à la mesure du temps et au réglage des pendules de précision.
En cela, il contribue à sauver la Tour Eiffel à partir de 1912.

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Gustave Ferrié

Né le 19 novembre 1868 à 8 heures à Saint-Michel-de-Maurienne 73 Savoie
Selon acte n°91 selon état-civil de St-Michel-de-Maurienne

Décédé le 16 février 1932 à Paris

 

 

Savant militaire peu soutenu par sa hiérarchie

Grâce à Eiffel, il donne la mesure de son talent

Formidable avancée de la TSF par le génie de Ferrié

Chargé de moderniser les transmissions militaires

Génie des télécommunications dédié à l’Armée

 

 

Savant militaire peu soutenu par sa hiérarchie

Formé à l’Ecole Polytechnique à partir de 1887, il en sort diplômé ingénieur dans le génie militaire chargé du service de télégraphie militaire.

En 1893, il fonde une école de télégraphie militaire au mont Valérien, un haut-lieu culminant la région parisienne et dédié aux transmissions dès le 10e siècle.

Là, il travaille sur les expériences de Marconi et en 1898, il met au point le détecteur électrolytique qui permet la lecture du son en TSF. Cet appareil est présenté au Congrès d’électricité de Paris en 1900. Mais sa hiérarchie ne croit pas à la portée de ses recherches. Le capitaine Ferrié végète et on lui refuse tout crédit.

En 1902, il réalise une liaison en TSF entre Martinique et la Guadeloupe.

 

Grâce à Eiffel, il donne la mesure de son talent

En 1903, il fait la rencontre qui va donner un élan à sa carrière de scientifique en même temps qu’une contribution pour pérenniser la Tour Eiffel. En effet, cet officier est mis en relation avec Gustave Eiffel qui, rapidement convaincu de l’intérêt de ses travaux met la Tour à sa disposition et finance lui-même les frais d’installation d’un poste de télégraphie sans fil.

Ainsi les deux Gustave se rejoignent à point nommé, l’un pour donner de l’avenir à sa Tour et l’autre pour la passion scientifique.

Ferrié conduit ses expériences sur ce poste de TSF qui commence à fonctionner le 21 janvier 1904. Pour l’heure, il est abrité dans une cabane en bois au bord de l’avenue de Suffren, car le Champ-de-Mars n’est alors qu’une étendue de terrains vagues.

L’Armée, demeurée sceptique, adjoint à Ferrié en octobre 1904 un officier Brenot, chargé de l’espionner mais ce dernier deviendra son collaborateur le plus dévoué.

 

Formidable avancée de la TSF par le génie de Ferrié

La station du Champ-de-Mars est des plus modestes avec ses 9 m² et deux autres cabanes identiques servent de station-relais dans les forts  de Villeneuve-Saint-Georges et Palaiseau.

En 1905, la liaison par radio sans fil est établie avec les forts de l’Est, en 1907 avec Bizerte et en 1908 avec les armées en campagne au Maroc. Par ailleurs, ce militaire physicien effectue diverses missions en Russie et aux Etats-Unis.

En 1908, des stations TSF relient les principales îles aux défenses côtières.

Dès lors, les applications civiles suivent et en février 1909, la Tour accueille, à la demande du Bureau des Longitudes, un service de transmissions des signaux horaires, indispensable à la navigation maritime.

La progression des travaux d’aménagement du Champ-de-Mars obligent Ferrié à abandonner sa cabane. Mais grâce à l’appui financier solide d’un Eiffel enthousiaste, il emménage en 1909 dans une vaste construction souterraine creusée à 200 mètres de la Tour.

Là, les applications militaires continuent à se développer avec succès, confortant les convictions visionnaires d’Eiffel et de Férié qui sont en train de gagner la bataille du sans-fil.

 

Chargé de moderniser les transmissions militaires

En 1910, avec deux autres chercheurs Claude et Driencourt, Ferrié parvient à appliquer la TSF à la mesure du temps et au réglage des pendules de précision.

Nommé en 1911, membre du Bureau des Longitudes, il établit l’année suivante une liaison entre la France et le Canada.

En 1913, Ferrié est animateur de la Conférence internationale de l’heure.

Promu colonel en 1914, il installe, durant la guerre, des postes de campagne pour recevoir ou transmettre des ondes et étudie les liaisons entre les avions et la terre.

En 1915, son génie reconnu, on lui confie la modernisation des armées françaises en matière de transmissions.

Promu général, il devient directeur technique de l’établissement central de télégraphie militaire et membre de la commission internationale de l’heure.


http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/archives/gustave-ferrie-l-homme-qui-sauva-la-tour-eiffel

 

Tombe de Gustave Ferrié au cimetière du Père-Lachaise

 

Source documentaire : Eiffel de Michel Carmona  éditions Fayard et Who’s Who du XXe siècle

 

 

Génie des télécommunications dédié à l’Armée

Gustave Ferrié, scientifique dans l’âme est tout naturellement intéressé par les outils qui transmettent l’information, qui établissent des liens par delà les distances, du plus proche au plus lointain.

Travailler dans l’invisible des liaisons radios, au cœur de son petit laboratoire lui convient parfaitement tandis que la complexité de la tâche ne le rebute jamais.

Son ingéniosité à la fois rigoureuse et imaginative le met sur la voie d’une avancée scientifique majeure pour les télécommunications.

Homme de discipline et de rigueur l’armée lui offre le contexte correspondant à sa nature tandis que sur sa route se trouve un autre Sagittairien Eiffel percevant le génie de ce physicien qui va contribuer à pérenniser sa Tour.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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