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Avec son ami Maurice de Vlaminck, ce peintre est l’un des fondateurs du fauvisme. Il s’illustre aussi comme décorateur de théâtre, sculpteur, graveur, illustrateur.

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André DERAIN

Né le 17 juin 1880 à 14h à Chatou Yvelines 78
Selon acte n°88 AD78 en ligne – 2 MIEC82 – Chatou 1879-1881 – vue 109/241

Décédé le 8 septembre 1954 à Garches Hauts-de-Seine 92

 

 

Artiste très polyvalent

Touche-à tout inspiré par toutes les expressions artistiques

Artiste vif, imaginatif et voyageur

 

 

Artiste très polyvalent

Cet artiste qui pratiquera toutes les techniques de la peinture (gouache, pastel, aquarelle…) se fait portraitiste, peintre de paysages, de marines, natures mortes, compositions fantastiques. Il s’illustre aussi comme décorateur de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.

Il suit des cours à l’Académie Julian et l’académie Carrière.

En 1900, un jour dans le train, la conversation s’engage entre André Derain et un jeune homme également passionné de peinture : Maurice de Vlaminck. Dès le lendemain, les deux artistes plantent leurs chevalets côte à côte et satisfaits de leurs tableaux, décident de louer un atelier commun à Chatou. Ils resteront amis pour la vie.

Autodidacte, il fréquente beaucoup les musées et nourrit son esprit d’un grand nombre de lectures comme Zola, Nietzsche… Il commence à peindre ses premiers paysages.

Quelques rencontres auront sur lui une influence déterminante, tels que Matisse, Seurat, Van Gogh…

Et quand s’annonce le premier Salon d’automne en 1903, c’est Derain qui réalise l’affiche.

A l’occasion d’un séjour à Collioure chez Matisse en 1905, Derain définit le style qui lui donnera une notoriété. Ses  œuvres, aux dessins simplifiés et à la composition claire, sont parés de couleurs vives qui donnent à ce style le nom de « fauvisme ».

Cette mode audacieuse éclate au grand jour et fait scandale lors du 1er Salon d’automne en 1903.

Quand il découvre en 1906-1907 les « arts primitifs », il est bouleversé et en devient collectionneur.

Curieux et imaginatif, il s’intéresse aux arts décoratifs, céramique, bas-reliefs en bois, sculpture.


Vue de Cagnes en 1910


Autoportrait 1901

 

A partir de 1906, semble-t-il influencé par Paul Gauguin, il adoucit ses couleurs. Après sa rencontre avec Picasso, il paraît un temps suivre son style, mais il ne dépasse pas le stade du précubisme et après dix années de relations amicales, il rompt avec le grand maître du cubisme.

 

Touche-à tout inspiré par toutes les expressions artistiques

Ce touche-à-tout inspiré s’essaie aussi à la sculpture sur pierre.

Il illustre un livre de poésie de Guillaume Appollinaire « L’enchanteur pourrissant », en 1909 ainsi qu’une collection de poèmes de Max Jacob en 1912, puis en 1916, il réalise des illustrations pour le premier livre d’André Breton « Mont de Piété ».

Il s’intéresse aussi à l’imagerie populaire, aux mosaïques byzantines et à l’art roman

A partir de 1911, il renoue avec un style plus traditionnel et revient à l’art de la perspective et du clair-obscur.

Une fois démobilisé de la Grande Guerre, il se met à créer de nombreux décors et costumes de ballet, notamment pour les « Ballets russes ».

Sa notoriété grandit encore quand il reçoit en 1928, le prix Carnegie. Dès lors, il expose dans le monde entier.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Derain qui vit à Paris, est courtisé par les Allemands, comme symbole prestigieux de la culture française.

Avec Paul Belmondo, Maurice de Vlaminck, il se rend en visite officielle dans l’Allemagne nazie. Cette contribution à la propagande hitlérienne leur sera beaucoup reproché à la Libération.

Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et refuse la direction de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts.

Il termine son existence dans une solitude volontaire, retiré dans sa demeure de Chambourcy (Yvelines).

Un an avant son décès en 1954, il conçoit les décors du Barbier de Séville.

 

Artiste vif, imaginatif et voyageur

Avec son âme d’artiste, André Derain a un esprit aussi vif qu’imaginatif.

Sa nature très Gémeaux le porte à être un touche-à-tout, habile, curieux, voyageur, adaptable aux circonstances ce qui amène à qualifier de disparate, le style de l’ensemble de ses œuvres.

Son goût pour le contact dans un style démonstratif mêlé à son  grand besoin de liberté d’expression, l’amène à s’engager dans le 1er Salon d’automne qui fait scandale et signe la création du fauvisme.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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