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Pionnier de l’archéologie, il passe une grande partie de sa vie à ressusciter le monde celte.
Ce savant, qui est aussi un philanthrope, est devenu « lumière européenne de la recherche » inspirant les autres chercheurs.
Pour lui, une épitaphe : « il consacra ses travaux à la Gaule antique et sa vie à la France ».

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Joseph DECHELETTE
(Né Joseph Jean Marie Déchelette)

Né le 8 janvier 1862 à 8 heures du matin à Roanne Loire 42
Selon acte état-civil n°6

Décédé le 4 octobre 1914 à la guerre à Nouvron-Vingré Aisne 02

 

 

Intéressé et initié dès l’enfance par « les pierres qui ne sont pas comme les autres » !

Issu d’une lignée de négociants et fabricants de cotonnade roannais, son père qui est d’abord manufacturier, implante en 1873, les premiers métiers mécaniques.

Dès l’enfance, Joseph se passionne pour les pierres qui ne sont pas comme les autres. Initié très jeune à l’archéologie celtique par son oncle, il y consacre la majeure partie de sa vie. Cependant, il demeure un homme de son temps puisqu’en humaniste, il introduit les premiers avantages sociaux dans l’entreprise familiale et sacrifie sa vie à la défense de la Nation.

Après ses études, Joseph devient commis voyageur dans le textile et prospecte les pays méditerranéens pour l’entreprise familiale pour qui il travaille jusqu’en 1899.

Mais sa passion pour l’archéologie est intacte et pour découvrir les vestiges du passé, il rejoint deux sociétés locales, l’une à Autun (Société Eduenne) et la Diana, société historique du Forez à Montbrison qui sera son université à partir de 1884.

Il devient inspecteur pour la Société française d’archéologie, puis conservateur du musée de Roanne.

 

Délaissant l’entreprise familiale à 37 ans, il peut s’adonner totalement à sa passion pour l’archéologie

A partir de 1899, libéré des contraintes professionnelles, Joseph Déchelette se consacre exclusivement à l’écriture d’ouvrages ainsi qu’à ses recherches, en visitant pratiquement tout l’empire romain.

C’est ainsi qu’entre 1908 et 1914, il publie une œuvre considérable de 170 articles et son livre majeur qu’est le Manuel d’archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. Cet ouvrage remarquable est une magistrale synthèse qui est le fruit de quinze années d’un travail minutieux et approfondi. Il contient des idées réellement nouvelles et on le considère comme fondateur de l’archéologie moderne et scientifique.

Déchelette est considéré, dès lors, comme une éminence reconnue par des savants aussi prestigieux sur Camille Jullian ou Salomon Reinach.

Il hérite d’une importante bibliothèque et pour l’installer, il achète en 1896, l’ancien hôtel de Valence qui deviendra un véritable centre de documentation et d’information… léguée ensuite à la ville de Roanne par sa veuve.

 

Homme de l’histoire passée mais aussi présente, il part défendre sa Patrie au péril de sa vie

Mais voilà que survient la guerre de 1914 qui va mettre un terme prématuré à cette vie dédiée à la connaissance du passé de la France.

Officier de réserve, il est affecté sur sa demande aux services spéciaux susceptibles d’utiliser son don pour les langues (il en parle 7).

Il se porte volontaire pour accompagner un détachement dans l’Aisne. Mais, le 3 octobre 1914, atteint de deux éclats d’obus au côté gauche, il meurt le lendemain.

Le capitaine Déchelette entre dans la légende, pour son sens du devoir et du service à la Patrie.

Au-delà de son héroïsme patriote, il laisse la trace d’un scientifique rigoureux dénué de toute vanité. Il est fait pour explorer l’héritage des humains, jusque dans les menus détails quelles qu’en soient les difficultés et l’ampleur de la tâche, pourvu qu’il en découle une connaissance rendue pérenne par ses écrits détaillés.

 


Musée Déchelette à Roanne

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 

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