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Peintre, décorateur, photographe, inventeur du diorama, il perfectionne l’invention de Nicéphore Niépce. Il met au point un procédé photographique, le daguerréotype au succès international.

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Louis DAGUERRE

né Louis Jacques Mandé Daguerre le 18 novembre 1787 à Cormeilles-en-Parisis Val d’Oise 95
selon acte de baptême sans heure de naissance
AD95 en ligne – 3 E 51 10 – vue 43/143 – 1786-1792 – paroisse Saint-Martin de Cormeilles-en-Parisis

décédé le 10 juillet 1851 à Bry-sur-Marne Val-de-Marne 94

 

 

Son diorama incommode le curé de Bry-sur-Marne

La photographie naît de l’association de Daguerre avec Niépce

Niépce décédé, Daguerre se dit l’inventeur de la photographie

L’invention connaît un succès mondial et fait la fortune de Daguerre

Magicien, novateur, communicant

 

 

Son diorama incommode le curé de Bry-sur-Marne

Né d’un père huissier de baillage, Louis Daguerre est d’abord peintre avant de se consacrer au métier de décorateur de théâtre. A ce titre, il s’illustre par des tableaux remarquables notamment à l’Opéra. Il contribue à réaliser des panoramas qui sont des peintures de grandes dimensions restituant par le trompe-l’œil et des effets de perspectives, une impression de réalité.

Le succès lui arrive avec le diorama fait de grandes toiles translucides peintes en trompe-l’œil et dont les effets d’éclairage variés donnent au spectateur une illusion de réalité. Le diorama qu’il met en place en 1842 pour l’église de Bry-sur-Marne distrait tant les paroissiens dans leur pieuse méditation que le curé le cache sous un rideau. Restauré, il est de nouveau exposé dans l’église depuis 2013.

 

La photographie naît de l’association de Daguerre avec Niépce

Daguerre fait la connaissance de Nicéphore Niépce. Intéressé par ses travaux, il lui fait une première lettre en janvier 1826. Mondain, homme de théâtre, Daguerre le parisien impressionne l’inventeur provincial et bourguignon lors de leur première rencontre dans la capitale pendant l’été 1827.

Ils se mettent à correspondre. Niépce est réticent à montrer l’avancée de ses travaux qui débouchent sur les premières images stabilisées.

Mais par l’entregent d’une connaissance commune (Vincent Chevalier, ingénieur-opticien), Niépce et Daguerre signent un contrat d’association le 14 décembre 1829 à Châlons-sur-Saône, afin d’améliorer le procédé de Niépce par les perfectionnements apportés par Daguerre. Ce contrat stipule que l’invention, objet du traité est due à Joseph-Nicéphore Niépce.

 

Niépce décédé, Daguerre se dit l’inventeur de la photographie

Mais la mort subite de Niépce en 1833 laisse le champ libre à Daguerre qui pendant un temps se laisse attribuer le mérite principal de l’invention de la photographie.

De fait, il met au point entre 1833 et 1839 le procédé qui va faire découvrir au monde la photographie. Il le baptise Daguerréotype(*) sans que le nom de Niépce y soit associé.

(*) Le  daguerréotype (dispositif photographique pour fixer les images sur une plaque de cuivre argentée iodurée en surface) répandu dans le monde entier et aux applications importantes dans les domaines de l’art et de la science.

La contribution majeure de Daguerre au procédé de Niépce est de ramener à quelques dizaines de minutes le temps de pose qui durait plusieurs heures.

 

L’invention connaît un succès mondial et fait la fortune de Daguerre

Daguerre fait la démonstration de son invention à François Arago, homme politique et savant célèbre.

Ce dernier  émerveillé, perçoit si bien la portée considérable de cette découverte qu’il en fait une communication à l’Académie des Sciences le 7 janvier 1839. Quelques mois plus tard, sous l’instigation d’Arago, l’Etat acquiert le nouveau procédé contre une pension annuelle de 6.000 francs à Daguerre et de 4.000 francs à Isidore Niépce, fils et successeur de son père dans l’association formée avec Daguerre.

L’engouement du public est immédiat. Le Daguerréotype se répand en France, en Europe et dans le monde entier. Son succès dure une dizaine d’années et assure la fortune à Daguerre, avant d’être supplanté par d’autres procédés.

Avant sa mort, Daguerre a  exigé que sa sépulture porte l’inscription : Daguerre, Artiste Peintre, Chimiste, Inventeur de la photographie ». Ce qui fut fait.


Maison de Daguerre à Brie-sur-Marne

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Daguerre#/media/File:Bry_MaisonDaguerre_5529.jpg

 

Il faudra quelques années pour que la paternité de l’invention, confisquée un temps par Daguerre soit définitivement rendue à Niépce et cela grâce à l’action de Victor Fouque archiviste de Chalon-sur-Saône.

Le nom de Daguerre est inscrit sur la frise du premier étage de la Tour Eiffel.

En 1935, l’Union astronomique internationale a nommé Daguerre, un cratère de la Lune.


Daguerréotype

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_photographie#/media/File:Daguerreotipo.bw.jpg

 

 

Magicien, novateur, communicant

Malgré l’absence d’heure de naissance, on pourrait esquisser le caractère de Daguerre en trois mots : magicien, novateur, communicant.

Le goût de la magie allié à une imagination avant-gardiste donne toute sa mesure dans le spectacle et le spectaculaire. Aussi n’a-t-il pas hésité à se mettre sur le devant de scène et valoriser son seul travail, au décès de Niépce !

Daguerre curieux et intuitif, pressent toute la portée des travaux de Niépce : la photographie, un art propice à fouiller les mystères et à rendre extraordinaire, l’ordinaire de la vie.

Lui-même a la fibre alchimiste qui lui permet d’exceller dans le perfectionnement de l’invention de Niépce.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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