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Une étoile filante, originale et baroque, au firmament de la poésie…

 

Edouard Joachim dit

Tristan CORBIERE

né le 18 juillet 1845 à 18 heures
à Ploujean (près de Morlaix) Finistère 29
selon acte n°43

décédé le 1er mars 1875 à Morlaix Finistère 29

Un poète tourmenté, à l’œuvre unique et au talent reconnu post-mortem

 

La Poste vient de lui dédier un timbre, sorti en mars 2011

 

Maladif, il cesse ses études et mène une vie de marginal excentrique

Ce jeune homme, de santé fragile, traverse brièvement la vie puisqu’il décède avant ses 30 ans. A sa naissance son père a 52 ans tandis que sa mère n’en a que 19.

Mis en pension au lycée impérial de Saint Brieuc, il commence à souffrir d'un rhumatisme articulaire qui lui gâche et lui écourte la vie. Puis il va au lycée de Nantes où son oncle est médecin. Mais son état de santé l’oblige à cesser ses études. Dès lors, commence une vie de marginal avec quelques voyages et la lecture de Hugo, Baudelaire et Musset. Installé à Roscoff dans une maison de ses parents, les habitants le surnomment « l’Ankou » (spectre de la mort), en raison de sa maigreur et son allure disloquée. Il aime prendre la mer sur son bateau « Le  Négrier » (titre du plus célèbre roman de son père).

Il se montre excentrique, se déguisant, à l’occasion, en forçat, en femme ou en mendiant ou en se rasant les sourcils. Une autre fois, en voyage à Rome, il traîne un porc en laisse déguisé en évêque lors du carnaval auquel assiste le pape.

 

Poète malheureux, passionné par la mer, il publie son unique recueil de poèmes

Puis un jour, il rencontre une actrice parisienne qu’il surnomme « Marcelle », Amida Josefina Cuchiani qui devient sa muse.

Il remplace ses prénoms d’état-civil par celui plus évocateur de Tristan (pour TRISTE EN CORPS BIERE) et c’est sous ce nom que paraît, en 1873, son unique recueil de poèmes, à compte d’auteur, « Les Amours Jaunes ». Ce recueil passe inaperçu et c’est Verlaine qui le révèle au public en 1883 dans un chapitre de son essai « Les Poètes maudits ». Puis d’autres auteurs comme Huysmans, Bloy, Mallarmé, contribuent à le faire connaître du public.

Tristan rêve d’être marin et aime la mer comme un fou même s’il ne peut courir les mers.

La mort l’emporte au terme d’une brève vie de maladie, de solitude, d’amour malheureux. Il faut attendre des années avant que son talent soit mis en lumière.

Sa poésie est originale par sa forme et ses thèmes. Il utilise la caricature, l’image volontairement crue et le style heurté où il semble se moquer de la vie et de lui-même.

 

 

Tristan Corbière


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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