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Cette religieuse qui sait guérir avec les mains, est nommée « La Rhabilleuse de Grandrif ». Elle reçoit pendant un demi-siècle éclopés et malades.
Un pharmacien suit sa méthode qui sera baptisée en kinésithérapie, méthode Moneyron.

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Marie CHABRY devenue Sœur GERARD

Née le 14 décembre 1877 à 22h à Saint-Georges-de-Mons Puy-de-Dôme 63
Selon acte n° 35 – AD 63 en ligne – 6 E 36 917 – 1863-1895 – vue 126/267

Décédée le 7 juillet 1960 à Lamontgie Puy-de-Dôme 63

 

 

Entrée au noviciat à 18 ans, elle devient Sœur Gérard en 1899

On vient de loin pour consulter la Sœur de Grandrif

au caractère bien trempé au service des éclopés et miséreux

 

 

Entrée au noviciat à 18 ans, elle devient Sœur Gérard en 1899

Cinquième enfant d’un couple d’agriculteurs, Marie entre au noviciat des Sœurs de Notre-Dame à Lamontgie en 1895. Elle prononce ses vœux en 1899 et prend le nom de Sœur Gérard.

Elle a 33 ans en 1910, quand elle arrive au Couvent de Grandrif, une grande bâtisse qui tient lieu d’école libre sous la conduite de religieuses. Dans les deux classes se pressent les enfants de la commune qui compte alors plus de 1.000 habitants.

Sœur Gérard y exerce déjà son don de rebouteuse, rhabilleuse, guérisseuse…

Et pour recevoir ceux qui viennent se faire triturer muscles et articulations, une annexe est construite près du couvent. Dans la salle d’attente, il reste les béquilles de ceux qui repartent tellement soulagés qu’ils n’en ont plus besoin. L’autre pièce meublée d’une table et d’une chaise est  « le théâtre des miracles » de la bonne sœur.

Là, Sœur Gérard va pratiquer son art pendant plus de quarante années, avant de rejoindre en 1950 le couvent de Lamontgie où elle continuera son sacerdoce auprès de ses contemporains jusqu’à sa mort en 1960.

 

On vient de loin pour consulter la Sœur de Grandrif

Sans formation, sans connaissance de l’anatomie, mais grâce à un extraordinaire doigté, elle devient une légende vivante dans toute l’Auvergne. Les paysans de la commune lui amènent aussi les animaux, moutons, chèvres… qui se sont démis une patte.

On vient de très loin pour consulter la Sœur de Grandrif, au point qu’en 1929, une ligne d’autobus dessert la commune deux fois par jour. Selon le souvenir d’anciens, certains patients trop heureux d’avoir recouvré la santé sous les doigts de la religieuse allaient si bien arroser leur guérison dans l’un des nombreux bistrots du village qu’ils en oubliaient de reprendre le car.

Sœur Gérard consulte tous ceux qui sonnent à sa porte, sans répit et sans repos, au point qu’elle en est parfois exténuée. Elle n’a jamais enseigné. Les religieuses de Grandrif mènent une vie simple, partageant les repas, la culture du potager et quelques plantes médicinales bien utiles.

Dans les années 1940, un jeune apothicaire ambertois, Jean Moneyron impressionné par le doigté de la religieuse, devient son élève. Il se met à pratiquer dans son officine puis bientôt renonce à la pharmacie pour devenir Kinésithérapeute et se consacrer uniquement à cet art.

On parle alors de « méthode Moneyron ». Ainsi s’est transmis le don de Sœur Gérard ?

L’école libre de Grandrif ferme ses portes en 1958 et devient une colonie de vacances pour les enfants du Montbrisonnais.

 

A la mémoire de Sœur Gérard,
Ange de charité et vivante image de la Providence
Paroisse de Grandrif
1910-1950

Plaque apposée à l’église de Grandrif.

 

 

 

Au caractère bien trempé au service des éclopés et miséreux

Déterminée, endurante, avec une âme de servante, tels pourraient être les grands traits caractéristiques de Sœur Gérard.

La Vierge et le Capricorne conjugués lui donnent ces atouts de terrienne à la fois généreuse et inspirée.

Solide dans son corps et dans son esprit, jamais rebutée par les difficultés, les anciens se souviennent de son « caractère bien trempé », empreint d’une rudesse.

Au fond, elle est une grande humaniste qui se dévoue sans compter et sans gloriole, au service des éclopés et malades.

Par l’influence forte d’Uranus, son art est original, d’avant-garde, dédié au bien humain, et exercé avec autonomie et selon son libre-arbitre.

A travers de la méthode dite « Moneyron » c’est le don de guérisseuse de Sœur Gérard divinement inspirée qui se perpétue encore aujourd’hui.

Source documentaire et photos :
http://www.grandrif.org/public/files/SOEUR-GERARD001.pdf
http://orthopractie.free.fr/Pro/FR_historique.htm

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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