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Il est un, parmi les Poilus partis combattre en 1914 au Chemin des Dames (Aisne). Tombé au combat, il est porté disparu et retrouvé… près d’un siècle plus tard.
A la mémoire des milliers de soldats jamais retrouvés sur les champs de bataille de 1914-1918.

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Gustave BOUGAULT
(Gustave Octave Bougault)

Né le 15 novembre 1884 à 3 heures du matin à Piffonds Yonne 89
Source : acte n° 17 AD89 en ligne

Décédé le 2 novembre 1914 au nord-est du village de Soupir Aisne 02

 

 

Mobilisé le 3 août 1914, en tant que sapeur-mineur au 1er régiment du Génie, Gustave Bougault se trouve avec la 138e brigade d’infanterie.

Ils sont dans une forêt de l’Aisne, au flanc du Chemin des Dames, ce plateau calcaire qui a vu passer des cohortes d’envahisseurs depuis les armées de Jules César. Mais cette terre picarde conservera le souvenir indélébile de la Grande Guerre qui va faire, ici, près de 300 000 morts et des milliers de disparus.

Les troupes françaises subissent des bombardements intenses d’artillerie lourde. Les attaques allemandes redoublent de violence dans un fracas assourdissant, des gerbes de terres, des éclats… En cette nuit du 1er au 2 novembre 1914, sous le feu des obus, Gustave disparaît ; il fait partie des 1258 soldats de la brigade, disparus ce jour-là.

Gustave allait avoir 30 ans.

Quand il naît le 15 novembre 1884, il est l’enfant naturel de Marie-Eugénie Bougault âgée de 17 ans. La déclaration de naissance est faite par le grand-père paternel Jean-Louis Bougault, cultivateur.

Gustave exerce le métier de charron à Piffonds avant de s’installer en 1910 à Saint-Valérien. Il se marie le 14 juin 1910 avec Hélène Sabard.

 

Sa dépouille retrouvée en 2013, grâce à un cueilleur de champignons.

Gustave Bougault aurait pu demeurer incognito, enfoui dans le sol picard, si par un curieux hasard, le maire de Braye-en-Laonnois n’avait eu la bonne idée de partir aux morilles.

En effet, Gérard Dagry sexagénaire décide, en ce dimanche 21 avril 2013, de profiter du temps doux et ensoleillé pour aller cueillir des champignons.

Au pied d’un talus, il aperçoit une lanière de cuir dépassant du tapis de feuilles. Avec un bout de branche, il gratte la terre meuble et découvre ce qu’il devine être une côte humaine.

La gendarmerie est prévenue ainsi que l’Office national des anciens combattants. La fouille du sol permet de trouver deux gourdes, un gobelet, une gamelle, un fusil, des cartouchières, un canif, une cuillère, des boucles, des boîtes de conserve, une pelle-bêche.

Il s’agit bien de l’équipement d’un soldat français de la Grande Guerre.

On retrouve ses fémurs mais pas sa tête. Pour autant, il demeure un inconnu.

Deux semaines plus tard, grâce à un détecteur de métaux, la plaque militaire est retrouvée et permet de déchiffrer son nom : Bougault Gustave.

Désormais identifié, ce poilu repose dans une sépulture individuelle au cimetière militaire d’Oeuilly (Aisne),…  99 ans après sa mort.

 

"Ne demandons pas à Dieu pourquoi de tels hommes devaient mourir à la guerre...
Laissez-nous plutôt remercier Dieu que de tels hommes aient vécus..."
Général George S. Patton

 

 

Sources documentaires :
http://www.pelerin.com/Un-patrimoine-pour-demain/La-Grande-Guerre-a-l-aube-du-centenaire/Sur-la-piste-du-soldat-Gustave
et  http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv

 

 

 

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