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La Bande à Bonnot

 


Préambule - L'histoire - Les membres de la bande - Louis LEPINE - Anatole DEIBLER


 

Louis LEPINE
"préfet de Police"

 

LEPINE Louis Jean-Baptiste

Né le 6 août 1846 à 3 h à Lyon 69

Décédé le 9 novembre 1933 à Paris

Retrouvez l'acte sur les Archives Départementales Françaises en ligne

 

Avocat, il quitte la magistrature pour une brillante carrière administrative à partir de 1877. Préfet de l’Indre (1885-88), secrétaire Général de la Préfecture de Police (1888-91), préfet de la Loire (1891-93), puis de la Seine et Oise (1893), il finit sa carrière comme Préfet de Police de Paris de 1893 à 1913 sauf entre octobre 1897 et Juin 1899 où il est Gouverneur général de l’Algérie.

 

On lui doit de nombreuses réglementations : fluviales, de circulation, des “hirondelles” (brigades cyclistes).

Nommé Préfet de Police de la capitale le 11 juillet 1893, il ne perd pas de temps puisqu’il institue par ordonnance du 14 août 1893, le « certificat de capacité » à la conduite de véhicule à moteur mécanique. Il était urgent de réglementer la circulation automobile à Paris. Ce règlement pour la région parisienne est riche de 35 articles et notamment limite la vitesse à 20 km/h en rase campagne et à 12 km/h en agglomération. Il a une portée considérable puisqu’il sert d’exemple pour généraliser, ensuite, le premier code de la route  applicable à tous les départements par décret du 10 mars 1899.

L’article 32 de ce décret prévoit même le retrait de ce certificat de capacité après deux contraventions dans l’année !

Organisateur énergique à l’âme de précurseur, Louis Lépine a occupé plusieurs postes de sous-préfet dont Montbrison du 24 mars 1879 au 30 mars 1881. Etape décisive dans sa carrière, puisqu’il y rencontre Marie Dulac héritière d’une riche famille de la ville. En l’épousant, le 31 mai 1880, il devient ainsi propriétaire par alliance du château et de la porte fortifiée de la commune de Sauvain (Loire).

Il est à l’origine de nombreuses réalisations :

-         modernisation de la police par la création des brigades cyclistes (« hirondelles ») pour l’efficacité des policiers

-         réglementation de la circulation automobile et certificat de capacité à la conduite automobile

-         à partir de 1901, exposition annuelle destinées aux inventeurs et fabricants français (concours Lépine)

Il a lié son nom et son action à de nombreux évènements parisiens :

-         exposition universelle de 1889 avec l’inauguration de la Tour Eiffel,

-         Fort Chabrol,

-         Manifestations du 1er mai et celles pour le repos hebdomadaire

-         Inventaires suite à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat,

-         Inondation de 1910,

-         Vol de la Joconde,

-         La bande à Bonnot en 1912, (Lépine présent lors de l’assaut de Choisy le Roi, où Bonnot sera abattu).

De décembre 1911 à mai 1912, les anarchistes de la “bande à Bonnot”, les “bandits en auto” écrivent une nouvelle page de l’histoire du crime. Le sous-chef de la sûreté Louis-François Jouin trouve la mort à Ivry, tué par Bonnot qui réussit à s’échapper. Le 28 avril 1912, à Choisy le Roi, Bonnot est repéré, avec ses hommes. Louis Lépine arrive et prend la direction des opérations, Jules Bonnot est tué, et le mois suivant le même sort est réservé à ses complices Vallet et Guérin à Nogent sur Marne. A la suite de cette affaire, il réclame plus de téléphones, crée les brigades mobiles de quartier.

Louis Lépine prononce un discours lors des funérailles de Monsieur Jouin.

 

Par lettre du 27 mars 1913, Lépine demande au ministre de l’Intérieur sa mise à la retraite.

Clémenceau dira de lui « C’est un homme brave et un brave homme ».

Il a marqué l’histoire de la IIIe République : il sera l’homme le plus médaillé de France.

 

Sources bibliographiques :

- ouvrage “Circulez ! ” sur L. Lépine de Paris à Sauvain publication du Musée de la Fourme et des traditions populaires à Sauvain Loire

- Etat-civil : “Le Cadran” n°27  2/96  p.8 (P. Petitalot)