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Grand capitaine d’industrie, passionné de voile,
génial inventeur des objets jetables, il est baptisé « prince de l’éphémère » …

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Le baron BICH
(Marcel Louis Michel Antoine BICH)

né le 29 juillet 1914 à 12h30 à Turin Italie
(selon Cadran n°9 P. Petitalot)

décédé le 30 mai 1994 à Neuilly sur Seine Hauts de Seine 92


photo :
http://www.s9.com/Biography/Bich-Marcel-Baron

 

 

Son fameux stylo à bille, sorti en 1950, a un succès mondial et lance le concept du jetable !

Il se nomme BICH avec un « B » comme « Bic » le célèbre stylo bille, un « B » comme bateau, lui le passionné de voile qui initie la Coupe de l’América modernisée, un « B » comme briquet jetable inventé en 1975.

Né baron puisque fils de baron, son père Aimé étant de la noblesse savoyarde du 19e siècle, il commence sa carrière dans une entreprise d’articles de bureau. A la Libération, un ancien collègue lui vend sa fabrique de stylos et il s’associe avec Edouard Buffard . Quelques années plus tard, suite à sa première idée de génie, il lance la pointe Bic en 1950. En cela, il perfectionne l’invention datant de 1938, d’un Hongrois Lazlo Biro dont il rachète le brevet.

Cette « plume » révolutionnaire,  « le Bic cristal » jetable après usage et vendue à un prix dérisoire, lance le concept du jetable ! Et l’entreprise Bic devient leader mondial des stylos à bille.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Bic_20050710.png

 

Personnifié par le petit bonhomme noir à la grosse tête, ce stylo connaît un rapide succès : de 10 000 à 250 000 vendus par jour, trois ans plus tard. Depuis le Bic a fait le tour du monde. En 1994, ce sont 15 millions de stylos vendus par jour dans 160 pays ! Et plus de 100 milliards sur les cinq continents depuis 1950.


http://www.securinginnovation.com/2008/09/articles/patents/blawg-review-179/
 

En 1971, arrivent le briquet jetable suivi en 1976 du rasoir jetable

En 1971, selon le même principe, il lance le briquet jetable. Là aussi, il s’agit d’une invention antérieure due à Jean Inglessi, inventeur de la bouteille à gaz à usage domestique en 1934, et inventeur de la marque Primagaz.

Comme pour le stylo à bille, il s’agit du premier briquet non rechargeable. D’autres marques (Cricket, Feudor…) suivront cette trace. Là aussi, le succès est fulgurant puisque dès 1974, 290 000 briquets Bic sont vendus chaque jour dans le monde ! Ce chiffre est doublé l’année suivante.

Connu pour être une « machine à idées », il lance en 1976 le rasoir jetable. Toutefois, le baron Bic a la main moins heureuse dans les dernières années avec l’achat de Dim, des crayons Comté, la haute couture de Guy Laroche ou le parfum jetable. Ces initiatives coûtent beaucoup d’argent au groupe sans véritable nouveauté.

Malgré l’entrée en bourse de sa société en 1972, Marcel Bich réussit à conserver le contrôle de sa société. Très attaché au capitalisme familial, il associe à ses affaires, la plupart de ses onze enfants. Il désigne son fils cadet Bruno comme successeur en 1992.

Personnage plutôt secret, le baron Bich est un atypique dans le monde des affaires. Disant n’aimer ni les banquiers, ni les fonctionnaires, ni les journalistes, son fils Bruno raconte qu’il n’a jamais eu un déjeuner ou un dîner d’affaires, les repas, c’était avec la famille.

Les recettes de son succès sont révolutionnaires pour l’époque : l’intuition, la publicité à grande échelle et la production de masse.

Savoir surfer sur la vague est la définition que cet amoureux de voile donne de l’intuition. Il est d’ailleurs un des personnages marquant de la Coupe de l’América.

livre écrit par son épouse Laurence Bich
 

Un frère du baron Bich en Forez, pendant la Seconde Guerre…

Gonzalve Bich, le plus jeune frère de Marcel, éloigné de la région parisienne tourmentée par la guerre, a séjourné quelques temps en Forez. Elève de l’Ecole d’Agriculture logée, à l’époque, dans les locaux de l’Ecole Normale à Montbrison (Loire), il en a suivi la première promotion (une dizaine d’élèves).

A l’époque, personne ne songe à faire un lien de parenté avec le père du stylo « Bic » puisque la société Bic n’a été lancée qu’au début des années cinquante.

Gonzalve Bich sera, ensuite, directeur commercial de cette firme, pendant de nombreuses années.

 

 


(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

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