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Ardent militant de la cause du peuple, imprimeur, devenu député, il est l’un des militants fondateurs de la République avec Blanqui et Barbès…

 

Martin BERNARD

né le 17 septembre 1808 à 14 heures à Montbrison Loire 42
selon acte n°123 (source AD42 en ligne)

décédé à Paris le 22 10 1883 à Paris

 

 

Apprenti imprimeur devenu ardent militant républicain

Il est le fils cadet de Charles Bernard, imprimeur à Montbrison. C’est pour parfaire son apprentissage du métier qu’il monte à Paris, en 1826. Là, il ne tarde pas se convertir aux idées républicaines et s’affilie à la Société des Droits de l’Homme en 1830. Il se bat sur les barricades lors de l’explosion sociale (« Trois Glorieuses ») de juillet 1830.

L’année suivante Martin découvre les idées de Saint-Simon puis de Pierre Leroux auxquelles il adhère. En 1833, il participe à une grève des imprimeurs parisiens. Un an plus tard, il publie un article dans la Revue républicaine « Sur les moyens de faire descendre la République dans l’atelier ». En 1837, il fonde avec Blanqui et Barbès, les organisations républicaines secrètes dites des familles et des saisons.

Les 12 et 13 mai 1839, il participe à l’insurrection dite des Saisons qui fait une cinquantaine de morts et plus de 200 blessés, après deux jours de sanglants combats. Les meneurs Blanqui, Barbès et Bernard sont arrêtés et lors du jugement, Martin refuse de se défendre en déclarant « Vous êtes mes ennemis, vous n'êtes pas mes juges. »

 

 

A l’issue de 9 ans de prison, il est élu député en 1849,
puis suivent 10 années d’exil jusqu’à la chute de l’Empire en 1860

Condamné à la déportation, il subit une captivité très dure dans l’ancienne forteresse abbatiale du Mont-Saint-Michel transformée en prison. Puis, à partir de 1844, il est transféré à la prison de Doullens et libéré le 25 février 1848, à la faveur de la Révolution qui réclame la proclamation de la République.

Libéré par la révolution de février 1848, il est nommé Commissaire général du gouvernement provisoire dans les départements de l’Ardèche, Haute-Loire, Loire et Rhône. En fait, il administre la métropole lyonnaise qui est au bord de la guerre civile en ce temps de révolte des Canuts.

Elu à l’Assemblée constituante en avril 1848 et à l’Assemblée législative en mai 1849, son mandat est écourté car il fait partie des 120 députés appelant à prendre les armes pour défendre la République. Après l’échec de cette tentative insurrectionnelle, il échappe à l’arrestation en s’exilant en Belgique, Angleterre, Pays-Bas et Suisse. C’est le début d’un exil éprouvant : 10 années pendant lesquelles il reprend son métier d’ouvrier imprimeur ou subsiste en donnant des leçons de français.

 

Elu député de la Seine en 1871, il milite pour instaurer une République véritable

Amnistié en  1860, il rentre en France et ne retrouve un rôle politique qu’en 1871, après la chute de l’Empire et la proclamation de la République. Les Parisiens le désignent député de la Seine.

Ainsi sa vie durant, il ne cesse de lutter pour ses frères prolétaires et pour l’instauration d’une république véritable.

Il meurt en  1883 après une fin de vie difficile voire misérable.

Martin Bernard, par son courage désintéressé et son exemple, est représentatif d’une génération fondatrice de la tradition républicaine.

En son hommage la rue de sa maison natale à Montbrison porte son nom. Les communes de La Ricamarie, Sury-le-Comtal, La Garenne-Colombes, le 13e arrondissement de Paris… ont également baptisé une voie à son nom.


(avec l'aimable autorisation de Michel Sciau)

 

 

Martin BERNARD

 
(
Logiciel AUREAS AstroPC Paris)


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