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Pour avoir été le premier à décrire en 1906 les caractéristiques de la maladie qui porte son nom, ce psychiatre, neurologue et chercheur allemand, passe à la postérité.

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Aloïs ALZHEIMER

Né le 14 juin 1864 à 4h à Marktbreit (Bavière) Allemagne
Selon données fichier Astropc Auréas

 Décédé le 19 décembre 1915 à Wroclaw (Pologne)

 

 

Médecin pour les maladies mentales dès l’âge de 24 ans…

Et devenu l’assistant d’Emil Kraepelin fondateur de la psychiatrie scientifique moderne…

Son étude sur Auguste Deter est déterminante pour identifier cette démence

Ses observations sont confirmées à plusieurs reprises

Aloïs Alzheimer, un Gémeaux bien typé au service de la science

 

 

Médecin pour les maladies mentales dès l’âge de 24 ans…

Plus d’un siècle après la présentation de ses premiers travaux de recherches, son nom fait désormais partie du langage courant pour identifier, cette maladie caractérisée par la dégénérescence cérébrale.

Fils d’un notaire de Markbreit en Bavière, après des études secondaires, il se forme à la médecine à Berlin, Tübingen et Wurtzbourg.

Marié à Cecile en 1894, de leur couple naîtront 3 enfants entre 1895 et 1900.

A l’âge de 24 ans, en décembre 1888, il est nommé médecin à l’Asile municipal pour les maladies mentales et les épileptiques de Francfort-sur-le-Main où il participe à des études sur l’anatomie normale et pathologique du cortex cérébral qui débouchent sur la publication de six volumes de 1904 à 1918.

 

Et devenu l’assistant d’Emil Kraepelin fondateur de la psychiatrie scientifique moderne…

Le psychiatre allemand Emil Kraepelin, considéré comme le fondateur de la psychiatrie scientifique moderne devient un de ses mentors.

Alois Alzheimer, après avoir été son assistant, suit ce médecin à l’hôpital de Munich en 1903 où il intègre son équipe de chercheurs au sein de la clinique psychiatrique. Et en 1910, c’est cet illustre psychiatre Kraepelin – devenu responsable de la chaire de psychiatrie à Munich - qui propose de désigner ce type de démence par le nom de son collègue.

Le Dr Alzheimer devient membre de la société d’hygiène raciale, fondée en 1905 mais ce concept qui consiste à soigner une race plutôt qu’un individu a été par la suite invalidé et condamné par les instances internationales dans la seconde moitié du 20e siècle.

 

En 1908, il fonde l’école de neuropathologie de Munich puis devient professeur de psychiatrie et directeur d’un établissement à Breslau en 1912.

 


Auguste Deter (1902)

 

Son étude sur Auguste Deter est déterminante pour identifier cette démence

Quand le 25 novembre 1901, Auguste Dieter âgée de 51 ans et atteinte de démence, est admise à l’hôpital de Francfort, le Dr Alzheimer suit cette malade. Cette étude et l’autopsie cérébrale permettront une avancée décisive de la connaissance de cette pathologie.

Alors que le mari d’Auguste envisage de la transférer vers un établissement moins onéreux, Alois Alzheimer négocie son maintien à l’hôpital de Francfort en échange de la possibilité de réaliser l’autopsie cérébrale à Munich après le décès de cette patiente qui intervient le 8 avril 1906.

L’autopsie révèle les anomalies qui deviendront caractéristiques de cette maladie : plaques amyloïdes et dégénérescence neurofibrillaire.

Et quand Alois Alzheimer décrit pour la première fois les symptômes de cette maladie le 3 novembre 1906 lors de la 37e conférence des psychiatres allemands du Sud-ouest à Tübingen, son auditoire affiche une étonnante indifférence face à ce scoop, plus impatients semble-t-il de la lecture suivante sur la masturbation compulsive.

 

Ses observations sont confirmées à plusieurs reprises

Les années suivantes d’autres médecins après nouvelle étude du cerveau d’Auguste Deter confirme cette découverte d’Alois Alzheimer qui publie un second cas identique Johann F. en 1911.

Dans les années 1990, pour répondre à des critiques formulées sur les cas de ces deux malades, une nouvelle analyse publiée en 1998 confirme que ces patients était bien atteints de ce qui est maintenant appelé une maladie d’Alzheimer                                      

Tombé malade en août 1912, Alois Alzheimer décède de complications rénales et cardiaques à l’âge de 51 ans le 19 décembre 1915.

 

 

Aloïs Alzheimer, un Gémeaux bien typé au service de la science

Doublement marqué par les Gémeaux, Aloïs Alzheimer en a la curiosité aigüe pour étudier, comprendre, passer ses observations par l’intellect.

Et par l’effet d’une maison XII bien remplie, il n’a de cesse de trouver des explications rationnelles à une observation des plus complexes, en travaillant à la manière d’un chercheur de laboratoire  avec une incomparable habileté.

Les obstacles et la difficulté des travaux, loin de le rebuter, stimulent au contraire son énergie et son avidité de savoir.

Par l’effet d’un Uranus piqué sur l’ascendant Gémeaux, ce médecin psychiatre est tout naturellement porté à étudier ce qui ne s’est jamais fait, à tracer avant les autres un chemin utile pour le devenir humain, à son idée et en toute indépendance.

Observer, décrire et comprendre ce qui se passe dans le cerveau humain sied bien à l’esprit Gémeaux inégalable pour sa vivacité intellectuelle et son incomparable adaptabilité.

Et pour faire bonne mesure, l’influence marquée des signes d’air vient renforcer cette tendance.

Aloïs Alzheimer est une belle illustration de ce qu’un Gémeaux peut faire au service de la science et de l’humain.

 


Tombe d’Alois Alzheimer au cimetière principal de Francfort.

 

 


(Logiciel AUREAS AstroPC Paris)

 


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